Mission d’inspection d’Etat de Madame Rabiou Haoua Hambali dans son ancien service (DGI) : Une volonté de régler des comptes ou d’ajuster certaines choses ?

Mission d’inspection d’Etat de Madame Rabiou Haoua Hambali dans son ancien service (DGI) : Une volonté de régler des comptes ou d’ajuster certaines choses ? Parce qu’elle est chargé de collecter l’impôt dû à l’Etat auprès des contribuables, la Direction générale des impôts (DGI) est considérée, à tort ou à raison, comme le service phare de l’Etat où il est impensable de trouver des personnes indélicates ; un service où les personnels, très pointilleux sur le respect strict de la loi fiscale, seraient des exemples irréprochables. Et pourtant Pourtant, il y en a qui, malgré les apparences d’agent rigoureux, abusent de leur pouvoir du moment pour se faire octroyer, en porte-à-faux total avec les textes en vigueur, des émoluments dont ils ne sauraient bénéficier autrement. Limogée de son poste de Directrice générale des impôts, Madame Rabiou Haoua Hambali a été nommée Inspectrice générale d’Etat à la présidence de la République. Une aubaine, apparemment, pour l’intéressée qui entendait probablement prendre sa revanche à sa façon. Vêtue de sa nouvelle robe d’inspectrice générale d’Etat, elle débarque à la DGI pour, dit-elle, une inspection. Dans un service dont elle était la patronne, il y a peu de temps. Et comme, selon des témoignages dignes de foi, elle a fait preuve lors de son passage à la DGI, d’intolérance et de sectarisme qui, selon des sources internes a démobilisé les agents et conduit à une insuffisance de travail, son arrivée a été appréhendée avec crainte. L’éthique en matière d’inspection accepte-t-elle cela au regard des risques de dérapage ? Saura-t-elle résister à la tentation de régler des comptes ? Sa propre gestion n’étant pas prescrite, n’y a-t-il pas de risque de manipulation de certains dossiers ou de certains actes qu’elle-même a posés, sachant que les inspecteurs ont tous les pouvoirs dans les services qu’ils inspectent ? D’ailleurs, des sources internes à la DGI indiquent soupçonner que l’inspection initiée par la dame Rabiou Haoua Hambali ne cache une volonté d’ajuster et/ou d’effacer certaines choses.

Une inspection, au mépris de toute éthique, dans un service qu’elle venait à peine de quitter

Par-delà cette inspection qu’on la soupçonne de vouloir utiliser, au mépris de toute éthique, pour arranger des choses et/ou régler des comptes personnels, la dame Rabiou Haoua Hambali a bien usé de sa position, pour se faire payer un montant de deux millions de francs CFA à titre d’indemnités de départ de la DGI. Une affaire qui fait grand bruit, le paiement de ce montant ayant obéi, selon des sources, à un mode calcul tout nouveau qui n’a été accordé, auparavant, à aucun agent ayant quitté la DGI. Elle met ainsi la DGI dans l’embarras face à des risques de recours et de poursuites judiciaires pour rupture d’égalité de la part de ceux qui sont dans la même situation mais qui ont bénéficié d’un traitement normal. Pourquoi madame Rabiou Haoua Hambali a-t-elle attendu de venir en inspection pour se faire payer cet argent en violation de toutes les règles de réserve et de dignité qui s’imposent aux inspecteurs en mission, de surcroît une inspectrice d’Etat à la présidence de la République ? Comme quoi, les inspecteurs d’Etat ne sont pas forcément des promoteurs de vertu et porteurs d’exemples. Affaire à suivre.

Laboukoye
07 mars 2019
Source : Le Courrier

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