vendredi, 08 juillet 2016 12:26

Les populations de Maradi ont célébré la fin du Ramadan par le traditionnel ‘’Hawan Kaho’’ : Le Rodéo à la nigérienne

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Hawan Kaho Niger 2016Les populations de Maradi ont célébré la fin du Ramadan par le traditionnel ‘’Hawan Kaho’’.

Cette année encore les populations de Maradi ont vibré la veille de la fête de Ramadan à une tradition bien ancrée dans les us et coutumes de la région. Il s’agit du spectacle dénommé ‘’Hawan Kaho’’ une sorte de rodéo à la nigérienne. Pratiqué depuis la nuit des temps par les bouchers, le ‘’Hawan Kaho’’ consiste a attiré un taureau vers soi à travers de grands gestes des mains et bras en vue de l’affronter et de pouvoir monter sur ces cornes. Un exercice dangereux qui demande beaucoup de savoir et de savoir-être de la part de son pratiquant mais surtout une préparation mystique et de sacrifice.

Ce spectacle qui attire beaucoup de foule se déroule chaque fois à la devanture du palais royal du Katsina car c’est le sultan en personne une fois informée de l’arrivée des acteurs qui donne le coup d’envoi. Pendant des heures les bouchers défient les taureaux. Certains arrivent à monter sur les cornes de l’animal avec en prime des manœuvres et manipulations à couper le souffle sous les applaudissements nourris des spectateurs qui savourent bien l’exploit ainsi réalisé. Par contre d’autres échouent dans leurs tentatives malgré tout ils ont droit aux acclamations du public qui salue ainsi leur bravoure car l’exercice en dépit de son caractère périlleux est avant ludique et distractif.

 

Au terme du spectacle, les taureaux sont égorgés et la viande distribuée aux notables. En guise de reconnaissance le sultan du Katsina offre au chef des bouchers deux boubous dont un noir et un blanc, un turban noir et un cheval.

Cependant force est de constater que le ‘’Hawan Kaho’’ comme bien d’autres traditions ancestrales perd du terrain et de son lustre à cause de la modernisation. En effet, cette tradition, identité de la région du Katsina et du Gobir manque de plus en plus de relève et si rien n’est fait elle tend à disparaitre faute de pratiquant et même d’organisateurs et d’encadreurs des acteurs.

 

Aux héritiers et dépositaires de ce patrimoine culturel de la région de Maradi d’œuvrer pour préserver, sauvegarder et continuer à perpétuer cette tradition, pan important de la culture du Katsina et du Gobir.

08 juillet 2016
Source : http://Nigerdiaspora.Net/

Dernière modification le lundi, 18 juillet 2016 05:10