Mission de la direction générale des douanes à Maradi : Discuter autour des préoccupations du moment

Mission de la direction générale des douanes à Maradi : Discuter autour des préoccupations du momentAprès Diffa et Zinder, la mission de la direction générale des douanes dans les directions douanières de l'intérieur du Niger est arrivée à Maradi où elle a eu une série d'entretiens avec l'ensemble des acteurs économiques partenaires de la douane, en l'occurrence les commerçants et les transitaires. Diligentée par le ministère des finances, cette mission doit rencontrer les acteurs sur le terrain et échanger avec eux afin de créer les conditions d'une véritable relance des activités économiques dans ces directions douanières de notre pays.

A Maradi, la mission conduite par le directeur général adjoint de la douane le colonel Oumarou Amadou Petito s'est entretenue avec les commerçants et les transitaires avant de tenir une réunion au sommet avec les agents des douanes. Toutes ces rencontres se sont déroulées à bâton rompu. Ainsi, après l'exposé préliminaire des membres de la mission, exposé ayant permis de donner les éléments d'information sur les objectifs de la mission, la parole fut donnée aux participants pour qu'ils se prononcent sur les difficultés qu'ils rencontrent dans le cadre de leurs activités. L'une de ces difficultés, c'est la question du transit des huiles végétales. Pour le président de la chambre consulaire de Maradi, Elh Souley Nakoukou dit Nassalé, certes l'Etat à beaucoup fait dans le cadre de la relance des activités économiques dans la région de Maradi. Cependant, sur un certain nombre de questions, des efforts supplémentaires doivent encore être fournis.
Ainsi, les opérateurs économiques nigériens sont en concurrence avec leurs homologues du Bénin et du Cameroun sur le transit des huiles végétales en réexportation vers le Nigéria. Mais les prix pratiqués au Niger relativement au transit des huiles végétales mettent les opérateurs économiques nigériens dans une situation défavorable. Les clients du Nigéria préférant traiter avec les commerçants camerounais ou béninois. C'est pourquoi Elh Souley Nakoukou dit Nassalé a fait un plaidoyer afin que l'Etat revoit la situation du transit à Maradi.


L'autre goulot d'étranglement concerne le convoi. C'est une pratique courante dans les zones frontalières. Les petits commerçants qui ne peuvent pas à eux seuls déployer une grande logistique se mettent ensemble pour recourir aux services d'un convoyeur chargé d'acheminer leurs marchandises. Ces convoyeurs se plaignent des tracasseries qu'ils subissent tout au long du parcours, notamment de la double taxation dont ils sont victimes par le bureau de douanes et de la brigade qui ne reconnaitrait pas les actes établis par le bureau de Dan Issa. Et cette double taxation a aujourd'hui raison de cette activité qui est aujourd'hui en pleine déliquescence à Maradi. Après les avoir écoutés, les membres de la mission se sont engagés à étudier tous les recours possibles pour atténuer les souffrances de ces acteurs dont la contribution dans l'économie nationale est inestimable.
Enfin, la rencontre avec les agents des douanes vise surtout à faire le point sur certaines mesures prises par la direction générale des douanes et plus généralement le ministère de l'économie en matière douanière. La mission a pu donc s'enquérir des difficultés rencontrées par les douaniers dans l'application de ces nouvelles mesures. Par ailleurs, il s'agit aussi de remonter le moral des troupes, de les galvaniser afin qu'elles s'acquittent avec brio de leur mission.
Garba Boureyma

13 mai 2018
Source : La Nation

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