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Ouverture officielle de la 25ème édition du Fespaco : C’est parti pour la course à l’étalon d’or de Yennega

Sogha-Niger-ouverture-fespaco-2017.jpgLe Clap d’ouverture de la 25ème édition du Festival Panafricain du Cinéma et de la Télévision de Ouagadougou (Fespaco) a été donné par le président du Faso, Sem Roch Marc Christian Kaboré dans l’après-midi du 25 février au stade municipal de Ouagadougou. Placé sous le thème "Formation et métiers du cinéma et de l’audiovisuel’’, l’édition 2017 du festival met à l'honneur la Côte d'Ivoire, pays invité d’honneur. Ce pays qui marque sa présence à ce Fespaco avec une délégation de plus de 300 personnes a offert à ceux qui ont fait le déplacement du stade municipal de Ouaga, un concert Live avec la star ivoirienne du reggae, Alpha Blondy.

Comme à son habitude, depuis 1972, année où le Fespaco est devenu biennale, la ville de Ouagadougou renoue pour une dizaine de jours avec cette ambiance festivalière, qui lui imprime un rythme particulier. Ougadougou, capitale du 7ème art africain, s’anime particulièrement sur l’avenue Kwamé Nkruma, aux sièges du Fespaco, du MICA, à la place de la nation, cette année avec le village « Akwaba », des projections de films dans les salles de cinéma, des colloques, des formations, des expositions, ou encore à la maison du peuple, avec la rue marchande, etc. La cérémonie d’ouverture du Fespaco 2017 a été très festive. En lever de rideau, il y’a eu la prestation de la chanteuse Awa Cissao, puis avant la montée sur scène d’Alpha Blondy, le groupe Sogha du Niger, Dicko Fils, le rappeur Smokey, Sana Bob… vont passer sur la scène du stade municipal de Ouaga qui a fait le plein.

Au chapitre des discours, il y a eu d’abord l’intervention du maire de Ouagadougou, qui a souhaité aux festivaliers la bienvenue dans la capitale du cinéma africain. M. Armand Roland Bewendé a réaffirmé le soutien de la ville au Fespaco dont elle est le premier partenaire, avant d’appeler à un renouveau du cinéma africain. Le président du Comité national d’organisation de l’événement, M. Stanilas Meda a relevé quant à lui, les efforts déployés pour assurer un bon déroulement de cette 25ème édition du Fespaco, couplée au Marché International du Cinéma et de la Télévision Africains (MICA) qui est à sa 18ème édition. Le Fespaco, a-t-il déclaré, « est un cadre d’expression de la fraternité ». Cette année, a-t-il précisé plus de 161 films sont programmés, et 105 sont en compétition, dont une vingtaine de long métrage pour le prestigieux Etalon d’or de Yennenga.  

Le ministre de la Culture de la Cote d’Ivoire, pays invité d’honneur de l’édition 2017 M. Kouakou Maurice Bandama, a également pris la parole pour remercier le comité d’organisation et les autorités burkinabè pour cette invitation qui renforce les relations entre leurs peuples. La Côte D’Ivoire marque sa présence à ce Fespaco avec une délégation forte de plus de 300 personnes. Le ministre burkinabé de la Culture, des arts et du tourisme M. Tahirou Barry, applaudi lors de son entrée particulière sur la scène, (il a couru de la tribune officielle jusqu’au pupitre) a

prononcé un discours d’ouverture assez engagé. Il a rappelé quelques moments de lutte de «libération» du peuple Burkinabè, avec des références au père de la révolution, le capitaine Thomas Sankara, et récemment le mouvement d’octobre 2014 qui a fait tomber le régime de Blaise Compaoré, le tombeur de Sankara. Pour M. Tahirou Barry cette 25ème édition du Fespaco doit être celle de «la vérité et du sursaut ». Aussi, il a invité les différents acteurs du monde du cinéma à mettre l’accent sur «la flexion, la formation pour le développement de l’industrie du cinéma en Afrique, surtout à l’ère de la technologie». Dans ce contexte de mondialisation, les cinéastes africains doivent se professionnaliser et faire des «films africains, au risque de perdre les repères», estime M. Barry.  

Après ces interventions, le président de la République du Faso, Sem Roch Marc Christian Kaboré a donné le clap d’ouverture de cette 25ème édition du Fespaco. Les festivités ont continué avec un spectacle d’équitation, servi avec art par les cavaliers du Faso. Puis le moment tant attendu, le concert «live» de la star ivoirienne du reggae, Alpha Blondy a clôturé en beauté les festivités d’ouverture du Fespaco. Artiste qui s’est révélé au monde il y a plus de 35 ans avec l’album "Brigadier Sabari» en 1982, Alpha Blondy âgé aujourd’hui de 64 ans, n’a rien perdu de son «magnétisme» sur scène.

Souley Moutari,

envoyé spécial(onep)

27 février 2017
Source : http://lesahel.org/

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Culture