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Asusu-SiegeAnnoncé en soldat infaillible pour redresser, paraît-il, la banque de microfinance ASUSU, Amadou Bachir, qui n’a rien pourtant d’un financier, semble dans le pétrin, empêtré dans une situation qui se complique davantage à cause de son pilotage à vue. Depuis quatre mois qu’il est là, il ne s’est signalé que dans de mauvais registres, passant le plus clair de son temps, soit à s’octroyer des avantages, soit à régler des comptes, soient-ils fictifs et sans valeur ajoutée à sa mission. Au contraire ! Car, l’ami Bachir ne s’est pas contenté de se loger à la bonne enseigne en se signant, lui-même, son contrat. Il s’est également débarrassé de tous les cadres valables, affectant certains à des tâches qui ne correspondent en rien à leurs compétences, dans des agences, loin du siège, mettant d’autres en congé obligatoire, manifestement pour le même objectif : faire ce qui l’intéresse sans témoins gênants. Et il y a de quoi s’inquiéter pour la banque de microfinance qui pourrait disparaître, une fois pour toute, sous les coups de boutoir de l’administrateur provisoire. Les méthodes et les décisions d’Amadou Bachir inquiètrent au point où des observateurs avisés se demandent s’il est arrivé à ASUSU pour une mission de redresseezment ou plutôt pour une mission de liquidation. Les faits sont plus qu’inquiétants. Malgré la pression des autorités de tutelle pour que les mêmes sociétés qui ont été obligées de réclamer en même temps leurs dépôts à terme (DAT), en l’occurrence la SOPAMIN, la SONIDEP et la LONANI, la confiance ne semble pas être de mise. De même, des banques primaires à qui Amadou Bachir a demandé des prêts, avec la caution, là aussi forcée, des mêmes sociétés, seule la SONIBANK a accepté de fermer les yeux sur les risques majeurs de crédit. Mais elle n’a donné que 300 millions sur les 500 demandés. Or, les 300 millions consentis par la Sonibankn’ont pas été utilisés pour un plan financier de redressement quelconque, mais engloutis dans le fonctionnement, aggravant la situation financière de l’institution. Amadou Bachir a fait également recouvrer quelques 400 millions de créance, pratiquement volatilisés aussitôt, les clients n’ayant plus confiance pour garder leur argent à ASUSU. Dès qu’il y a la moindre rentrée de fonds, ils abondent aux guichets pour retirer le maximum de leurs dépôts. Si ce phénomène peut expliquer la dissipation des 400 millions de dettes recouvrées, il en est autrement pour les 300 millions de francs CFA de la SONIBANK.

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