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Préparatifs du 18 décembre Tahoua Sakola : Maradi a choisi ses ambassadeurs dans le domaine de la culture

Hadin Kaye Maigari Troupe MaradiAprès la tenue des éliminatoires communales et départementales, les représentants des huit départements de la région et ceux de la commune de Maradi devaient se retrouver à la maison des jeunes et de la culture Bawa Dan Wardanga de Maradi pour désigner les représentants de la région à la fête du 18 décembre 2017 Tahoua Sakola. Les disciplines en compétition sont le chant, le sketch, le dessin, la peinture, la sculpture et la musique moderne.

Dans la catégorie des groupes musicaux, il n’y avait que Maradi et Madarounfa en compétition. Et sans surprise c’est l’orchestre super gaskiya de Maradi commune qui s’est adjugé la première place. Mais en chant, le suspens était total après la présentation des œuvres, parmi lesquelles deux ont particulièrement retenu l’attention du public et des jurés. Il s’agit des chants de Mayahi et de Maradi commune. La très célèbre troupe « Hadin Kay » du grand compositeur Maigari a dû franchement s’employer pour l’emporter face à son challenger du jour. Et c’est sur des détails que le jury a pu les départager. Le département de Mayahi, particulièrement actif, a d’ailleurs pris sa revanche en sketch et en peinture, deux disciplines dans lesquelles Mayahi aura l’insigne honneur de représenter la région de Maradi.  

A noter que ces éliminatoires de la fête tournante du 18 décembre sont couplées à celles de la semaine nationale de l’expression de la parenté à plaisanterie qui aura lieu à Niamey. Au sortir de ces éliminatoires, la région de Maradi a pu choisir ses illustres représentants à ces deux grands rendez-vous culturels. Et la qualité des œuvres présentées devant un public venu nombreux et des officiels conduits par Karimoun Soumana, le secrétaire général du gouvernorat de Maradi, laisse augurer de belles perspectives de médailles pour nos représentants.

En procédant à la proclamation des résultats, les membres du jury ont relevé que les œuvres présentées sont de haute facture, ce qui a rendu leur tâche plus difficile. C’est la preuve que Maradi est un vivier culturel renfermant des potentialités inestimables qui n’attendent qu’à être exploitées. La mise en valeur de ce riche patrimoine permettrait sans doute à notre pays de s’affirmer davantage au plan international dans le domaine de la culture.

A l’heure de la mise en œuvre de la renaissance culturelle dans notre pays, la valorisation de notre riche patrimoine culturel est une piste crédible pour distinguer les valeurs du progrès des antivaleurs qui annihilent les efforts de développement. Après tout, l’arbre peut-il grandir sans enfoncer ses racines dans la terre nourricière ?

Garba Boureyma

29 novembre 2017
Source : La Nation

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Culture