mercredi, 04 juin 2014 07:55

Zinder/Culture : Affluence des jeunes dans les Centres de lecture et d’animation culturelle

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Les régions de Zinder et de Maradi ont été dotées, en 1991, de douze Centres de Lecture et d’Animation Culturelle (CLAC)  par l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) dont sept implantés à Maradi, précisément à Tessaoua, Madarounfa, Mahayi, Dakoro, Guidan Roumdji, Tibiri et Aguié et cinq dans la région de Zinder, précisement à Matamèye, Magaria, Mirriah, Tanout et Gouré.


Ces Centres ont  ainsi été  crées pour promouvoir le programme de lecture publique en milieu rural, selon le Coordonnateur Régional du CLAC basé à Zinder, M. Gambo Chégou, qui indique par ailleurs que l’OIF alloue chaque année un budget de douze (12) Millions de FCFA pour assurer leur entretien, le suivi des activités.
Ces Centres sont régulièrement pourvus de journaux internationaux dont Jeune-Afrique, Amina et plusieurs titres nationaux dont le FLIC, la Griffe, Sahel-Dimanche, la Roue de l’Histoire pour permettre aux Nigériens installés en zone rurale de suivre de près l’actualité d’ici et d’ailleurs. Il existe en leur sein neuf (9) types de  jeux pour offrir aux jeunes des connaissances sur leur nature et leur pratique dont le jeu de pétanque, le Scrabble, le Monopoli, le jeu de Dame ,le jeu d’échec, le Kapla (destiné aux enfants), le Boggle (jeu des chiffres et des lettres),le ruming club et le Dili.
En outre, des postes téléviseurs et antennes paraboliques ont été installés pour que les Nigériens des campagnes accèdent à l’information en même temps que ceux des centres urbains et pouvoir également suivre les émissions diffusées par les chaines nationales et internationales de télévision. L’objectif majeur recherché à travers la fréquentation des Centres  est ‘’d’amener les jeunes et les adultes à prendre goût à  la lecture. Dans les régions de Maradi et Zinder, on assiste à une affluence des jeunes dans les CLACS, se félicite le Coordonnateur Régional qui ajoute que la performance d’un CLAC se limite à l’enregistrement de 1000 abonnés par an.
L’année dernière, seuls deux à trois CLACS n’ont pas pu accueillir 1000 abonnés. Plutôt 600 à 800 adhérents. ‘’Quand un CLAC est performant, il lui est attribué des appareils de sonorisation de dernière génération et des projecteurs. Les Communes de Tibiri et Mirriah en ont bénéficié l’année dernière a précisé M. Gambo Chégou pour offrir l’occasion à ces Centres de les utiliser pour engranger des recettes et  assurer leur  bon fonctionnement.
Quand on respecte une certaine logique, a-t-il dit, ces derniers sont placés sous la tutelle des Communes qui sont censées leur accorder des appuis conséquents pour promouvoir leur pérennisation. Cet appui, reconnaît le Coordonnateur Régional des CLACS est insignifiant .Le seul pas positif  franchi est celui de la Commune de Tibiri (Maradi) qui a construit un bâtiment pour accueillir les activités du CLAC.
Le CLAC de Matamèye qui a été dévasté en 2010 par un incendie a été reconstruit sur fonds de l’Etat à hauteur de 15 Millions de FCFA. L’OIF de son côté a financé le renouvellement de son équipement. Le CLAC dans sa mission essentielle est un outil de  développement communautaire où toutes les couches sociales des populations sont en mesure de trouver leur compte, c'est-à-dire du paysan aux cadres du développement rural. Les bibliothèques des CLACS sont pourvues en documents de tous genres , produits  aussi bien en langues nationales qu’en Français.
Les professeurs de Sciences Naturelles et de Géographie  viennent aux Centres avec leurs élèves pour s’inspirer de certaines commodités (squelettes) pour dispenser leurs cours et examiner des cartes du monde. La politique actuelle de l’OIF est de ‘’réhabiliter toutes les bibliothèques de lecture publique et d’animation et d’installer d’autres CLACS dans les autres Communes du Niger.
En attendant l’aboutissement de ce projet, le Coordonnateur Régional du CLAC pour les régions de Zinder et Maradi en appelle  à l’engagement et au dynamisme des Maires élus afin qu’ils participent au développement des activités de ces Centres qui s’inscrivent dans l’épanouissement de leurs populations dans la durée. Le seul réconfort à mettre à l’actif des entités de proximité se trouve être la prise en charge dans la rémunération des animateurs des CLACS.
L’OIF met à la disposition des CLACS six mois de fonctionnement durant l’année. le souhait est de voir l’Etat intervenir pour doter ces centres de lecture des ressources susceptibles de couvrir quatre autres mois de l’année pour joindre l’utile à l’agréable, a précisé M. Gambo Chégou.

Siddo Yacouba, ANP-ONEP/Zinder

04 juin 2014
Publié le 04 juin 2014
Source : Le Sahel

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Dernière modification le mercredi, 04 juin 2014 09:33