vendredi, 16 octobre 2015 14:52

La Fondation Tattali Iyali : Un appui important au développement du système éducatif national

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Depuis plus de quatre  années, la fondation Tattali Iyali intervient dans plusieurs domaines sociaux dont celui de l’éducation. Ainsi, de la réhabilitation et la construction d’infrastructures, à l’équipement en passant par les appuis multiples en faveur de l’éducation, les actions de la Fondation de la Première Dame Dr Lalla Malika Issoufou viennent en appoint à celles des autorités de la 7ème République en vue de redorer le blason de notre système éducatif.

L’une des actions phares a été, la réhabilitation du CEG 2 de Niamey à l’occasion de la célébration de son cinquantenaire. Ce collège créé en 1965, l’un des plus anciens de la capitale, était jusqu’à alors dans un état de dégradation avancée. Les salles de classe ne répondaient plus aux standards pour un enseignement de qualité, les autres infrastructures non moins nécessaires pour les apprentissages étaient inexistantes. Cette situation,  a touché la Première Dame, elle-même ancienne élève de ce collège.


C’est ainsi que la Fondation Tattali Iyali a pris en charge, les travaux de rénovation de ce CEG. Les salles de cours, les laboratoires, les aires de sports ont été  entièrement reprises. Aujourd’hui, cet établissement est devenu méconnaissable tant le changement est important. La bibliothèque et l’administration du collège ont été par la même occasion dotées. Le millier d’élèves issus des différents quartiers de Niamey, ont retrouvé un cadre d’étude et d’épanouissement approprié.


Mieux, la Fondation Tattali Iyali s’est mise dans la logique des autorités notamment en matière de construction d’infrastructures. C’est ainsi que la fondation de la première dame Dr Lalla Malika, a obtenu avec l’un de ses partenaires, en l’occurrence l’Ambassade du Pakistan au Niger, un projet pour la construction de 80 établissements à travers le pays. Le lancement des travaux de construction de la toute première école a été donné le vendredi 9 octobre 2015 dans le village de Doubou Yindi dans le département de Tanout. D’après le plan, cette école sera entièrement clôturée et comptera 4 salles de classes, une salle des professeurs, des latrines, un logement pour le directeur et un logement pour le gardien. Elle est baptisée ‘’Ecole Malam Djataou’’ du nom d’un illustre marabout et oncle du Chef de l’Etat.


Le même jour, Dr Lalla Malika Issoufou a donné le coup d’envoi des travaux de construction d’un CEG à Maja toujours dans le département de Tanout dans le cadre du même projet.
Ce collège est baptisé ‘’CEG Halima Ousmane’’ du nom de la mère du Chef de l’Etat. A côté de la réalisation d’infrastructures, la fondation Tattali Iyali intervient dans les équipements et la promotion de l’usage des technologies de l’information et de la communication (TIC) dans les écoles et par les jeunes en général. C’est ainsi que des dizaines d’ordinateurs ont été mis à la disposition des établissements scolaires et des centres de jeunes à travers le pays par la Première Dame. Il faut mettre dans le même panier l’installation des classes dites ‘’intelligentes’’ dans certains établissements de la capitale pour promouvoir, le e-enseignement.


L’autre sujet d’intérêt pour la fondation de la première Dame, c’est la scolarisation des filles. Dans toutes ses interventions, la fondation Tattali Iyali sensibilise les populations sur l’importance de l’éducation en particulier pour les filles. C’est ainsi que des actions indirectes sont menées par la fondation en direction des populations. A ce titre, la première Dame a mis à la disposition des populations des moulins à grain, et des forages, avec comme objectif d’alléger les tâches ménagères aux femmes et permettre aux jeunes filles d’aller à l’école.
Dr Lalla Malika Issoufou parraine aussi des événements pour encourager l’enseignement, les enseignants et les élèves. C’est le cas de la journée de l’enseignant à l’occasion de laquelle des prix sont attribués aux meilleurs enseignants et élèves ainsi qu’aux personnalités pour leurs contributions au développement du système éducatif national.
Siradji Sanda(onep)

 

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Forum de haut niveau des Premières Dames sur l’Education : Doter les enfants du monde de ressources dont ils ont besoin pour réaliser leur plein potentiel
A l’occasion de la 70eme Session ordinaire de l’Assemblée Générale des Nations Unies qui s’est tenue à son siège à New York aux Etats Unis d’Amérique,   les Premières Dames des pays membres de l’ONU, ont participé au Forum de haut niveau sur l’Education.  
La  ministre des Enseignements Secondaires Mme Bety Aïchatou Habibou Oumani représentante de la Première Dame du Niger Dr Lalla Malika Issoufou a activement pris part aux travaux dudit forum.
Le Forum de Haut niveau des Premières Dames a été organisé par US Federation for Middle East Peace et United Federation For Peace and development, deux (2) organisations  travaillant dans le but d’amener les décideurs à considérer l’Education comme un droit fondamental pour tous les enfants.  Ces deux organisations ont partagé cette conviction lors du Sommet d’Oslo sur l’Education pour le Développement et le Forum mondial sur l’Education de 2015. Au cours de ces rencontres, un accent particulier a été mis sur  l’Education comme maillon essentiel et incontournable pour le développement du potentiel humain.
Il est important de souligner que les rapports de l’Organisation des Nations Unies pour l’Education, la Science et la Culture (UNESCO), révèlent qu’il y a 57 millions d’enfants et 63 millions d’adolescents à travers le monde qui n’ont pas eu accès à l’éducation, qui est pourtant un droit fondamental.
Ces deux organisations sont convaincues qu’un meilleur futur à travers l’Education est possible grâce à une  forte implication des Premières Dames.
Ce Forum a  pour objectif de développer des stratégies pour les bureaux des Premières Dames, et de doter les enfants du monde  de ressources nécessaires dont ils ont besoin pour réaliser leur plein potentiel.
Outre les Premières Dames, ce forum a enregistré la participation des universitaires, des membres des organisations de la société Civile, des Agences du Système des Nations, des ONG, et autres  organisations internationales.
Dans la communication qu’elle a présentée à cette occasion, la ministre Bety Aïchatou Habibou Oumani a tout d’abord transmis aux participantes, les chaleureuses salutations du Dr Lalla Malika Issoufou Mahamadou 1ère Dame du Niger, Présidente de la Fondation Tattali Iyali qui, pour des raisons de calendrier chargé, n’a pas pu effectuer le déplacement de New York.
Elle a ensuite présenté la Fondation Tattali iyali qui signifie littéralement ‘’prendre soin de la famille’’ créée en Octobre 2011. De par ses missions, la Fondation Tatali Iyali accompagne la politique du pays dans le domaine de l’assistance aux personnes vulnérables particulièrement les femmes et les enfants. Les actions d’assistance et d’éducation de la fondation Tattali Iyali viennent en complément aux efforts du gouvernement dans la recherche d’un mieux être des Nigériens particulièrement celui des jeunes a notifié Mme Béty Aïchatou Habibou
Oumani. Elle a en outre ajouté que notre pays comprend une population très jeune, avec 56,5% d’enfants  de moins de 15 ans. C’est pourquoi, il faut assurer le bien être social, à savoir la santé, une bonne alimentation et une meilleure éducation pour espérer en faire des    responsables de demain. Cela, dans un contexte caractérisé depuis bientôt cinq ans par une insécurité dans notre sous-région consécutive aux actions néfastes des différentes organisations terroristes et par une insécurité alimentaire liée aux changements climatiques» a-t-elle déclaré.
 A ces difficultés régionales, il faut ajouter des contraintes internes notamment, la persistance des disparités en matière de couverture scolaire entre les zones urbaine et rurale et entre filles et garçons ; la faible qualité des enseignements/apprentissages ; la faible qualification des enseignants (environ 79% de contractuels) ; le faible déploiement du dispositif de formation professionnelle et technique; le faible développement de l’enseignement supérieur.
Pour faire face à toutes ces difficultés, le gouvernement a élaboré en 2012 une lettre de politique éducative assortie d’un programme sectoriel d’éducation et de formation (PSEF), deux instruments s’inscrivant dans la Stratégie de Développement Durable et de Croissance Inclusive (Niger/2035). La représentante de la Première Dame a noté que le PSEF a pour but de mettre en cohérence les différents segments du système éducatif nigérien par la mise en œuvre d’une stratégie globale prenant en charge tous les ordres et aspects du système éducatif. Il englobe ainsi le préscolaire, l’Enseignement primaire, les Enseignements secondaires, l’Enseignement professionnel et technique et l’Enseignement supérieur.
Elle a par ailleurs  souligné, qu’au plan stratégique,  le PSEF vise à réduire de manière  substantielle les disparités en vue d’améliorer l’accès des filles et des garçons à l’école et de combler les écarts entre les régions par l’augmentation de l’offre éducative dans les zones rurales défavorisées et porter une attention particulière aux enfants des zones nomades, ceux en situation de handicap ou affectés par les conflits.
C’est pourquoi, elle a tenu à faire une mention spéciale aux enfants de Diffa, région constamment victime  des exactions de la secte obscurantiste Boko Haram, rendant difficile la fréquentation des écoles. Mais, grâce aux moyens mobilisés par le Gouvernement et ses partenaires, mais aussi et surtout leur  volonté et leur courage et le courage de  leurs parents, les enfants de Diffa et les quelques 30 000 enfants du Nigeria ayant trouvé refuge dans la zone ont pu poursuivre leur scolarité.
La ministre des Enseignements Secondaires Mme Bety Aïchatou Habibou Oumani a rappelé  que le Président de la République SE Issoufou Mahamadou accorde une impiortance toute particulière à l’éducation au regard de son rôle prépondérant  dans le développement économique et social du Pays. C’est  dans ce cadre qu’il s’est  engagé à allouer 25% des ressources de l’Etat à l’éducation. Les principaux objectifs de cet engagement  du Chef de l’Etat  consistent entre autres à rendre la scolarisation obligatoire et gratuite  jusqu’à l’âge de 16 ans; à construire 3.000 classes en matériaux définitifs par an soit 15 000 pendant les 5 ans de son mandat ; à recruter 2.500 enseignants à la fonction publique par an ; porter la proportion des bacheliers pour une même génération d’âge à 10% ; à  porter la part des effectifs de l’enseignement professionnel et technique de 8% à 25% de ceux de l’enseignement de base en 2015; à soutenir la recherche fondamentale et la recherche appliquée et les adapter aux besoins de l’économie.

La ministre Bety Aïchatou Habibou Oumani devait par la suite préconiser que «Conformément à l’engagement pris par le Président de la République SE Issoufou Mahamadou, le Gouvernement a   déployé assez d’efforts pour assurer l’éducation et la formation des enfants de la Région de Diffa malgré le climat d’insécurité créé par la secte Boko Haram. Malgré l'état d'urgence instauré, le 14 mai 2013, par le Gouvernement du Nigeria dans les Etats de Borno, Yobé et Adamawa, premières victimes. L'hospitalité légendaire des populations Nigériennes en général et celles de Diffa en particulier a permis d'accueillir plus de 100 000 réfugiés Nigérians qu'il fallait sécuriser et éduquer. Le Niger s’est retrouvé avec plus de 30 000 élèves réfugiés à  scolariser ».  Le Ministère des Enseignements Secondaires et ses  partenaires notamment le HCR  ont travaillé d'arrache-pied pour que le cursus scolaire de ces élèves ne soit pas interrompu a-t-elle réaffirmé.
Selon la ministre,  l'Etat du Niger et le HCR ont entrepris le recrutement de 625 nouveaux enseignants et la construction de 107 nouvelles salles de classes pour accueillir ces élèves.  
Les mesures urgentes prises ont permis aux jeunes réfugiés nigérians vivant dans la région de Diffa de renouer avec les classes. Il s'agit d'un enseignement extrascolaire dispensé en anglais qui permettrait aux élèves réfugiés d'avoir la possibilité d'intégrer le système éducatif nigérian lorsqu'ils retourneront dans leur pays d'origine.
 Les cours à distance ont démarré le 12 novembre 2014 avec l'ouverture de quatre (4) centres. Le premier centre a été installé à Diffa avec un effectif de 206 élèves dont 26 filles, un second centre est installé à Mainé Soroa le 13 novembre comprenant  un effectif de 200 élèves dont 50 filles, un troisième centre a été mis en place  à Kabléwa totalisant 80 élèves dont une seule fille, et enfin  le quatrième centre a vu le jour  à Bosso le 20 novembre 2014 avec 96 élèves dont 3 filles.
Ces élèves prennent les cours dans des villas en attendant la finition des constructions des salles de classe. Tous les élèves sont pris en charge par l'Etat avec l'appui du HCR. Mieux, ils sont dotés de kits officiels du Ministère des Enseignements Secondaires plus des sacs d'écolier. Aussi 224 ouvrages et des dictionnaires sont mis à la disposition des élèves.  Pour assurer une formation de qualité aux élèves, chaque centre est équipé de tables, de chaises et d'un jet de produits d'entretien des sanitaires, de matériels pour l'entretien des salles de cours ainsi que des dispositifs de conservation et d'utilisation de l'eau de boisson.

Les 9 disciplines du programme secondaire nigérian sont enseignées par 20 enseignants qui ont reçu une formation de renforcement de capacités. La première évaluation fut organisée sous la supervision de l'inspection pédagogique régionale de Diffa. .
La ministre des Enseignement Secondaires représentante de la Première Dame Dr Lalla Malika Issoufou Mahamadou a, en conclusion réaffirmé l’engagement de la Fondation Tattali Iyali à accompagner le gouvernement du Niger dans ses efforts en vue d’assurer l’éducation des enfants nigériens.

Issoufou GUERO MAE/C/IA/NE

16 octobre 2015
Source : http://lesahel.org/