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Economie

Crise économique : à quand l’éclairci ?Le pays va mal. C’est une chanson qui ne plait pas au pays des camarades. Ils veulent de la peinture, quelque artifice sur une réalité qui crève les yeux: le pays est mal géré et la prédation des camarades, a conduit au marasme, disons aussi, au chaos. Surprise au lendemain de sa victoire trafiquée, la Renaissance écarquillant les yeux, comme si elle portait des verres déformants, presque étourdie par les signaux rouges qui clignotent dans tous les secteurs de la vie nationale, semble se réveiller d’un cauchemar. Peut-être, n’y a-t-il que la mendicité qui connait un rebond, tant les rues et les carrefours sont encombrés, par des mendiants, enfants et vieux, hommes et femmes que la misère a poussés à ne plus avoir besoin de préserver un honneur. L’école est à terre. Le sursis des syndicats enseignants et estudiantins qui n’est visiblement qu’une stratégie, ne vise qu’à mettre le gouvernement devant ses responsabilités, refusant de lui donner l’occasion de se justifier, parce que des partenaires auraient fait le choix de bloquer une rentrée parce qu’ils ne seraient plus patriotes. On lui refusa cette aubaine, et alors que les moyens ne sont pas là, les enseignants et les scolaires acceptèrent de reprendre les chemins de l’école, car ayant compris que leur force c’est aussi dans l’effectivité de la rentrée. Et à ce niveau, le gouvernement risque de tomber dans son piège. Ses partenaires l’attendent au tournant et sans doute devra-t-il tourner…

On avait crié que les fournitures sont dispatchées à travers le pays, mais à Niamey si proche, on ne verra rien. Du moins presque. Dans certaines écoles, les enfants du primaire n’ont reçu qu’un seul cahier et pour ça, que ne fut pas le bruit d’un Marthé venu pour faire le procès de l’école. Les activités commerciales, du fait de la morosité économique ambiante et du déguerpissement sauvage, bat de l’aile. Les marchés sont timides et les affaires ne marchent plus si ce n’est d’accepter souvent de vendre à crédit et de survivre au gré et au rythme des paiements réguliers par tranches dérisoires d’une clientèle appauvrie. Le trésor national ressent la gravité de la crise financière et ce avant qu’on ne chante « Taayi taouri ». Mais la situation ne s’arrange pas et depuis peu, l’on parle d’un degré supérieur de la crise financière qui serait alors « Ta dounkoulé ». Les étudiants crient tous les jours dans la rue leur mal-être, bloquant les rues, pour interpeller un gouvernement qui n’a plus de réponse et qui souffre d’être incapable face aux revendications sociales qui s’amplifient chaque jour. Où en est Tahoua Sakola ? Et décembre arrive à grands pas. Pour un budget qui va au-delà de la centaine de milliards, combien a-ton pu réunir aujourd’hui ?

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