mardi, 16 décembre 2014 22:46

4ème et dernière nuit des compétitions du festival de ballets et danse de création et d’inspiration : Le public une fois encore égayé par les artistes

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Bitti HareyDepuis le début  des compétitions de la première édition du festival de ballets et danses de création et d’inspiration, la Maison des Jeunes et de la Culture (MJC)  Garba Loga  de Dosso ne désemplit pas. Au 4ème et dernier jour des compétitions, les gradins étaient encore pleins comme un  œuf, et le spectacle était aussi au rendez-vous.

 


Plusieurs artistes et groupes musicaux se sont succédés sur les planches de la maison de la MJC Garba Loga de Dosso pour réchauffer le public avant même le début des compétitions. La troupe de la région de Tillabéri avec la célèbre danse ‘‘Bitti haray’’, a ouvert l’animation avec sa prestation très applaudie. Ensuite, tel père tel fils, l’héritier de Garba Loga le grand artiste dont la MJC de Dosso porte le nom, est monté sur scène pour reprendre le titre fétiche  «Amine ya rabbi» qui avait  révélé son défunt père. Une prestation très bien appréciée par le public qui à  son tour, a gratifié le jeune artiste par des applaudissements et aussi par des billets de banque. Puis,  la région d’Agadez avec sa danse au rythme du  tendé,  et  les chorégraphies avec la troupe Sukabé, le groupe Gabero, ont été servies au public.

Les compétitions ont commencé avec le ballet de  la région de Dosso. Le titre de l’œuvre, « Intronisation du 1er Roi du Dendi», rappelle  l’histoire de Gaya  dont les premiers habitants sont les Tchanga venus du Nigeria et les songhaïs descendants d’Askia Nouhou arrivés du Mali, et le pacte qui les unit. Selon, cette histoire, le pacte fait des Tchanga les propriétaires des terres et maitres des lieux ; les songhaïs farouches guerriers assurant la sécurité. Telle fut l’entente pour une vie de quiétude qui vit  l’intronisation de Chamsou Béri 1er Roi du Dendi.  C’est cette histoire que le public a découvert sur scène, à travers  chants et danses, dans un décor purement traditionnel.
ballets Dosso 2014 2La deuxième œuvre en compétition était la danse de création et d’inspiration de la région d’Agadez, dont le thème « Matan Karkara » ou femmes rurales, évoque cette  vie qui n’est pas de tout repos que mènent  les femmes dans les villages. A travers des sons et gestes, la danse d’inspiration traditionnelle présentée par Agadez   relate ainsi les souffrances des femmes rurales qui pratiquent les travaux champêtres, la recherche d’eau, du bois de chauffe. La danse met en scène le supplice de ces femmes au moment des récoltes avec « bassussa » une chenille qui au moindre contact, provoque des démangeaisons à se gratter jusqu’à s’arracher la peau.

ballets Dosso 2014 1La région de Zinder a fait son entrée en  ballet avec « Jiima» ou tannage, qui est une pratique sociale datant de la nuit des temps. Le ballet s’inspire de cet héritage ancestral transmis de génération en génération  et qui faisait de Zinder, une ville où  les gens venaient de Maradi, Kano au Nigeria pour travailler la peau, ce qui selon l’histoire donnait lieu à des réjouissances populaires. C’est ce pan de l’histoire sociale et économique de cette région que le public a redécouvert sur scène, en chants et danses dans un décor qui rappelle les tanneries traditionnelles, et les fêtes populaires.

La région de Maradi a clos le spectacle de la soirée et aussi les compétitions de la 1ère  édition du  festival de ballets et danse de création et d’inspiration avec son œuvre au goût de l’actualité intitulée «Niger Mun Samu lahiya». Ce spectacle de danse de création et d’inspiration présenté au public,  parle de la contribution de l’initiative 3N « les Nigériens nourrissent les Nigériens», du Président de la République. C’est cette œuvre que le public a apprécié avant de quitter la MJC Garba Loga, qui devrait s’animer à nouveau la nuit prochaine avec  la proclamation par le jury  des résultats des compétions  de cette 1ère édition de ballets et danse de création et d’inspiration que  Dosso abrite  désormais.  

 Souley Moutari, envoyé spécial


17 décembre 2014
Source : Le Sahel

 

 

Dernière modification le mercredi, 17 décembre 2014 14:07