Ramadan 2018 /Denrées alimentaires : Disponibilité des produits et stabilité des prix sur tous les marchés de la capitale

Ramadan 2018 /Denrées alimentaires : Disponibilité des produits et stabilité des prix sur tous les marchés de la capitaleLe mois béni de Ramadan est un mois pendant lequel, la consommation alimentaire est élevée. Les commerçants grossistes et détaillants, chacun en ce qui le concerne, fait de son mieux pour répondre aux besoins des jeûneurs. Les produits de première nécessité (mil, sorgho, maïs, niébé, farine du blé, farine du manioc, etc.) sont les plus recherchés pour le besoin alimentaire. En ce début du jeûne, le constat dans les différents marchés de Niamey fait ressortir une abondance de ces produits. Ainsi, du marché Katako au marché de Haro banda (rive droite) en passant par le marché Dar-Es salam, le marché de céréales de Niamey (Grande Mosquée) et le marché de Wadata, la disponibilité de ces produits est constatée.

L’ambiance au niveau des points de vente de ces différents marchés est vivante. Outre les clients qui se bousculent, l’on constate également des camions venant de l’intérieur comme de l’extérieur en train de décharger ; d’autres camions, à destination d’autres zones du pays, sont en train d’être chargés.

Selon M. Soumaîla, un commerçant grossiste de Katako, tous les produits de première nécessité sont disponibles. « Nous disposons de la quantité suffisante qui peut couvrir même au-delà du Ramadan. Les gens peuvent venir ici à Katako pour s’approvisionner. Nous demandons même aux habitants des villages environnants de venir à Niamey, à Katako ; il y a des vivres en abondance ».

Il a indiqué qu’ils s’approvisionnent de l’intérieur du pays et des pays voisins comme le Burkina, le Bénin, le Nigéria.

Mêmes réactions au niveau de tous les autres marchés : les commerçants grossistes et détaillants n’ont pas manqué de clamer la disponibilité des produits céréaliers à leur niveau. Pour le riz et certaines farines particulièrement, on les retrouve dans des points de vente du riz du Niger, dans les magasins de nombreux commerçants grossistes. A ce niveau aussi, les responsables des différents points de ventes ont souligné qu'il y a une forte disponibilité du riz et des farines.

Les prix des céréales

Les prix restent stables à tous les niveaux, mais diffèrent selon la qualité du produit. Pour le mil, les prix sont les mêmes au niveau de tous les marchés : 27 000 FCFA le sac de 100 kg et 13500 le sac de 50 kg et la mesure coûte 750 FCFA. Le prix du sorgho varie en fonction de la qualité et de la provenance. Pour le sorgho importé, le prix est de 22 500 FCFA pour celui de Malanville et 19 000 FCFA le sac de 120 kg et pour le sorgho local de Maradi, le prix du sac de 100 kg est 21 000 FCFA. Pour ce qui est du maïs, les prix sont les mêmes aussi dans tous les marchés : 22 000 FCFA pour le sac de 120 kg et 21 000 FCFA pour le sac de 100 kg. Le prix du niébé est aussi stable dans les marchés : 42 000 FCFA le sac de 100 kg. Quant au riz, le prix du sac varie en fonction de la qualité. Ainsi, on retrouve le sac de 50 kg de 16000 FCFA, 17 000 FCFA, 18 000 FCFA, 19 000 FCFA.

Ali Maman

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Ramadan 2018 : Prix du sucre en baisse, attention à la surconsommation

Le prix du sucre connait cette année une forte baisse par rapport au Ramadan 2017. Le carton de sucre de 25 kg se vend actuellement entre 21.000 et 21.500F CFA, contre des prix qui pouvaient atteindre jusqu’à 23.500F CFA l’an passé. Le sac de sucre de 50 kg se vend à 21.000F CFA. Cette baisse des prix du sucre, bien que contribuant à donner plus de pouvoir d’achat aux ménages nigériens, suscite des inquiétudes sur le risque de sa surconsommation.

Le sucre se trouve sur tous les marchés de Niamey en abondance. La clientèle, elle, se fait rare. C’est ce déséquilibre entre l’offre et la demande qui explique en partie le prix relativement bas du sucre de cette année. A 21.000F CFA le carton de 25Kg, l’on est un peu loin des 23.500F CFA atteint au Ramadan 2017. M. Adamou, commerçant à côté de l’ancien petit marché de Niamey, laisse entendre que la disponibilité et le prix du sucre de cette année soulagent l’ensemble des citoyens. Il affirme que « le prix du sucre est bas mais la clientèle se fait rare. Pour lui, « c’est parce que les gens ne viennent pas acheter que les prix ont chuté ». Les clients rencontrés disent qu’ils sont conscients que cette année, il faut dépenser intelligemment et non faire du gaspillage.

De même, la tradition qui voudrait que le fiancé envoie des cartons de sucre dans la famille de sa promise a presque disparu. Sabrina, jeune fille à peine sortie de l’adolescence, regrette pourtant d’être parmi celles qui n’ont pas reçu de sucre. Elle assure que le fait de le distribuer dans le quartier au nom d’une jeune fille lui procure du prestige et du respect. Le seul fait d’officialiser une relation par ce geste « nous procure une joie immense ; mais, nos copains n’ont peut être pas les moyens», dit-elle, résignée.

L’inquiétude de cette année, c’est de laisser libre cours à sa gourmandise pour le sucre, surtout que son prix n’est plus effrayant. Selon de nouvelles lignes directrices de l’Organisation Mondiale de la Santé, il est recommandé de ramener l’apport en sucres libres à moins de 10% de la ration énergétique totale chez l’adulte et l’enfant. Il serait encore meilleur pour la santé de réduire l’apport en sucres à moins de 5% de la ration énergétique totale, soit 25 grammes ou six (6) cuillères à café environ par jour.

Le prix bas du sucre de cette année, combinée à la forte chaleur et à la sensation de fatigue, peut nous pousser à prendre plus de sucre pour faire le plein d’énergie. Les jus, les boissons, les thés sucrés doivent donc contenir le minimum possible de sucre lorsqu’on les prend à la rupture.

Souleymane Yahaya

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Prix des légumes sur les marchés : A la limite de la flambée

Les musulmans du Niger, à l’instar de ceux des autres pays, ont entamé à partir du mercredi 16 mai le jeûne du mois de Ramadan sur l’ensemble du territoire national. Pendant ce temps, les prix des produits de première nécessité grimpent inexorablement. Tout au long de ce mois béni de Ramadan, les jeûneurs doivent s’abstenir de manger, de boire et d’avoir des rapports intimes du lever jusqu’au coucher du soleil. On peut dire aussi que c’est un mois de bienfaisance et aussi un mois de dépense et les riches ou les personnes qui gagnent moyennement leur vie doivent penser à aider les pauvres.

Cependant, sur le marché, certains commerçants profitent de la forte demande pour s’adonner à une augmentation des prix de certains produits de première nécessité tels que les légumes au point où certains consommateurs se posent la question de savoir si les prix des légumes augmentent en fonction des saisons ou à cause du Ramadan. La question reste posée.

Concernant la tomate, qui provient du Burkina Faso, la tasse ou ‘’tiya’’ est passée de 1000 FCFA à 2000 FCFA en moins de trois jours ; le seau de tomate vendu à 2000 FCFA est passé à 3000 FCFA aujourd’hui. Aboubacar, un vendeur de piment frais au Petit marché nous confie que le sac de piment frais qu’ils prennent à Kongou (Zarmaganda) était vendu entre 12.000 et 13.000 mais, en moins d’une semaine, il est passé à 25.000 FCFA ; les tasses de carottes et poivrons sont respectivement vendues à 2000 FCA et 3000 FCFA ; l’oignon aussi connait une flambée : le sac de 50 kilos est à 25.000 FCFA aujourd’hui alors qu’une cliente nous confie qu’il y a quelques semaines, elle a payé ce même sac d’oignon à 14000 FCFA.

Cette cherté peut s’expliquer par le fait que la plupart des légumes présents sur le marché sont importés du Burkina Faso, du Nigeria, du Bénin et du Ghana, explique un commerçant. Mais le plus dérangeant selon une cliente, c’est que même les prix des produits cultivés au Niger connaissent une hausse ; par exemple, le gros tas de persil et de céleri que les revendeurs prenaient dans les champs à 1000 FCFA ou 1500 FCFA vaut aujourd’hui à 8500 FCFA. Concernant les tubercules, un vendeur de pommes de terre nous révèle que l’approvisionnement en pommes de terre vient d’Agadez maintenant à plus de 900 km de Niamey, au lieu de Bonkoukou ; la tasse qui était entre 300 et 350 F il y a quelques jours est passée à 500 F aujourd‘hui. Au Niger, on remarque que les commerçants vendent cher et lorsque les consommateurs se plaignent, ils disent que c’est depuis la provenance que les légumes reviennent chers ; d’autres disent qu’ils sont obligés de revendre cher pour pouvoir se faire un bénéfice.

Mme Rahina, une ménagère rencontrée au Petit marché, exprime son mécontentement : « je suis très surprise de voir comment les prix ont augmenté aujourd’hui, alors qu’il y a trois jours, j’étais au marché ; durant ce mois béni de Ramadan, les commerçants devront faire preuve de bonne foi et ne pas penser qu’à eux seulement».

Aminatou Seydou Harouna (stagiaire)

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Fruits : Des prix relativement abordables aux premiers jours du Ramadan

La communauté musulmane de notre pays observe depuis le 16 mai le jeûne du mois de ramadan. En cette période de grande consommation, certains produits sont très demandés. C’est le cas des fruits. Heureusement, contrairement aux années antérieures, cette année, les prix des fruits sont restés les mêmes à la grande satisfaction des consommateurs. Mais jusqu’à quand durera cette stabilité des prix?

Ce dont on est sûr, c’est de la disponibilité des fruits. Un tour dans les principaux marchés de la capitale permet de s’en convaincre. Les étals et autres vendeurs ambulants dans les quartiers et les rues viennent appuyer ce constat. Et le moins qu’on puisse dire, c’est que les prix sont relativement abordables. D’après Chaibou, un vendeur ambulant rencontré dans les alentours du Petit marché, le kilo de la papaye est à 750 FCFA. Chaibou vend en détail principalement de l’ananas, de la pastèque et de la papaye. Il dit s’approvisionner au marché de Katako où il achète le kilo de la papaye à 600F auprès des grossistes. Ce fruit provient principalement du Burkina Faso, l’ananas vient du Bénin et la pastèque provient du Nigeria. Le kilo d’ananas est aussi à 750 F en détail et 600 F chez les grossistes. Quant à la pastèque, Chaibou dit acheter le tas de 10 à 8000 F chez les grossistes. Il revend l’unité à 1000 F.

Adamou Boubacar est un autre vendeur rencontré toujours dans les environs du Petit marché assis à côté de son pousse-pousse bien rempli. Il vend du raisin, de la banane, des pommes et diverses variétés d’oranges. D’après lui, le raisin provient de trois pays : le Maroc, le Ghana et le Togo. Le kilo est vendu en gros 3000 F et à 35000 F en détail. Quant à la banane, elle provient de la Côte d’ivoire et du Ghana. « Nous achetons le carton de 17 kg à 10500F et on revend par kilo à 750F/KG », explique-t-il. Pour ce qui est des oranges, Adamou Boubacar explique qu’il y a diverses variétés. Ainsi, le kilo de l’orange marocaine qu’il achète à 900 F en gros est vendu à 1250F en détail. Il y a aussi le « Tenjalo » qui provient de Gaya. « J’achète le prix en gros à 450F et je le revends à 500F ». Quant à l’orange du Nigeria, « j’achète le sac à 30.000F et je revends le kg à 500F », dit-il.

Il y a aussi les mangues locales, celles du Burkina Faso et de la Côte d’Ivoire. Elles ont presque le même prix. « Je prends le carton à 25.000F et je revends le kg à 500F », confie-t-il. Quant à la pomme, elle provient du Maroc et de l’Afrique du Sud. Le carton est à 25.000 F tandis que le kg est vendu à 1500F. Pour ce qui est du melon, essentiellement produit à Niamey, Adamou Boubacar dit en acheter le carton de 6000F à 9000F, voire jusqu’à 20.000F au marché de Djemadjé. Il en revend le kg à 1500F. « Nous n’avons pas de problème avec le marché mais juste avec la chaleur qui fait pourrir nos fruits », dit-il.

Aichatou Boureima (Stagiaire)

18 mai 2018
Source : http://lesahel.org/

 

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