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Réunion entre une délégation du FMI et le gouvernement : Echanges sur les progrès réalisés par le Niger et les défis de développement

Réunion entre une délégation du FMI et le gouvernement : Echanges sur les progrès réalisés par le Niger et les défis de développement  En visite de travail au Niger, le Directeur du Département Afrique du Fonds monétaire international, M. Abebe Aemro Selassie, le Chef de mission M. Cheikh Gueye et l'administrateur du Niger au FMI M. Daouda Sembene ont eu des échanges à Niamey avec les membres du gouvernement sur les progrès réalisés par le Niger, la mise en oeuvre des réformes et les défis du développement. Accompagnés par le ministre des finances et du représentant résident du FMI au Niger Ntamatungiro Joseph, les membres de la mission ont été reçus en audience le 10 juin dernier par le Premier ministre SE Brigi Rafini à son cabinet, avant d’avoir une réunion de travail élargie aux membres du gouvernement.

La réunion entre les membres du gouvernement et la délégation du FMI s’est déroulée sous la présidence du Premier ministre SE Brigi Rafini. La rencontre a été une occasion pour des échanges très ouverts sur les progrès réalisés par le Niger en matière de reformes des finances publiques, de leurs mises en œuvre, et sur les efforts à poursuivre en vue de relever les défis de développement. Introduisant la réunion, le Premier ministre Brigi Rafini a félicité le nouveau Directeur du Département Afrique du FMI M. Abebe Aemro Selassie, pour la mission qui lui a été confiée avec sa nomination à ce poste et l’a remercié d’avoir choisi le Niger pour un de ses premiers déplacements. « À travers cette mission vous êtes appelé à collaborer étroitement avec l’ensemble des dirigeants de la région Afrique afin de contribuer à la résolution des problèmes auxquels notre continent est confronté en matière de gestion de finances publiques, notamment la gestion de la dette. Le gouvernement par ma voie vous remercie pour ce déplacement sur le Niger pour qu’ensemble nous nous accordions sur une feuille de route claire pour la mise en œuvre de notre programme avec le fond », a déclaré le Premier ministre.

Aussi, avec la collaboration du FMI, M. Brigi Rafini a réaffirmé le ferme engagement du gouvernement à faire face aux défis et enjeux liés au programme initié afin d’accroitre l’efficacité de la mise en œuvre des reformes et assurer en permanence la stabilité du cadre macro économique du Niger. Le Chef du gouvernement a évoqué l’aspect concernant le suivi de la mise en œuvre des reformes et stratégies à moyen terme de gestion de la dette publique. À ce sujet, il a insisté afin que le FMI s’investisse particulièrement dans l’exécution du plan d’apurement des arriérés du Niger. « Je suis convaincu que le FMI s’attache à faire en sorte que notre pays dispose de la marge de manœuvre budgétaire dont il a besoin pour mettre en œuvre de manière satisfaisante le programme présidentiel dit "de renaissance acte 2" notamment en ce qui concerne les domaines prioritaires comme les infrastructures, la sécurité, l’éducation, et la santé », a tenu à souligner le Premier ministre, car a-t-il ajouté, les efforts pour la sécurité et la lutte contre la pauvreté doivent continuer, malgré les difficultés de la période et la rigueur budgétaire qu’impose la situation.

Aussi, il a réaffirmé l’engagement du gouvernement à persévérer à faire face aux enjeux de la gestion macro-économique au sens le plus large, à promouvoir la stabilité du cadre macro-économique qui est la condition sine qua non d’une croissance durable. Dans cette démarche, les conseils et le soutien permanent du FMI sont nécessaires, tant pour les activités du gouvernement en matière de prêt que pour l’efficacité de la mise en œuvre des reformes engagées, a dit le premier ministre. Les actions vont ainsi être renforcées sur les reformes et la mise en œuvre de la stratégie de gestion de la dette. « En matière de gestion de la dette publique, l’objectif premier du gouvernement est d’atteindre le portefeuille le plus adéquat possible et qui tienne compte des contraintes et des réalités du Niger », a déclaré SE Brigi Rafini.

Le Directeur du Département Afrique du Fond monétaire international, a plutôt apprécié la situation du Niger et les efforts en ce qui concerne les reformes «Généralement quand je vais dans les pays, c’est pour délivrer des messages difficiles, mais concernant le Niger, je suis là pour célébrer avec vous les progrès que nous avons réalisés ensemble, mais aussi constater les défis que nous allons relever », a dit M. Abebe Aemro Selassie. Il a assuré également les autorités nigériennes de sa disponibilité à recueillir leur proposition et de l’accompagnement nécessaire pour faire face ensemble aux défis qui se posent. L’administrateur du Niger au FMI, M. Daouda Sembène a réaffirmé également la disponibilité de l’équipe à écouter, recueillir les propositions qui seront remontées à Washington.

Pour le ministre des finances, M. Hassoumi Massoudou, la présence du Directeur du Département Afrique du Fond monétaire international au Niger, qui est le deuxième pays qu’il visite après le Nigéria juste après sa nomination, dénote d’un signe de bonne volonté du FMI à accompagner et appuyer le pays compte tenu de sa résilience. Le ministre des Finances M. Massoudou Hassoumi a rappelé que le programme du FMI se charge de la surveillance des pays du monde, et l’accord que le Niger a signé récemment avec l’Institution, impose une discipline en matière de gestion et constitue un « label de qualité », qui va également permettre à l’ensemble des autres bailleurs de fonds multilatéraux, bilatéraux, de faire plus confiance au pays et de l’accompagner pour son développement. « Il est important d’avoir cet accord avec le FMI», a relevé M. Massoudou Hassoumi.

Le programme dans lequel le Niger est engagé comporte trois aspects qui sont la maitrise des dépenses ; l’augmentation des recettes, ce qui est déjà perceptible et les reformes qui sont engagées au niveau des finances publiques, et celles sectorielles. « Mais ce qui est recherché surtout avec toutes ces reformes, c’est in fine, une croissance plus solide, plus équilibrée, une capacité pour investir dans les domaines sociaux, des infrastructures » a souligné le ministre des   Finances.    

Souley Moutari(onep)

12 juin 2017
Source : http://lesahel.org

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