Poursuite des travaux de la session extraordinaire au titre de l’année 2018 à l’Assemblée nationale : Des débats houleux sur l’orientation budgétaire pour l’exercice 2019

Poursuite des travaux de la session extraordinaire au titre de l’année 2018 à l’Assemblée nationale : Des débats houleux sur l’orientation budgétaire pour l’exercice 2019Les travaux en séance plénière de la première session extraordinaire au titre de l'année 2018 se poursuivent activement à l’hémicycle de l’Assemblée nationale sous la présidence de SE. Ousseini Tinni, président de ladite institution. Au cours de la séance d’hier, le ministre délégué, chargé du Budget, M. Ahmat Jidoud, a succinctement présenté le travail abattu par le gouvernement. Il a expliqué que le débat d’orientation budgétaire s’inscrit dans la mise en œuvre du cadre harmonisé des finances publiques initié par l’UEMOA et le Niger en est à sa deuxième expérimentation. Il a ajouté que le Document de Programmation Budgétaire et Economique Pluriannuelle constitue le principal document support du Débat d’Orientation Budgétaire (DOB). Ce dernier évalue, sur la base d’hypothèses économiques précise et justifiées, le niveau global des recettes attendues de l’Etat, décomposées par de grandes catégories d’impôts, de taxes et les dépenses budgétaires décomposées par les grandes catégories de dépenses.

Après l’exposé du ministre délégué Ahmat Jidoud, le président de la commission des Finances et du Budget, M. Adamou Namata, a quant à lui souligné que le Débat d’Orientation Budgétaire trouve son fondement dans la loi N°2014-07 du 16 avril 2014 portant adoption du code de transparence dans la gestion des finances publiques au sein de l’UEMOA. C’est une directive renforcée par la directive n°6 transposée dans l’arsenal juridique du Niger interne sous forme de la loi N°2012-09 du 26 mars 2012 portant loi organique relative aux lois des finances.

Selon lui, le DOB qui doit se tenir à la fin du 1er trimestre de chaque année a une vocation informative et consultative pour les parlementaires. «Il vise à renforcer le pouvoir de contrôle du parlement sur la gestion des finances publiques. Notre rôle en tant que représentants élus du peuple est de nous prononcer sur les orientations et les prévisions retenues par le gouvernement pour élaborer le budget de l’année à venir. Il ne s’agit pas d’anticiper le débat sur la future loi de finances de l’année suivante 2019 », a éclairé M. Adamou Namata.

En présentant son Rapport, la commission des Finances et du Budget a précisé que le Document de Programmation Budgétaire et Economique Pluriannuelle (DPBEP 2019-2021) contient trois grandes parties, à savoir l’évolution de la situation économique et financière de 2015 à 2018 ; les perspectives économiques et financières pour la période 2019-2021 et les risques sur les finances publiques. Le rapporteur a présenté la croissance économique et l’inflation sur la période 2015-2017-2018 qui est assez favorable avec une perspective économique intéressante.

En ce qui concerne les perspectives des finances publiques 2019-2021, «les projections et les prévisions émises par le gouvernement paraissent réalistes, pour que les réformes envisagées soit soutenues », a déclaré le rapporteur de la Commission des Finances et du Budget, M. Seydou Adamou, avant de préciser que la matrice d’évaluation des risques leur parait cohérente.

Dans l’après-midi, la commission d’enquête parlementaire sur la situation de crise à l’université Abdou Moumouni Dioffo de Niamey, présidée par Dr Laouali Mallam Moussa, a rendu son Rapport au président de l’Assemblée nationale après 40 jours d’intenses travaux.

Seini Seydou Zakaria(onep)

29 juin 2018
Source : http://lesahel.org/

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