7ème session de l’Assemblée générale de l’Association Professionnelle des Institutions de Garantie d’Afrique (APIGA) : Promouvoir l’inclusion financière à travers le métier de la garantie

Le ministre des Finances, M. Massoudou Hassoumi a présidé le vendredi 9 novembre dernier, dans les locaux du Fonds de Solidarité Africain (FSA) à Niamey, la 7ème session de l’Assemblée générale de l’Association Professionnelle des Institutions de Garantie d’Afrique (APIGA). Cette instance a pour objectif principal d’examiner et adopter le budget de l’exercice 2019 ainsi que le rapport d’activités 2018-2019. L’APIGA est une association qui se veut un cadre d’échanges et de concertation entre les institutions membres et surtout de promotion du métier de garantie. La cérémonie d’ouverture de cette assemblée générale s’est déroulée en présence de la présidente en exercice de l’Association, Mme Naka G. DE Souza ; du directeur général du Fonds de Solidarité Africain, M. Ahmadou Abdoulaye Diallo ainsi que plusieurs invités.

Le métier des institutions membres de l’Association Professionnelle des Institutions de Garantie d’Afrique (APIGA) joue un rôle important dans l'écosystème du financement des économies des Etats concernés. Ces économies sont caractérisées par un faible niveau de bancarisation, un accès limité aux services financiers de qualité et surtout, de contraintes majeures pour l'accès aux crédits destinés à financer l'investissement ou à financer d'autres activités génératrices de revenus. « Le chemin reste long pour atteindre un niveau d'accès à ces financements qui nous permettrait d'affirmer, sans nous voiler la face, que nos populations bénéficient d'une situation satisfaisante en termes d'inclusion financière. Nous attendons donc de vos Institutions qu'elles jouent encore plus efficacement le rôle pour lequel elles ont été créées » a déclaré le ministre des Finances, M. MassoudouHassoumi, en ouvrant les travaux de cette assemblée générale. Il devait aussi saluer la pertinence et l'opportunité des chantiers de l'Association que la Présidente a annoncés. Il s’agit entre autres : de l'amélioration des outils et des modes d'intervention ; la normalisation de la profession ; l'harmonisation de leurs règles prudentielles, et la promotion d'une meilleure compréhension du métier de la garantie.

Auparavant, la présidente en exercice de l’APIGA, Mme Naka G. De Souza a relevé que l'atteinte des objectifs assignés à l’organisation passe par la recherche d'une plus grande synergie entre les institutions de garantie ; les autorités monétaires ; les institutions de développement,   l’Organisation   pour   l'Harmonisation en Afrique du Droit des Affaires [OHADA) et surtout les institutions Financières afin de contribuer au financement des entreprises évoluant dans le champ d’intervention de l’APIGA. « C'est pour vous dire que notre association se veut un maillon essentiel dans la chaîne de financement des économies de nos Etats » a-t-elle souligné. L'APIGA a donc le devoir, d'œuvrer aux côtés des banques pour l'amélioration inclusive de l'accès des entreprises aux financements, en l'occurrence les PME. « Nos échanges devraient permettre d'appréhender la complexité du financement des PME et de l'inclusion financière afin de pouvoir servir les opérateurs économiques et les populations de nos Etats dans un contexte économique dont les prévisions indiquent que l'Afrique subsaharienne restera l'une des régions les plus dynamiques du monde. L'investissement public dans les infrastructures, la hausse de la production agricole et l'essor soutenu du secteur des services devraient tirer la croissance de nos économies », a indiqué la présidente en exercice de l’APIGA.

Pour sa part, le directeur général du Fonds de Solidarité Africain, M. Ahmadou Abdoulaye Diallo a noté que l’'organisation d'un événement comme celui-ci, constitue l'aboutissement d'un travail collectif impliquant différents acteurs provenant de diverses institutions et opérant à partir de lieux éloignés les uns des autres. M. Ahmadou Abdoulaye Diallo a, par ailleurs, rappelé que l'APIGA est aujourd'hui âgée d'une décennie. Le travail abattu par les hommes et les femmes au cours de cette décennie a permis de poser les bases institutionnelles de cette association. « Nous devons à présent nous attaquer de façon résolue aux principaux chantiers qui découlent de sa mission », a proposé le directeur général du FSA.

Hassane Daouda (onep)

12 novembre 2018
Source : http://lesahel.org/

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