mardi, 15 juillet 2014 08:06

Niamey/Projection de deux films au CCFN/JR : La problématique du mariage précoce et ou forcé

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Dans le cadre de la célébration de la Journée Mondiale de la Population placée sous le thème « Investir dans la jeunesse », le Fonds des Nations-Unies pour la Population (UNFPA)  a organisé vendredi dernier, une série de manifestations dont  la projection de deux films au Centre Culturel Franco Nigérien Jean Rouch (CCFN/JR) sur la thématique du mariage précoce. C’était en présence de la Présidente de la Haute Cours de Justice, de la représentante de l’UNFPA, de la Directrice Associée d’OXFAM, des représentants des Organisations Internationales, ceux des structures du cadre de concertation et de plusieurs invités.   


Les deux films projetés sont ‘’Les noces de Fatima’’ du réalisateur M. Jaloud Zaïnou Tangui et ‘’Celles qui disent non’’ de Iban Colon Vinerta. Le premier film traite de l’indifférence autour d’un fait divers dans une communauté (le mariage d’une fillette de 12 ans) Fatimata en prise de conscience que toute la société est complice, si elle ne fait rien pour aider toutes les petites du Niger à réaliser leurs aspirations. Quant au second film «Celles qui disent Non », il montre la réalité du Niger d’aujourd’hui avec d’un côté des adolescentes qui disent NON à la souffrance des mariages forcés, et qui cherchent à aller à l’école pour s’offrir un meilleur avenir, et de l’autre côté, leurs parents qui veulent continuer la tradition de décider pour leurs filles afin de les protéger contre une hypothétique grossesse hors mariage, et préserver ainsi  l’harmonie familiale.


Pour la représentante résidente de l’UNFPA au Niger, ces deux films s’inscrivent parfaitement dans le cadre des actions de l’UNFPA et des priorités du Gouvernement du Niger pour une jeunesse en bonne santé, éduquée et épanouie. ‘’Ces deux films, explique Mme Monique Clesca, parlent d’un drame  que vivent la majorité des adolescentes, catégorie importante de la jeunesse du Niger, drame qui d’une certaine manière leur prive de la jouissance de leurs droits de choisir ce qu’elles veulent et les pousse à devenir des femmes sans leur consentement et au risque de leur vie’’. La représentante de l’UNFPA a ainsi salué les talents de deux réalisateurs : M. Jaloud Zaïnou Tangui et Iban Colon Vinerta.


Pour le Secrétaire exécutif du Cadre de concertation, la jeunesse représente un moment favorable pour la formation, l’apprentissage, de même que pour l’engagement.  En effet poursuit-il, c’est à cette période de la vie que les jeunes sont marqués par une volonté de changement ; des idéaux forts et des ambitions certaines quant à leur avenir et celui du monde dans lequel ils vivent. M. Alzouma Traoré de rappeler le poids de cette catégorie dans la population nigérienne ainsi que l’a révélé le dernier recensement général de la population, qui a ressorti que les jeunes représentent plus de la moitié de la population. ‘’Cela s’explique par le fait que cette jeunesse se caractérise par une fécondité précoce et élevée qui, si rien n’est fait, pourrait annihiler tous les efforts entrepris pour maîtriser la croissance démographique et par là même constituer une barrière importante  pour le développement et la croissance économique du pays’’ a dit le Secrétaire exécutif du Cadre de concertation. Il a enfin félicité et encouragé toutes les actrices et tous les acteurs pour leur engagement dans la lutte contre toutes les formes de violences faites aux femmes et aux enfants au Niger.

Hamma Wakasso Aïchatou

15 juillet 2014
Publié le 15 juillet
Source : http://lesahel.org/
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