lundi, 20 janvier 2014 22:43

Clôture de la 2ème édition du Festival international des films des droits de l’homme (FIFIDHO) : Un cadre de promotion des droits humains à travers le cinéma

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Hotungo Ouro GueladjoDu 11 au 17 janvier dernier, s’est déroulée au centre culturel franco-nigérien Jean Rouch, (CCFN/JR), la 2ème édition du Festival international des films des droits de l’homme (FIFIDHO). La clôture du festival est intervenue, vendredi dernier, au CCFN/JR.


Cette année, le thème central du festival est : « La femme, force motrice du développement ». Accueillant le festival pour sa deuxième édition, le directeur du CCFN/JR, M. Pierre  Jullien a félicité le directeur du festival, M. Beidari Yacouba, qui est parvenu, grâce à sa persévérance à la réussite du festival. Dans la même lancée, en procédant à la   clôture officielle du FIFIDHO, le Secrétaire général du Ministère de la Culture, des Arts et Loisirs, M. Maï Moustapha Fernand a indiqué que le Ministère de la culture est heureux de cette initiative. A travers le centre national de la cinématographie, a-t-il ajouté, le Ministère ne peut qu’accompagner cette dynamique. « Je saisis l’occasion pour féliciter la communauté cinématographique pour les prix et trophées rapportés au pays en 2013. Je souhaite qu’en 2014, on ait plus de moisson» a indiqué M. Maï Moustapha Fernand.    
La clôture de cette édition a été l’occasion pour les organisateurs du FIFIDHO d’une part de décerner des témoignages de satisfaction à différents acteurs ayant accompagné le festival, et d’autre part, de gratifier le public d’un film de fiction de très bonne facture. « One love » est le titre de ce film réalisé par Rick Elgood et Don Letts.
Pour ce qui est des témoignages officiels de satisfaction, ils ont été décernés au Directeur général du Centre national de la cinématographie du Niger, M. Ali Damba, à l’ambassadeur Moussa Sangaré, à Mme Mariama Keita, au Directeur général de l’IFITIC, M. Khamed Abdoulaye qui a saisi l’occasion pour insister sur la création d’un festival qui intégrera la plupart de nos richesses. En effet, selon ses explications, l’IFTIC détient plus de 1900 films que l’Institut peut se faire le plaisir de mettre à la disposition des festivals.
Pour revenir au film de clôture du FIFIDHO, « One love » est une histoire d’amour, d’intrigues et pleine d’humour. Kassa, un musicien jamaïcain, rencontre Serena, chanteuse de gospel, lors d'un concours de musique se déroulant à Kingston. Il en tombe amoureux. Le père de la jeune femme, pasteur à ses heures, l'empêche de voir Kassa souhaitant par la même occasion la marier avec l'un des membres actifs de l'église. Celui-ci, très jaloux de la nouvelle fréquentation de sa fiancée, va fomenter des pièges afin de briser l’amour naissant.
Mais si la cérémonie de clôture du festival avec le film de Rick Elgood et Don Letts a été palpitante, elle n’en demeure pas moins avec celle de l’ouverture. En effet, elle a été marquée de très belle manière par le film « Awa, le prix d’une erreur » du réalisateur nigérien Harouna Coulibaly. Fruit d’une coproduction Niger-Mali en 2012, le film illustre la maturité de notre cinéma. Awa, la fille unique de l’imam du village de Magaria est orientée au lycée de la capitale du pays. Là, elle fera face aux difficultés de sa nouvelle vie de lycéenne en ville. Aux études, aux travaux domestiques, il faut adjoindre les charmes sournois de la capitale. Awa pourra t- elle résister ? Comme à son habitude, Harouna Coulibaly n’est pas allé de main morte pour  dégager une certaine intrigue de ce film adapté de sa pièce théâtrale « Barira », premier prix national de la littérature au Niger en 1992.

 M. S. Abandé Moctar

 

21 janvier 2014
Pubié le 21 janvier 2014
Source : http://lesahel.org/

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Dernière modification le lundi, 20 janvier 2014 23:27