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La production maraichère à Niamey : Des difficultés d’écoulement des produits sur le marché

En cette saison de production maraîchères, les légumes comme la tomate ; le choux, les carottes, la salade abondent sur tous les marchés de la capitale. Au marché de Harobanda ce sont des bus et autres véhicules pick-up qui déchargent chaque matin des cargaisons de produits maraîchers acheminés depuis les zones de productions environnantes.

L’existence de zones potentielles pour la production un peu partout sur le territoire national constitue un atout pour les différentes unions et coopératives. Et l’État déploie des moyens importants pour obtenir le maximum de rentabilité. Pour le producteur et revendeur Moussa Mahamadou « avec plus d’expériences et de recherches culturales, nous avons mis au point beaucoup de variétés adaptées aux différentes zones de production pour accroitre les rendements. Ce qui nous permet d’avoir une production sur une longue durée souvent sur toute l’année. Néanmoins, cette période de saison sèche est la plus propice. On trouve divers produits à des prix abordables notamment la salade, le chou, l’aubergine, la pomme de terre, le poivron, la carotte, la tomate ».

Il est fréquent de constater que les productions de différentes coopératives de maraichers arrivent sur les marchés au même moment. Chose qui, naturellement, fait chuter les prix et les revenus pour les producteurs. « Si les producteurs maitrisent l’eau, ce n’est pas le cas avec l’échelonnement des ventes sur les marchés», déplore Moussa membre d’une coopérative à Harobanda, dénonçant un accompagnement insuffisant de l’État aux producteurs. « Je possède mon champ et je travaille avec trois de mes employés que je paie au prorata de ma production. C’est valable pour tous les autres producteurs. Souvent nous bénéficions des formations mais ce n’est pas cela dont nous avons besoin, ce dont on a tant besoin, ce sont les engrais et le matériel de travail. Aussi et surtout des stratégies pour assurer le séchage ou la transformation», ajoute ce producteur qui dit produire cent corbeilles de tomates à l’hectare. « Le marché de la tomate est bon, car les gens en consomment dans tous les plats. Dans ma production, une place importante revient à la tomate ; c’est pourquoi j’invite les pouvoirs publics à aider cette filière, pour plus de rendements » soutient Moussa.

Le défi de la transformation

« Il y’a des produits très périssables. Il est important de pouvoir en assurer leur transformation pour limiter les dégâts. On note une productivité assez considérable en cette période, mais une grande proportion est détruite, généralement par manque de transformation », constate Habibata, une vendeuse de légumes au Marché de Rive Droite dans le 5ème arrondissement. En attendant, les revendeuses continuent d’écouler la marchandise et de jeter les tomates et ou autres légumes pourris. « C’est vrai, les clients viennent de partout, mais souvent nous assistons impuissants à la mévente et c’est vraiment grave pour nous, car nos tomates pourrissent très vite. Nous subissons des pertes », se lamente Habibata.

Selon le nutritionniste Abel Razack Belho, les légumes ont une forte teneur en eau, ce qui est indispensable pour l’hydratation. Ils renferment de la vitamine A et C, des sels minéraux. Aussi, les légumes contiennent du calcium qui enrichit l’organisme en fer. Ce sont des nutriments qui luttent contre le cancer. Et, ce sont également des substances qui jouent un rôle dans la prévention des maladies cardiovasculaires.

Aïssa Abdoulaye Alfary(onep)

23 janvier 2019
Source : http://lesahel.org/

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