vendredi, 21 mars 2014 13:58

L’Organisation Internationale de la Francophonie, une machine bien huilée

Évaluer cet élément
(0 Votes)

Le Secrétaire général de la Francophonie est le plus haut responsable de l’OIF. Abdou Diouf a été élu à ce poste par le Sommet de la Francophonie en 2002 à Beyrouth (Liban), puis réélu en 2006 par le Sommet de Bucarest (Roumanie). Un troisième mandat de trois ans lui a été confié en 2010 par les Chefs d’État et de gouvernement réunis au Sommet de Montreux (Suisse). Le Secrétaire général nomme un administrateur chargé d’exécuter et de gérer la coopération.


L’OIF est placée sous l’autorité de 3 instances politiques: Le Sommet, l’instance suprême de la Francophonie qui se réunit tous les deux ans ; la Conférence ministérielle de la Francophonie (CMF) et le Conseil permanent de la Francophonie (CPF). L’OIF compte plusieurs directions de programme ou d’appui. Elle dispose de 4 représentations permanentes à Addis-Abeba, auprès de l’Union Africaine et de la Commission économique de l’Afrique de l’ONU ; à Bruxelles, auprès de l’Union Européenne ; à New York et à Genève, auprès des Nations Unies. Elle a également 4 bureaux régionaux à Lomé (Togo) pour l’Afrique de l’Ouest ; à Libreville (Gabon) pour l’Afrique Centrale et l’Océan Indien ; à Hanoï (Vietnam) pour la zone Asie-Pacifique ; et à Port-au-Prince (Haïti) pour la zone Caraïbes ; et une antenne régionale à Bucarest (Roumanie) pour l’Europe centrale et orientale.
En 2010, le budget de l’OIF s’élevait à 81 millions d’euros, dont les deux-tiers consacrés à la mise en œuvre des programmes. Les recettes sont principalement constituées par des contributions statutaires et par d’autres, volontaires, qui abondent le Fonds multilatéral unique (FMU), l’outil par lequel la Francophonie finance ses actions de coopération.
L’OIF, ce sont aussi des femmes et des hommes : plus de 300 employés travaillant à pied d’œuvre au siège, à Paris, ou dans les unités hors-siège.
L’OIF agit en synergie avec l’Assemblée parlementaire de la Francophonie (APF), les quatre opérateurs spécialisés des Sommets que sont l’Agence Universitaire de la Francophonie (AUF), TV5, l’Association Internationale des Maires Francophones (AIMF), l’Université Senghor d’Alexandrie ; ainsi qu’avec les deux Conférences ministérielles permanentes : la Conférence des ministres de l’Education nationale (CONFEMEN) et la Conférence des ministres de la Jeunesse et des Sports (CONFEJES).
Elle s’appuie, toujours davantage, sur les organisations de la société civile. Le Secrétaire général de la Francophonie convoque tous les deux ans une Conférence francophone des organisations internationales non gouvernementales (OING). En 2012, on compte 67 OING et autres organismes de la société civile accréditées auprès des instances de la Francophonie. Elles sont consultées et associées dans la mise en œuvre de certains programmes de l’OIF.
L’OIF a conclu des accords de coopération avec de nombreuses organisations internationales ou régionales (Nations Unies, Union Européenne, Union Africaine, etc.).
L’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) se bat depuis plusieurs années pour renforcer l’utilisation du français dans la vie internationale face à l’hégémonisme de l’anglais, devenu la langue universelle non seulement du monde des affaires mais aussi de la diplomatie.
Pour l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), qui a décidé à son sommet de Québec en 2008 de faire du français et du rattrapage linguistique sa priorité, il s’agit de renforcer ce lien qui unit les Etats et gouvernements membres et associés, et observateurs répartis sur les cinq continents – et qui sont rassemblés autour du partage d’une langue commune parlée par 200 millions de personnes. Il s’agit aussi d’étendre cette influence au-delà de la frontière anglophone-francophone en Europe, en Afrique et jusqu’en Chine, au nom de la diversité culturelle. Même le Japon, les Emirats Arabes Unis et les pays du Golfe en général, s’intéressent à une coopération avec la Francophonie au nom de la solidarité.
Le projet de relance du français en Afrique date quant à lui de 2005. Il vise à renforcer le français au sein de la Commission de l’Union Africaine, de l’Autorité intergouvernementale pour le développement ; de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), du Marché Commun d’Afrique Orientale et Australe (COMESA) et de la Communauté de Développement d’Afrique Australe (SADC), ainsi que du secrétariat des ACP à Bruxelles. La majorité de ces organisations ont leur siège dans des pays non francophones: Ethiopie, Nigeria, Zambie, Botswana. La Francophonie travaille aussi avec une dizaine de ministères des Affaires Etrangères, dont celui d’Afrique du Sud qui a demandé, depuis le début, une véritable coopération en la matière et a fait du chinois et du français deux langues étrangères à apprendre.

 

Oumarou Moussa

 

21 mars 2014
Publié le 21 mars 2014
Source : http://lesahel.org/

{module 583}

 

 

 

Dernière modification le samedi, 22 mars 2014 00:21