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Fespaco 2019/« Ma belle-mère Ma Coépouse » : La vie mouvementée d’une mégère

« Ma belle-mère Ma Coépouse » : La vie mouvementée d’une mégèreSorti en 2018, « Ma belle-mère Ma Coépouse », 75 mn du réalisateur nigérien Moussa Hamadou Djingarey, était en projection panorama au FESPACO 2019. 
Tourné à Agadez, ville du nord Niger, « Ma belle-mère Ma Coépouse » porte sur la vie d'un jeune couple, Raicha une femme touarègue de 25 ans, mariée à Hamada, un instituteur d’une autre ethnie. La vie paisible que mène ce couple sera mise à rude épreuve par Agaïsha, la mère de Hamada qui, obnubilée par ses préjugés contraint son fils à mettre fin à ses relations avec Raicha.

Le couple a dû recourir à un simulacre de divorce avec la complicité malicieuse d’Aghali, le mari de la mère de Hamada. Le stratagème comporte un arrangement qui fait de Raicha la seconde épouse d’Aghali. La vieille femme, confrontée au casse-tête de la vie polygamique avec son ex belle fille comme coépouse, est d’un comique hilarant. Cette belle-fille s’amuse à agacer la vieille Agaisha avec ses coquetteries et cette dernière s’efforce de les contrer maladroitement…A la fin, la mère de Hamada constatera que sa coépouse n'est rien d'autre que l'ex-femme de son fils. La vieille finit par craquer, suppliant la jeune Raicha de divorcer et de reprendre son mari Hamada, jurant même de veiller à la tranquillité de leur couple.

La morale qui se dégage du film est une leçon à l’intention de ces nombreuses belles-mères mégères. C’est du moins ce que pense le réalisateur.

Avec « Ma belle-mère Ma Coépouse » le réalisateur Moussa Hamadou Djingarey semble opérer un changement de registre dans ses fictions. Comparativement à «Hassia, amour ou châtiment » ou « Le pagne » dans lesquels le réalisateur est sur des sujets qui évoquent surtout la souffrance, causée par le mariage précoce et forcé, le viol et leurs conséquences, ce dernier film est plutôt amusant, même si on y retrouve des thèmes des films précédents : le mariage, la femme, la famille, la tradition, la religion.

Le réalisateur nigérien met également en lumière la vieille ville d'Agadez. Il filme admirablement cette ville dont certains quartiers sont inscrits au patrimoine mondial de l'UNESCO.

Son casting avec des acteurs que l’on voit à l’écran pour la première fois, Aboubacar Hamma, Mariama Boukari, Djamila Almoctar, Bachir Djibo   est une réussite.  

Souley Moutari Envoyé spécial(onep)

06 mars 2018
Source : http://www.lesahel.org/

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Culture