Forfait Albarka

3ème édition de l'atelier de validation de la revue des Perspectives Fiscales Africaines (PFA) : Aider les pays africains à développer des régimes fiscaux domestiques efficaces et efficients

Le ministre des Finances, M. Hassoumi Massoudou, a présidé, hier à Niamey, l'ouverture de la troisième édition de l'atelier de validation de la revue des Perspectives Fiscales Africaines (PFA) relatif au Forum sur l'Administration Fiscale Africaine (ATAF). Ledit forum s'est fixé pour objectif principal, d'aider les pays africains à développer des régimes fiscaux domestiques efficaces et efficients. Ces assises sont organisées en collaboration avec la Direction Générale des Impôts et regroupent des participants venus de plusieurs pays de l'Afrique Australe et Centrale, en plus de ceux de la région ouest africaine.
La 1ère Edition du Forum sur l'Administration Fiscale Africaine a enregistré 15 pays membres, la 2ème édition a comptabilisé 21 pays, tandis que cette 3èmeédition réunit 26 pays. L'objectif visé à travers le présent atelier est de mettre en place un cadre solide d'indicateurs significatifs qui permettra de comparer, d'évaluer et d'améliorer le comportement des impôts et des taxes en termes de gestion et de recouvrement. Il est aussi question d'évoquer les préceptes d'accroissement de la performance dans la mobilisation des recettes au sein des pays membres du Forum sur l'Administration Fiscale Africaine. Ainsi, quatre (4) jours durant, il sera présenté entre autres le projet de plan de rédaction du projet African Tax Outlook (ATO) 2016 aux Directeurs de la Recherche des Etats membres. Aussi, des observations seront recueillies sur les statistiques descriptives et les tendances préliminaires, sans compter qu'il sera approuvé les indicateurs, et validé les données et les résultats.


Dans son intervention à l'ouverture des travaux, le ministre des Finances a, de prime abord, relevé que la revue ''Perspectives Fiscales Africaines'' est née de la nécessité de rendre disponibles des données statistiques et analyses fiscales relatives aux Administrations fiscales africaines, ce, en vue d'améliorer l'efficacité et le rendement des systèmes fiscaux africains. «Les administrations fiscales africaines génèrent une quantité importante de données mais celles-ci sont très souvent fragmentées et de portées éparses. Ce délitement des données ne permet pas une exploitation optimale des informations qui y sont contenues» a précisé Hassoumi Massoudou, tout en indiquant que la Gouvernement du Niger a dans sa politique de modernisation, procédé à la mise en place de systèmes d'information performants dans toutes les administrations afin de promouvoir la bonne gouvernance en matière de finances publiques.
Enfin le ministre des Finances a expliqué que c'est sur cet élan que la Direction Générale des Impôts (DGI) exécute un projet d'informatisation qui vise à concevoir, développer et déployer, sur la base d'applications existantes, un Système Informatisé de Suivi des Impôts et des Contribuables (SISIC). « A terme, ce projet permettra d'offrir à l'Administration des informations statistiques plus organisées et permettant d'apprécier en temps réel le rendement de notre Administration » a-t-il ajouté.
Le Directeur Général des Impôts (DGI), M. Hassan N'Diaye a réitéré que les autorités politiques nigériennes attachent un intérêt particulier à la vision, à la mission et aux valeurs prônées par le Forum sur l'Administration Fiscale Africaine. A ce titre, en prélude à la présente édition, il a été organisé avec succès deux ateliers auxquels le Niger a participé. « C'est dire que l'atelier qui nous réunit ce matin est l'aboutissement d'un processus minutieusement préparé compte tenu de l'importance de la question qui sera abordée en l'occurrence la disponibilité et le traitement des statistiques fiscales» a dit M. Hassan N'Diaye.
Pour sa part, le représentant du Secrétaire Exécutif du Forum sur l'Administration Fiscale Africaine (ATAF), M. Frankie Mbuyamba a affirmé que les Perspectives Fiscales Africaines évaluent des indicateurs répartis en 7 grandes catégories qui sont les recettes fiscales totales, les impôts individuels, les recettes non-fiscales, les structures et fonctions des administrations fiscales et douanières, la gestion des services, la gestion de la discipline fiscale (respect aux lois fiscales) et les ressources humaines dans l'administration fiscale. «Ces indicateurs sont cruciaux pour les autorités fiscales dans le cadre de la mise en œuvre de leurs réformes et politiques fiscales, en vue d'élargir leurs bases fiscales, de réduire les écarts fiscaux, de simplifier et améliorer l'équité au sein des systèmes fiscaux, d'améliorer la discipline fiscale dans son ensemble et de tenir les décideurs politiques au courant des questions fiscales » a conclu le représentant du Secrétaire Exécutif du Forum sur l'Administration Fiscale Africaine.

Samira Sabou(onep)

20 septembre 2017
Source :http://www.lesahel.org/

Imprimer E-mail

Economie