mercredi, 23 décembre 2015 07:10

Formation des points focaux de la Scolarisation des Filles (SCOFI) : Pour une meilleure maîtrise des techniques de calculs des différents indicateurs en milieu scolaire

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La ministre des Enseignements Secondaires, Mme Bety Aichatou Habibou Oumani, a présidé, mardi dernier, au Centre Culturel Oumarou Ganda (CCOG), l’ouverture de l’atelier de formation des points focaux de la Scolarisation des Filles (SCOFI) des régions et départements. C’était en présence des cadres centraux et décentralisés dudit ministère. Il ressort de ces assises que la présente formation doit permettre aux Points focaux SCOFI de connaître leurs rôles, leurs attributions et de maîtriser les techniques de calculs des différents indicateurs en milieu scolaire.

« Cette formation, dans une ambiance empreinte de paix et de convivialité, a pour thème : renforcement des capacités des points focaux SCOFI sur leurs rôles et attributions ainsi que la maîtrise d'indicateurs en éducation » a dit dans son discours, la ministre des   Enseignements Secondaires. Mme Béty Aichatou Habibou    Oumani a par ailleurs, rappelé que cette cérémonie consolidera davantage les importants acquis enregistrés dans le domaine des initiatives en faveur de l'éducation. Et, offrira à n'en point douter, de formidables opportunités dans le cadre de l'accès, et du maintien des élèves du secondaire en général, et des  filles en particulier dans le système éducatif.
Selon, la ministre des Enseignements Secondaires, les autorités de la 7ème  République, ont fait du développement du système éducatif l'une de leurs priorités majeures. Conformément aux dispositions de la constitution du 25 novembre 2010, et de la loi portant Orientation du Système Educatif Nigérien du 1er juin 1998, la dimension de réduction des inégalités et des disparités de genre dans l'accès, et le maintien pour tous les élèves a été prise en compte.  Aussi, les articles 2, 8 et 13 de la LOSEN reconnaissent et garantissent le droit à l'éducation des enfants de 4 à 18 ans sans distinction aucune. Aussi, la Lettre de politique Educative pour la période 2013-2020, stipulent que l'amélioration de l'accès à l'éducation de base dans le contexte de la gratuité et de l'obligation scolaire jusqu'à l'âge de 16 ans doit se faire à  travers plusieurs mesures, dont notamment : La promotion de la scolarisation des filles par la mise en œuvre de la politique nationale de l'éducation et de la formation de la jeune fille.
S’agissant des objectifs contenus dans le Programme Sectoriel de l'Education et de la Formation (PSEF), ou encore de la stratégie nationale pour la scolarisation des filles, la ministre des Enseignements Secondaires a entre autres relevé le volet de l'accélération de l'accès, et du maintien des filles dans tous les cycles de l'éducation et de la formation. «L'enseignement secondaire a très peu bénéficié des appuis apportés par les partenaires dans le cadre de la mise en œuvre du Programme Décennal de Développement de l'Education (PDDE) », a-t-elle souligné.
Ces  indicateurs se présentent comme suit en 2013-2014: les effectifs des filles scolarisées au collège représentent 41,06% des effectifs globaux contre 58,93% pour les garçons tandis qu'au lycée, ils ne représentent que 32,1% ; le Taux Brut de Scolarisation des filles au collège est de 21,50% contre 31,10% pour les garçons avec une moyenne      nationale de 26,3%. Pour le        niveau lycée, il est 9,2% pour les garçons contre 4,2% pour les filles avec une moyenne nationale de 6,7% ; le taux d'achèvement au collège est de 16,5% pour les garçons contre 10,9% pour les filles avec une moyenne nationale de 13,7%. Et enfin, au lycée, ce taux est de 6,5% pour les garçons contre 2,9% pour les filles avec une moyenne nationale de 4,7%.
Pour sa part, la directrice de la Promotion de la Scolarisation des Filles, Mme Abdoulye Ramatou, a indiqué que les Points Focaux Scofi, étant une des chevilles ouvrières des différentes stratégies de promotion de la scolarisation des filles au niveau régional et départemental, il faut renforcer leurs capacités, afin qu’ils puissent mieux assumer leurs rôles et attributions. «Pour mettre en œuvre ces différentes articulations de la formation, les animateurs utiliseront l'approche participative à travers des exposés, des travaux en groupes, des restitutions et des discussions en plénière suivies de synthèse », a précisé la directrice de la Promotion de la Scolarisation des Filles.

Samira Sabou(onep)
23 décembre 2015
Source : http://lesahel.org/