Atelier d’information et d’échanges sur l’état de mise en œuvre de la CDN et l’accès du NDC partnership : Relever les défis du changement climatique

Le ministre de l’Environnement, de la Salubrité Urbaine et du Développement Durable, M. Almoustapha Garba a présidé hier matin dans les locaux du PAC 3, l’ouverture d’un atelier d’information et d’échanges sur l’état de mise en œuvre de la Contribution Déterminée Nationale (CDN) et l’accès du NDC partnership. Il s’est agi à travers cette rencontre d’informer d’une part les participants sur l’état de mise en œuvre de la CDN de notre pays ; sur les différentes opportunités de financement de la Banque Mondiale ainsi que d’autres partenaires techniques et financiers d’autre part.

Selon le ministre de l’Environnement, de la Salubrité Urbaine, et du Développement Durable, ces opportunités permettraient à notre pays de mieux répondre aux défis climatiques et du développement et cela, tout en contribuant à l’effort global de réduction des émissions conformément aux engagements prescrits dans sa CDN. M. Almoustapha Garba a confié que la coopération entre la Banque Mondiale et notre pays, a permis de réaliser plusieurs projets et programmes de résilience climatique, d’agriculture intelligente face au climat. Pour le ministre, cet atelier est une opportunité permettant aux différents acteurs de d’unifier leurs voix, de mettre en cohérence et en synergie les programmes d’investissement climat mis en œuvre dans notre pays avec l’appui des partenaires.

« A cet égard, le souhait du Niger est de promouvoir et de mettre en œuvre des programmes et des mesures qui traduisent les préoccupations essentielles et les intérêts de nos populations, pour lutter contre les changements climatiques et en atténuer les effets déjà fortement ressentis, et péniblement vécus par nos vaillantes populations et les opérateurs ruraux en particuliers », a déclaré M. Almoustapha Garba. Le ministre de l’Environnement a confié que le Niger, partie prenante à presque tous les accords multilatéraux sur l’environnement (dont la Convention Cadre des Nations Unies sur les changements climatiques et l’accord de Paris), est solidairement avec les autres nations du monde, afin de préserver l’existence de notre planète. Des efforts ont été déployés au plan national pour promouvoir la séquestration du carbone à travers entre autres la plantation d’arbres et la restauration des terres dégradées à grande échelle, la mise en œuvre de l’initiative ‘’3N’’. Toutes ces actions sont mises en œuvre avec l’appui des partenaires dont la Banque Mondiale et la Banque Africaine de Développement.

Auparavant, la représentante de la Banque Mondiale au Niger, Mme Joëlle Dehasse a rappelé que les changements climatiques freinent indéniablement le développement des pays du Sahel, région sujette à des sécheresses récurrentes. Au Niger, dit-elle, on observe moins de pluies, avec une distribution moins régulière et moins prévisible, et de périodes de sècheresse plus fréquentes. « Ces tendances météorologiques sont aussi liées à la pauvreté des ménages ruraux qui peinent à s’y adapter », a-t-elle ajouté. En outre, a-t-elle indiqué, le Niger a déjà pris des mesures pour y remédier en investissant dans le renforcement de la résilience des communautés rurales au changement climatique. « Le Niger continue aussi d’assumer un rôle de leader en matière de climat, comme en témoigne sa présidence de la Commission Climat pour le Sahel », a confié Mme Joëlle Dehasse.

D’après la Représentante résidente de la Banque mondiale, le portefeuille de la Banque Mondiale au Niger est, à ce jour, de plus de deux milliards de dollars dont un milliard de dollar pour financer des opérations qui sont essentiellement orientées vers des activités de lutte contre les impacts néfastes du changement climatique. Parmi ces programmes, on peut citer le Projet d’accès à l’énergie solaire (NESAP), le Projet d’Appui aux Communautés Résilientes au Climat (PAC-RC), le Projet d’appui à l’agriculture sensible aux risques climatiques (PASEC), le Projet de Gestion des Risques de Catastrophe et de Développement Urbain (PGRC-DU), le Projet d’Appui Régional à l’Irrigation au Sahel (PARIS), et le Projet d’Appui au Pastoralisme dans le Sahel (PRAPS).

l Laouali Souleymane

08 octobre 2019
Source : http://www.lesahel.org/

Imprimer E-mail

Economie