vendredi, 16 octobre 2015 14:55

Analyse sur l’éducation : Où va l’école nigérienne ?

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Ecole Nigerienne 02L’école nigérienne fait face à des défis importants. Dans cette analyse, le macroéconomiste Noufou Insa, Coordonnateur de la Cellule d’Analyse et de Prospective en Développement (CAPED), donne un aperçu global des défis auxquels fait face le système éducatif nigérien. Ces défis, estime-t-il n’épargnent aucune facette de l’édifice scolaire.

Des infrastructures à l’évaluation du système en passant par l’équipement, les acquis scolaires, la qualité de l’enseignement, le niveau des élèves, les compétences didactiques, la crédibilité des diplômes et la gestion du système, le travail est titanesque si on veut redorer le blason de notre école.
Une analyse rétrospective, nous a amené à regarder au rétroviseur ceux qui ont fréquenté cette école, il y a cinq (05) décennies. S’ils en parlent, « ce système formait et éduquait, disent-ils. Tout fonctionnait avec harmonie. Sans raté ! Les entreprises et les administrations se disputaient les meilleurs et nantis de diplômes fiables”. Il en va autrement aujourd’hui pour l’école de leurs enfants et petits-enfants. Le défi pour l’école nigérienne d’assumer sa fonction de lieu de formation et d’éducation de qualité reste encore de loin relever.

Quelle chance pour l’école nigérienne pour assurer une formation et une éducation de qualité afin de garantir la démocratie et la bonne gouvernance pour un développement inclusif ? Quelles chances l’école nigérienne peut-elle saisir dans un tel avenir ? En même temps quels défis, cette école doit-elle relever pour que le rêve du peuple nigérien, celui de construire et par conséquent, de bâtir un Etat fort et sans pauvreté, devienne une réalité ? Telle est la double question à laquelle nous essayons de répondre dans cet article.

Du désengagement de l’Etat au déclin de l’enseignement de base sur les deux (02) dernières décennies
La problématique de la qualité de l'enseignement de base au Niger est l’une des conséquences fatale du désengagement de l’Etat dans la gestion stratégique du système éducatif national. Cette école qui a enregistré un développement spectaculaire aussi bien sur le plan qualitatif que sur le plan quantitatif entre 1960 et 1990 à partir de la libéralisation ou de la privatisation à outrance, déclenchée par la décision de création d’école privés, l’école nigérienne a été progressivement et demeure fragilisée par une crise profonde dont les indices s’apparentent au déclin de la qualité, aux doutes touchant l’adéquation entre les programmes scolaires et les besoins économiques et sociaux, aux déséquilibre entre l’offre et la demande de services d’éducation, aux déséquilibres supplémentaires entre les possibilités d’emploi et le chômage des diplômés, mais aussi aux écarts continus entre les normes et la scolarisation des zones urbaines et rurales.
La situation actuelle de l’école nigérienne est le résultat de réformes et d’innovations prenant leurs sources dans les politiques et interventions publiques dans le système éducatif circonscrites par des documents  d’orientations sur les long, moyen ou court termes. On peut en citer :
1. la Loi d'Orientation du Système Educatif Nigérien (LOSEN) de 1998;
2.la Lettre de Politique Educative pour la période 2013-2020 ;
3.le Programme Décennal de Développement de l’Education (PDDE 2003-2013).

Selon des analyses menées par monsieur Mahaman Mourtala ABDOU ILLOU, Expert en Economie de la Santé et du Développement à la Cellule d’Analyse et de Prospective en Développement (CAPED), dans le cas du Niger, il apparait une hétérogénéité structurelle des taux de scolarisation selon les niveaux d’étude. Au niveau de l’enseignement primaire, entre 1996 et 2012, ce taux a été multiplié par 2,4 ; passant de 29% à 71%. Sur la même période, dans l’enseignement  secondaire, il est multiplié aussi par 2,4 et passe de 6,7% à 15,9%. Ainsi, si de plus en plus d’enfants sont scolarisés au primaire, seule une proportion relativement restreinte atteint le cycle supérieur. Le constat est plus marqué lorsque l’on considère l’enseignement supérieur où le taux de scolarisation est resté en dessous de 2%.
La baisse exponentielle du taux de scolarisation constatée lorsqu’on passe progressivement de l’enseignement primaire au supérieur met en évidence une forte déperdition scolaire. Cette dernière agit à son tour négativement sur la durée moyenne de scolarisation.
De la cherté des frais de scolarité à la commercialisation à outrance d’un service régalien de l’Etat !
Le système éducatif nigérien est victime d’un sous-financement chronique, et le niveau des ressources publiques allouées à l’éducation primaire et secondaire est caractérisé par une forte inégalité entre Niamey la Capitale et les autres régions. Les investissements publics au niveau de l’éducation primaire, qui permettent de scolariser de nouveaux élèves, ne sont pas suivis d’un soutien à l’éducation secondaire, ce qui aboutit à un goulot d’étranglement au niveau du système d’enseignement secondaire. Ce dernier est alors incapable de faire face à l’augmentation du nombre d’élèves.
Avec la montée en puissance d’une classe moyenne constituée de jeunes travailleurs et des jeunes entrepreneurs émergeants, l’enseignement privé est en plein essor, bénéficiant ainsi de la hausse de la part du budget des ménages allouée à l’éducation des enfants. Ainsi, au Niger, le taux d’élèves scolarisés dans les écoles privées avoisine les 40%. Les établissements privés sont par conséquent à la recherche de financements privés pour assurer un niveau de services en adéquation avec les frais de scolarité demandés aux parents.
La hausse des frais de scolarités des écoles privées et leur attractivité croissante auprès des familles a fortement accru la rentabilité des investissements dans l’éducation privée. En pratique, les institutions éducatives privées se financent auprès des établissements bancaires, ou bénéficient de l’injection de capitaux propres par des investisseurs privés.
La privatisation du système éducatif nigérien pourrait entraîner une réelle amélioration de la qualité des services éducatifs. Mais un système à deux vitesses  aboutissant à la dégradation de l’enseignement public et un afflux massif vers l’éducation privée, au lieu de créer une véritable complémentarité entre les deux secteurs, l’éducation privée, n’est pas stimulée par une obligation de réussite conduisant ainsi à la fuite des inscriptions à l’école publique et la disparition progressive de la concurrence entre les établissements, ce qui se traduit par une dégradation de la qualité et l’inadéquation entre l’offre éducative des enseignements supérieurs et professionnels et les besoins du marché du travail.
Toutefois, le processus de privatisation de l’éducation au Niger devrait s’accompagner d’une régulation publique efficace, veillant entre autres au respect des programmes scolaires, à la qualification des enseignants et aux dérives liées à des écoles entièrement tournées vers le profit. Des récentes études ont démontré qu’entre 1990 et 2014, les frais de scolarité annuelle d’un élève au collège est passé en moyenne selon les écoles de quatre vingt mille (80 000) à trois cent soixante mille (360 000) FCFA, soit une croissance de plus de 350% en 24 ans.  La marchandisation des diplômes et la baisse du niveau de la qualité de l’enseignement supérieur.  Cette situation interpelle l’Etat à reprendre l’école en main pour une nationalisation stratégique, afin que l’école nigérienne retrouve sa noblesse et sa valeur cardinale. Cette école qui doit relever un certain nombre de défis pour que le rêve du peuple nigérien, celui de construire et par conséquent, de bâtir un Etat fort et sans pauvreté, devienne une réalité.
Que faire, lorsqu’en 2030 la population nigérienne à scolariser serait d’environ huit millions (8 000 000) d’enfants au primaire ?
Noufou Insa, macroéconomiste Coordonnateur de la Cellule d’Analyse et de Prospective en Développement
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La fondation ‘’Guri vie meilleure’’ : Pour une éducation et un enseignement de qualité au Niger
La fondation « Guri vie meilleure » de la Première Dame Hadjia Aïssata Issoufou, fait figure de pionnier dans le combat que mène notre pays pour la réduction de la pauvreté et le bien être des couches les plus vulnérables. Cette fondation a trois axes stratégiques que sont la Santé, l’Education et l’Environnement.  Plaçant l’éducation au cœur de ses préoccupations, « Guri Vie Meilleure» développe un programme  entier d’appui à la promotion de l’excellence. C’est pour atteindre cet objectif et créer une saine émulation de l’excellence au niveau de l’école, que la fondation  a institué ‘’Le prix de l’excellence et du mérite’’, un prix attribué chaque année aux meilleurs élèves dans  chaque région.
Les  meilleurs élèves du primaire,  du secondaire, et de  l’enseignement professionnel des  différentes régions du Niger, sont concernés par ce prix. Cette formidable trouvaille de la fondation de la Première Dame Hadjia Aïssata Issoufou,  cadre parfaitement  avec l’esprit et la lettre du Programme Sectoriel de l’Education et de la Formation (PSEF) qui fixe les grandes orientations de développement du système éducatif du préscolaire au supérieur, en passant par  la formation professionnelle et technique. Le prix de l’excellence et du mérite prend en compte également les enseignants.
D’ailleurs, les lauréats de la  4ème édition du prix d’excellence et du mérite ont été primés le 3 septembre dernier. Ils ont  eu droit  à une réception  au Palais de la Présidence. A cette occasion le Président de la République SE Issoufou Mahamadou s’est adressé aux   lauréats qu’il a tenu à féliciter et  à encourager.
  Après avoir été salués par la Première Dame Hajia Aissta Issoufou, les invités ont   également été  salués par le  Président de la République SE Issoufou Mahamadou. Ensuite, le Président de la République s’est adressé aux élèves venus des quatre  coins du Niger.   «Je voudrais profiter de la présente cérémonie pour vous dire combien je suis fier de vous, fier des résultats que vous avez obtenus pendant l’année scolaire », a-t-il dit aux jeunes élèves. Ces lauréats   sont  les trois meilleurs élèves du primaire, les trois meilleurs élèves des collèges, les trois meilleurs élèves des lycées, les trois meilleurs élèves de l'enseignement professionnel et technique de chacune  des  régions, et aussi  ceux des deux établissements d'excellence du Niger,  que sont  le lycée d'excellence et le collège bilingue de l'amitié Kano- Niger Rabiou Kwankosso de Niamey. «Vous êtes les meilleurs de votre génération, et, c’est pour cela que je voudrai vous féliciter et vous encourager, parce que, comme vous le savez,  notre objectif est de développer la culture de l’excellence dans notre pays. Nous avons besoin de jeunes nigériens bien formés, avec  un corps sain et la  tête bien pleine. C’est sur vous que va se construire l’avenir de notre pays», a-t-il dit aux lauréats qu’il a assuré de son  soutien pour la suite de leurs études. Le Président de la République a aussi tenu à dire aux jeunes que le Niger a   besoin de compétences, d’une jeunesse qui prend pour modèle   les grandes figures intellectuelles qui ont marqué l’histoire du pays. A ce sujet, SE Issoufou Mahamadou a cité l’exemple du Pr Abdou Moumouni dont l’université de Niamey porte le nom,  Ba Boubacar le 1er recteur de cette université, Pr Dan Dicko Dan Koulodo. Le Président de la République a  souhaité aux lauréats une bonne poursuite de leurs études, «Parmi  vous  il y aura certainement des ingénieurs, des médecins, des officiers, les futurs dirigeants du Niger de demain, des ministres,  peut être  des présidents», a-t-il dit sous les applaudissements des lauréats.  
Multipliant les bonnes initiatives en faveur d’une école de qualité, la  fondation Guri Vie Meilleure a mis en place  son projet   PIPT ou ‘’Projet Informatique Pour Tous’’(PIPT). Le PIPT contribue au perfectionnement et  à la professionnalisation des élèves et  étudiants, par la promotion de l’outil informatique dans toutes les institutions scolaires techniques et universitaires ciblées, en vue de réduire la fracture numérique. L’objectif global du PIPT est de mettre à la disposition de 189 établissements des salles informatiques aménagées et équipées. Plusieurs établissements de Niamey et de l’intérieur du pays ont déjà bénéficié des bienfaits de ce  projet.
A l’occasion de la célébration du cinquantenaire du complexe d’enseignement secondaire de Madaoua, la Fondation Guri vie meilleure a dans le cadre de ce projet  mis à la disposition de cet établissement des ordinateurs pour permettre aux élèves un meilleur apprentissage. La représentante de la fondation Mme Barazé Salamatou a  inauguré la salle informatique du CES en présence des responsables de la commune urbaine de  Madaoua ; du proviseur de l’établissement et de plusieurs élèves. En procédant à cette inauguration,  la représentante de la Fondation «Guri vie meilleure » a souligné que les outils informatiques sont aujourd’hui incontournables, car ils permettent aux enfants d’acquérir certaines connaissances surtout que la fondation se bat pour la culture de l’excellence. Ce qui est d’ailleurs en adéquation parfaite avec les priorités des autorités de la 7eme République. ‘’C’est justement la raison pour laquelle nous avons profité de la célébration du cinquantenaire du CES de Madaoua pour apporter notre contribution au rayonnement de l’école nigérienne en général et de cet établissement scolaire en particulier. Cette salle informatique est équipée de 22 ordinateurs ; une trentaine de tables bancs ; des splits  et des chaises. Elle est scindée en deux blocs : une partie pour les collégiens et l’autre pour les lycéens parce que le niveau d’apprentissage n’est pas le même.  L’avantage de cette salle,
a-t-elle expliqué, c’est  la mise en réseau des ordinateurs qui permet ainsi aux élèves et à leurs enseignants d’avoir les mêmes sorties d’écran pour une meilleure assimilation des cours. Outre l’équipement de la salle informatique, la fondation « Guri vie meilleure » a aussi aménagé la bibliothèque du CES de Madaoua en la dotant d’un important lot d’ouvrages pour lesquels la fondation a requis le service d’un professionnel pour faire l’archivage et le classement informatique des documents à  travers un ordinateur. La fondation de la Première Dame Hadjia Aïssata Issoufou multiplie chaque jour les actions toujours plus innovantes les unes que les autres au profit des élèves, de leurs encadreurs, et de l’école nigérienne en général. «Guri vie meilleure » est sans conteste à l’avant-garde du combat pour une école de qualité, une école d’avenir pour le Niger.
Oumarou Moussa(onep)
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Cérémonie officielle d’ouverture de l’école primaire de l’espoir CIMI : Garantir un brillant avenir aux enfants à travers l’éducation
Les Organisations Non Gouvernementales Good Neighbors Niger et JEMED ont procédé, mercredi dernier à Gueriel, plus précisément dans le village de Yawaré, à l’ouverture d’une école primaire de l’espoir CIMI. C’est le directeur de l’Enseignement Privé au Ministère de l’Enseignement Primaire, de l’Alphabétisation, de la Promotion des Langues Nationales et de l’Education Civique, M. Assoumane Amadou qui a présidé cette cérémonie en présence du secrétaire général du 5ème Arrondissement communal de Niamey; du Consul honoraire de la Corée du Sud au Niger ; du directeur de Good Neighbors Niger; des responsables de l’établissement Eau Vive, du chef du département de l’éducation de SIM et de plusieurs invités.
Cette école vient en effet de bénéficier de plusieurs infrastructures pour un coût total d’environ 180 millions de FCFA. Elle comprend entre autres un bloc administratif ; trois (3) salles de classe ; un bloc de 12   latrines ; trois magasins ; un bloc pour servir de foyer féminin ; deux autres pour servir de maisons au gardien et au chauffeur ; la finition d’une partie du mur de l’école ; la réalisation d’un deuxième château d’eau. A ceux là s’ajoutent les travaux d’aménagement de la cour de l’école et la route menant à l’école ; l’installation électrique solaire et la réhabilitation des anciennes classes etc.  
Prenant la parole à cette occasion, le directeur de l’Enseignement Privé au Ministère en charge de l’Enseignement Primaire a félicité et encouragé les ONG Good Neighbors et JEMED pour cette heureuse initiative. La création de cette école primaire CIMI vient combler un vide dans le village de Gueriel, car elle permettra aux filles et aux garçons de ce village et alentours de bénéficier d’une éducation de qualité. Ces infrastructures contribueront selon M. Ousmane Amadou à l’amélioration des conditions de vie et de travail des enseignants et de leurs élèves mais aussi à la qualité de l’éducation dans cette école. Il a enfin invité les bénéficiaires à bien protéger ces importantes réalisations.
Pour sa part Mme Djibo Aïssatou (Consul Honoraire de la Corée du Sud au Niger) a indiqué toute sa satisfaction de procéder à l’ouverture de bâtiment qui abritera l’école de l’espoir CIMI; un joyau construit par le Good Neighbors association Coréenne qui œuvre dans le secteur de l’éducation en partenariat avec  JEMED dans le cadre de l’Objectif du Millénaire pour le Développement. Cette association présente dans plusieurs pays ajoute t- elle participe à  l’éducation des enfants perpétuant durablement l’instruction dans nos villages et hameaux et fait du développement et de la promotion de l’éducation sa devise et son slogan.
Mme Djibo Aïssatou a également souligné quelques actions de l’ONG Good Neighbors notamment la promotion de l’alphabétisation et le rehaussement du taux brut de la scolarisation. Ce qui cadre parfaitement avec la politique du Niger. Elle a enfin rendu un hommage appuyé à M. Roh Jae Kyun dont le noble projet et engagement ont permis de parachever cette œuvre pour les enfants d’un pays africain qu’il connaissait à peine. Pour le responsable de l’école primaire espoir CIMI M. Baik Hyong son école a pour vocation de former les enfants nigériens pour devenir les cadres de demain.
Quand au responsable de l’établissement privé Eau Vive, il a fait un bref historique de la situation de la Corée du Sud qui dit- il a été complètement ravagé par la guerre civile dans les années 50 et qui est devenue 60 ans après la 10ème puissance mondiale. Le développement miraculeux de ce pays était selon Pasteur LIM rendu possible grâce à l’éducation. Il a en outre invité  le Niger à suivre cet exemple afin d’aider un jour à son tour les autres pays. Pour sa part, le directeur de l’Ong Good Neighbors Niger a défini les domaines d’intervention de cette Ong internationale basée en Corée du Sud qui sont notamment l’éducation,  la santé et l’autonomisation des villageois. Cette école est, selon M. Roh Jae Kyun, le fruit de la collaboration entre Good Neighbors Niger et l’Ong JEMED et est soutenue par beaucoup de Coréens notamment la Télévision SBS.

Aïchatou Hamma Wakasso(onep)
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La Fondation Tattali Iyali : Un appui important au développement du système éducatif national
Depuis plus de quatre  années, la fondation Tattali Iyali intervient dans plusieurs domaines sociaux dont celui de l’éducation. Ainsi, de la réhabilitation et la construction d’infrastructures, à l’équipement en passant par les appuis multiples en faveur de l’éducation, les actions de la Fondation de la Première Dame Dr Lalla Malika Issoufou viennent en appoint à celles des autorités de la 7ème République en vue de redorer le blason de notre système éducatif.
L’une des actions phares a été, la réhabilitation du CEG 2 de Niamey à l’occasion de la célébration de son cinquantenaire. Ce collège créé en 1965, l’un des plus anciens de la capitale, était jusqu’à alors dans un état de dégradation avancée. Les salles de classe ne répondaient plus aux standards pour un enseignement de qualité, les autres infrastructures non moins nécessaires pour les apprentissages étaient inexistantes. Cette situation,  a touché la Première Dame, elle-même ancienne élève de ce collège.
C’est ainsi que la Fondation Tattali Iyali a pris en charge, les travaux de rénovation de ce CEG. Les salles de cours, les laboratoires, les aires de sports ont été  entièrement reprises. Aujourd’hui, cet établissement est devenu méconnaissable tant le changement est important. La bibliothèque et l’administration du collège ont été par la même occasion dotées. Le millier d’élèves issus des différents quartiers de Niamey, ont retrouvé un cadre d’étude et d’épanouissement approprié.
Mieux, la Fondation Tattali Iyali s’est mise dans la logique des autorités notamment en matière de construction d’infrastructures. C’est ainsi que la fondation de la première dame Dr Lalla Malika, a obtenu avec l’un de ses partenaires, en l’occurrence l’Ambassade du Pakistan au Niger, un projet pour la construction de 80 établissements à travers le pays. Le lancement des travaux de construction de la toute première école a été donné le vendredi 9 octobre 2015 dans le village de Doubou Yindi dans le département de Tanout. D’après le plan, cette école sera entièrement clôturée et comptera 4 salles de classes, une salle des professeurs, des latrines, un logement pour le directeur et un logement pour le gardien. Elle est baptisée ‘’Ecole Malam Djataou’’ du nom d’un illustre marabout et oncle du Chef de l’Etat.
Le même jour, Dr Lalla Malika Issoufou a donné le coup d’envoi des travaux de construction d’un CEG à Maja toujours dans le département de Tanout dans le cadre du même projet.
Ce collège est baptisé ‘’CEG Halima Ousmane’’ du nom de la mère du Chef de l’Etat. A côté de la réalisation d’infrastructures, la fondation Tattali Iyali intervient dans les équipements et la promotion de l’usage des technologies de l’information et de la communication (TIC) dans les écoles et par les jeunes en général. C’est ainsi que des dizaines d’ordinateurs ont été mis à la disposition des établissements scolaires et des centres de jeunes à travers le pays par la Première Dame. Il faut mettre dans le même panier l’installation des classes dites ‘’intelligentes’’ dans certains établissements de la capitale pour promouvoir, le e-enseignement.
L’autre sujet d’intérêt pour la fondation de la première Dame, c’est la scolarisation des filles. Dans toutes ses interventions, la fondation Tattali Iyali sensibilise les populations sur l’importance de l’éducation en particulier pour les filles. C’est ainsi que des actions indirectes sont menées par la fondation en direction des populations. A ce titre, la première Dame a mis à la disposition des populations des moulins à grain, et des forages, avec comme objectif d’alléger les tâches ménagères aux femmes et permettre aux jeunes filles d’aller à l’école.
Dr Lalla Malika Issoufou parraine aussi des événements pour encourager l’enseignement, les enseignants et les élèves. C’est le cas de la journée de l’enseignant à l’occasion de laquelle des prix sont attribués aux meilleurs enseignants et élèves ainsi qu’aux personnalités pour leurs contributions au développement du système éducatif national.
Siradji Sanda(onep)
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Forum de haut niveau des Premières Dames sur l’Education : Doter les enfants du monde de ressources dont ils ont besoin pour réaliser leur plein potentiel
A l’occasion de la 70eme Session ordinaire de l’Assemblée Générale des Nations Unies qui s’est tenue à son siège à New York aux Etats Unis d’Amérique,   les Premières Dames des pays membres de l’ONU, ont participé au Forum de haut niveau sur l’Education.  
La  ministre des Enseignements Secondaires Mme Bety Aïchatou Habibou Oumani représentante de la Première Dame du Niger Dr Lalla Malika Issoufou a activement pris part aux travaux dudit forum.
Le Forum de Haut niveau des Premières Dames a été organisé par US Federation for Middle East Peace et United Federation For Peace and development, deux (2) organisations  travaillant dans le but d’amener les décideurs à considérer l’Education comme un droit fondamental pour tous les enfants.  Ces deux organisations ont partagé cette conviction lors du Sommet d’Oslo sur l’Education pour le Développement et le Forum mondial sur l’Education de 2015. Au cours de ces rencontres, un accent particulier a été mis sur  l’Education comme maillon essentiel et incontournable pour le développement du potentiel humain.
Il est important de souligner que les rapports de l’Organisation des Nations Unies pour l’Education, la Science et la Culture (UNESCO), révèlent qu’il y a 57 millions d’enfants et 63 millions d’adolescents à travers le monde qui n’ont pas eu accès à l’éducation, qui est pourtant un droit fondamental.
Ces deux organisations sont convaincues qu’un meilleur futur à travers l’Education est possible grâce à une  forte implication des Premières Dames.
Ce Forum a  pour objectif de développer des stratégies pour les bureaux des Premières Dames, et de doter les enfants du monde  de ressources nécessaires dont ils ont besoin pour réaliser leur plein potentiel.
Outre les Premières Dames, ce forum a enregistré la participation des universitaires, des membres des organisations de la société Civile, des Agences du Système des Nations, des ONG, et autres  organisations internationales.
Dans la communication qu’elle a présentée à cette occasion, la ministre Bety Aïchatou Habibou Oumani a tout d’abord transmis aux participantes, les chaleureuses salutations du Dr Lalla Malika Issoufou Mahamadou 1ère Dame du Niger, Présidente de la Fondation Tattali Iyali qui, pour des raisons de calendrier chargé, n’a pas pu effectuer le déplacement de New York.
Elle a ensuite présenté la Fondation Tattali iyali qui signifie littéralement ‘’prendre soin de la famille’’ créée en Octobre 2011. De par ses missions, la Fondation Tatali Iyali accompagne la politique du pays dans le domaine de l’assistance aux personnes vulnérables particulièrement les femmes et les enfants. Les actions d’assistance et d’éducation de la fondation Tattali Iyali viennent en complément aux efforts du gouvernement dans la recherche d’un mieux être des Nigériens particulièrement celui des jeunes a notifié Mme Béty Aïchatou Habibou
Oumani. Elle a en outre ajouté que notre pays comprend une population très jeune, avec 56,5% d’enfants  de moins de 15 ans. C’est pourquoi, il faut assurer le bien être social, à savoir la santé, une bonne alimentation et une meilleure éducation pour espérer en faire des    responsables de demain. Cela, dans un contexte caractérisé depuis bientôt cinq ans par une insécurité dans notre sous-région consécutive aux actions néfastes des différentes organisations terroristes et par une insécurité alimentaire liée aux changements climatiques» a-t-elle déclaré.
 A ces difficultés régionales, il faut ajouter des contraintes internes notamment, la persistance des disparités en matière de couverture scolaire entre les zones urbaine et rurale et entre filles et garçons ; la faible qualité des enseignements/apprentissages ; la faible qualification des enseignants (environ 79% de contractuels) ; le faible déploiement du dispositif de formation professionnelle et technique; le faible développement de l’enseignement supérieur.
Pour faire face à toutes ces difficultés, le gouvernement a élaboré en 2012 une lettre de politique éducative assortie d’un programme sectoriel d’éducation et de formation (PSEF), deux instruments s’inscrivant dans la Stratégie de Développement Durable et de Croissance Inclusive (Niger/2035). La représentante de la Première Dame a noté que le PSEF a pour but de mettre en cohérence les différents segments du système éducatif nigérien par la mise en œuvre d’une stratégie globale prenant en charge tous les ordres et aspects du système éducatif. Il englobe ainsi le préscolaire, l’Enseignement primaire, les Enseignements secondaires, l’Enseignement professionnel et technique et l’Enseignement supérieur.
Elle a par ailleurs  souligné, qu’au plan stratégique,  le PSEF vise à réduire de manière  substantielle les disparités en vue d’améliorer l’accès des filles et des garçons à l’école et de combler les écarts entre les régions par l’augmentation de l’offre éducative dans les zones rurales défavorisées et porter une attention particulière aux enfants des zones nomades, ceux en situation de handicap ou affectés par les conflits.
C’est pourquoi, elle a tenu à faire une mention spéciale aux enfants de Diffa, région constamment victime  des exactions de la secte obscurantiste Boko Haram, rendant difficile la fréquentation des écoles. Mais, grâce aux moyens mobilisés par le Gouvernement et ses partenaires, mais aussi et surtout leur  volonté et leur courage et le courage de  leurs parents, les enfants de Diffa et les quelques 30 000 enfants du Nigeria ayant trouvé refuge dans la zone ont pu poursuivre leur scolarité.
La ministre des Enseignements Secondaires Mme Bety Aïchatou Habibou Oumani a rappelé  que le Président de la République SE Issoufou Mahamadou accorde une impiortance toute particulière à l’éducation au regard de son rôle prépondérant  dans le développement économique et social du Pays. C’est  dans ce cadre qu’il s’est  engagé à allouer 25% des ressources de l’Etat à l’éducation. Les principaux objectifs de cet engagement  du Chef de l’Etat  consistent entre autres à rendre la scolarisation obligatoire et gratuite  jusqu’à l’âge de 16 ans; à construire 3.000 classes en matériaux définitifs par an soit 15 000 pendant les 5 ans de son mandat ; à recruter 2.500 enseignants à la fonction publique par an ; porter la proportion des bacheliers pour une même génération d’âge à 10% ; à  porter la part des effectifs de l’enseignement professionnel et technique de 8% à 25% de ceux de l’enseignement de base en 2015; à soutenir la recherche fondamentale et la recherche appliquée et les adapter aux besoins de l’économie.

La ministre Bety Aïchatou Habibou Oumani devait par la suite préconiser que «Conformément à l’engagement pris par le Président de la République SE Issoufou Mahamadou, le Gouvernement a   déployé assez d’efforts pour assurer l’éducation et la formation des enfants de la Région de Diffa malgré le climat d’insécurité créé par la secte Boko Haram. Malgré l'état d'urgence instauré, le 14 mai 2013, par le Gouvernement du Nigeria dans les Etats de Borno, Yobé et Adamawa, premières victimes. L'hospitalité légendaire des populations Nigériennes en général et celles de Diffa en particulier a permis d'accueillir plus de 100 000 réfugiés Nigérians qu'il fallait sécuriser et éduquer. Le Niger s’est retrouvé avec plus de 30 000 élèves réfugiés à  scolariser ».  Le Ministère des Enseignements Secondaires et ses  partenaires notamment le HCR  ont travaillé d'arrache-pied pour que le cursus scolaire de ces élèves ne soit pas interrompu a-t-elle réaffirmé.
Selon la ministre,  l'Etat du Niger et le HCR ont entrepris le recrutement de 625 nouveaux enseignants et la construction de 107 nouvelles salles de classes pour accueillir ces élèves.  
Les mesures urgentes prises ont permis aux jeunes réfugiés nigérians vivant dans la région de Diffa de renouer avec les classes. Il s'agit d'un enseignement extrascolaire dispensé en anglais qui permettrait aux élèves réfugiés d'avoir la possibilité d'intégrer le système éducatif nigérian lorsqu'ils retourneront dans leur pays d'origine.
 Les cours à distance ont démarré le 12 novembre 2014 avec l'ouverture de quatre (4) centres. Le premier centre a été installé à Diffa avec un effectif de 206 élèves dont 26 filles, un second centre est installé à Mainé Soroa le 13 novembre comprenant  un effectif de 200 élèves dont 50 filles, un troisième centre a été mis en place  à Kabléwa totalisant 80 élèves dont une seule fille, et enfin  le quatrième centre a vu le jour  à Bosso le 20 novembre 2014 avec 96 élèves dont 3 filles.
Ces élèves prennent les cours dans des villas en attendant la finition des constructions des salles de classe. Tous les élèves sont pris en charge par l'Etat avec l'appui du HCR. Mieux, ils sont dotés de kits officiels du Ministère des Enseignements Secondaires plus des sacs d'écolier. Aussi 224 ouvrages et des dictionnaires sont mis à la disposition des élèves.  Pour assurer une formation de qualité aux élèves, chaque centre est équipé de tables, de chaises et d'un jet de produits d'entretien des sanitaires, de matériels pour l'entretien des salles de cours ainsi que des dispositifs de conservation et d'utilisation de l'eau de boisson.

Les 9 disciplines du programme secondaire nigérian sont enseignées par 20 enseignants qui ont reçu une formation de renforcement de capacités. La première évaluation fut organisée sous la supervision de l'inspection pédagogique régionale de Diffa. .
La ministre des Enseignement Secondaires représentante de la Première Dame Dr Lalla Malika Issoufou Mahamadou a, en conclusion réaffirmé l’engagement de la Fondation Tattali Iyali à accompagner le gouvernement du Niger dans ses efforts en vue d’assurer l’éducation des enfants nigériens.

Issoufou GUERO MAE/C/IA/NE
16 octobre 2015
Source : http://lesahel.org/

Dernière modification le vendredi, 16 octobre 2015 18:51