Liquidation d’ASUSU et refinancement par une société de la place : Une reprise qui peut bien cacher des desseins noirs

https://nigerdiaspora.net Arrivé à terme de son mandat d’administrateur provisoire sans avoir réussi à produire le moindre plan de redressement, Amadou Bachir a finalement obtenu trois mois de rallonge. Aux dernières nouvelles, il a finalement fini par déposer un plan de redressement, en réalité une pâle copie du plan dressé par la direction générale décapitée. Pour arriver à cette fin et mettre le grappin sur le réseau social d’ASUSU qui est manifestement destiné à des desseins obscurs, tout a été inventé. Il fallait trouver des alibis solides et tout a été bon à agiter pour donner l’impression qu’il est question de sauver la banque de micro finance. Officiellement, l’on a parlé de détournement massif d’argent pour, enfin, brandir une ridicule somme de 103 000 FCFA à justifier. Dans les coulisses, toute une gamme de raisons ont été avancées, les unes plus rocambolesques que les autres. Entre autres, l’on a accusé l’ancienne directrice générale de financer certains leaders de la société civile, le parti de son mari, le Mpn Kishin Kassa et pour finir, le Moden Fa Lumana Africa, le parti du chef de file actuel de l’opposition, Hama Amadou. Un crime impardonnable pour lequel l’on est allé jusqu’à manipuler et tordre le bras à des sociétés d’Etat ayant des dépôts à terme à ASUSU pour qu’elles retirent la totalité de leurs fonds. Des procès en justice ont été agités, des interpellations policières, des coups médiatiques sans lendemains, bref, tout a été mis en œuvre pour disposer de ce vaste réseau social.

Aujourd’hui, après six mois de tâtonnements et d’immobilisme total, ASUSU serait sur le point d’entamer une nouvelle phase de sa mutation, telle que voulue par les commanditaires de sa liquidation. Pour cela, il a fallu attendre de mettre en vente tous ses biens, immeubles, terrains et véhicules, pour vouloir injecter de l’argent frais dont on s’interroge bien sur la provenance et la source.

Les dépôts à terme de la Sopamin, de la Lonani et de la Cnss réclamés à cor et à cri ? Mystère et boule de gomme. Selon des indiscrétions faites au Courrier, ce serait une société qui a actuellement pignon sur rue qui serait sur la voie d’injecter plus de deux milliards dans le réseau ASUSU et la prendre en mains. Cette reprise en main par ladite société interviendra en début d’année 2019, ce qui ne manque pas de susciter des suspicions sur des activités possibles de blanchiment d’argent sale à investir dans les campagnes électorales à venir. Affaire à suivre.

09 décembre 2018
Source : Le Courrier

 

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