vendredi, 02 décembre 2016 23:55

Les parents d’élèves exhortent les acteurs à privilégier le dialogue pour sauver l’école

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S’exprimant sur la crise qui secoue le secteur éducatif national ces derniers temps, le président de l’Association des Parents d’Elèves et Etudiants, M. Ousmane Boukari Gori, affirme que s’il y a trouble, c’est qu’il existe une loi fondamentale qui autorise ce genre de situation. Mais, a-t-il ajouté, si dans un ensemble il est permis à chacun de faire ce qu’il veut, il y a un moment où l’on doit arrêter, car ‘’ la liberté des uns s’arrête là ou commence celle des autres’’.

Il a précisé qu’il y a trois éléments dont l’entente et la compréhension mutuelle conditionnent la bonne marche de l’école : les scolaires, les éducateurs ou enseignants, et les représentants de l’Etat qui représente un tout, à savoir les Ministères en charge de l’Education et le Ministère des Finances.

En outre, a-t-il ajouté, quelle que soient les décisions prises pour régler ce problème, s’il n’y a pas de suivi concret de l’une des parties, l’on ne peut pas arriver à décanter la situation. ‘’Nous pensons, par rapport à ces grèves répétitives, qu’il n’est pas trop tard d’y remédier et que toutes les parties doivent se concerter afin d’arriver à régler ce problème à l’amiable et avoir une issue heureuse pour sauver l’école nigérienne’’, a dit M. Gori Boukari qui pense qu’il faut toujours tenir un langage de vérité, c’est-à-dire de ne pas prendre un engagement qu’on ne peut pas respecter.

‘’C’est ce que nous disons et répétons à chaque fois qu’il se pose ce genre de problème. Donc, ces grèves à répétition ne sont que le fruit du cumul des arriérés des bourses et autres pécules des étudiants et élèves. Il ne faut jamais chercher l’impossible. Mais essayons d’atteindre et d’obtenir ce qui est possible pour arriver à un consensus qui puisse permettre de sauver l’école nigérienne’’.

Pour montrer l’importance de l’Education dans un pays, le président de l’Association des Parents d’Elèves et Etudiants affirme qu’après la sécurité, normalement c’est l’éducation qui doit venir en second lieu. Il a pris l’exemple de la Tunisie qui, a-t-il dit, ‘’a fait de l’éducation son cheval de batail, ce qui fait que si ce pays qui se place aujourd’hui parmi les pays émergents en vue, c’est surtout grâce à l’éducation qui est l’un des premiers moteurs de développement de tout pays qui se respecte’’.

Donc, a-t-il dit, ‘’si l’on ne met pas l’éducation en avant, l’on ne peut pas construire un pays et le faire avancer comme il se doit. La seule solution, c’est de privilégier l’éducation, si l’on veut véritablement et réellement sauver l’école nigérienne. Et nous pensons que cela est possible si toutes les parties prenantes s’engagent à mettre du leur’’.

Zeïnabou Gaoh(onep)

 

03 décembre 2016
Source : http://lesahel.org/