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mardi, 17 janvier 2017 03:43

Rétrospective 2016/ Secteur de l’éducation : Une année scolaire effective malgré les tumultes

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Ecole-Nigerienne-02.jpgImage d'illustrationContrairement à toutes les spéculations relatives à l’effectivité de la rentrée scolaire 2016 au niveau de tous les paliers du secteur éducatif, il a été constaté en général que les élèves, les étudiants et les enseignants ont repris le chemin de l’école au moment indiqué par les départements ministériels concernés. En effet, malgré une conjoncture économique difficile, l’Etat a engagé en 2016 des efforts pour la mobilisation et la mise à disposition du matériel scolaire nécessaire, certains arriérés de salaires ont été épongés. Aussi, plusieurs réunions avec les différents syndicats notamment sur le processus de décentralisation ont permis un fonctionnement académique acceptable.

Le constat général est qu’au courant de l’année écoulée, il a particulièrement été question de rendre effective la décision du Président de la République d'instaurer une école gratuite et obligatoire jusqu'à l'âge de seize ans. A ce titre, l’Etat et ses partenaires ont poursuivi la politique de construction d'infrastructures et leur équipement ; la dotation des écoles en matériels pédagogiques et ludo-éducatifs ; le recrutement d'enseignants contractuels et leur intégration à la Fonction Publique ; et la formation des enseignants sans formation initiale. En outre, sous la conduite du Président de la République, SEM. Issoufou Mahamadou, et du Premier Ministre, SEM. Brigi Rafini, un conseil des ministres avait été convoqué à la veille de la rentrée scolaire 2016-2017. Une large communication et un état des lieux a été fait par tous les   ministères en charge de l'éducation.

Ainsi, avant le mois d'août, toutes les fournitures et tous les manuels scolaires ont été mis en place. Les assises des commissions d'affectation et de placement des enseignants se sont tenues pour que chacun puisse être à son poste aux dates prévues. Dans cet ordre d’idées, le gouvernement a également réitéré sa disponibilité au dialogue vis-à-vis de la communauté éducative dans toutes ses composantes afin de sortir l'école des sentiers battus. En ce qui concerne plus précisément le secteur de l’Enseignement Primaire, de l’Alphabétisation, de la Promotion des Langues Nationales et de l’Education Civique, quelques 3.340.416 élèves étaient recensés sur toute l’étendue du territoire national au terme de l’année 2016. Il s’agit de 2.600.000 élèves du Primaire ; 684 549 du cycle de base II ; et 55.867 de la formation professionnelle et technique. Ces élèves sont encadrés par 84.374 enseignants dont 72.460 enseignants relevant du cycle Primaire, 11.485 du cycle de base II et 429 pour la formation professionnelle et technique.

« Le gouvernement entend   insuffler à notre système éducatif, une nouvelle dynamique tendant à promouvoir les valeurs cardinales du travail bien fait, du mérite, de bonne moralité, d'intégrité, d'éthique et de déontologie, pour faire de l'école, le socle de la renaissance culturelle et de la modernisation sociale, tant souhaitées par le Président de la République, Chef de l’Etat S.E Issoufou Mahamadou. Nous comptons faire de la qualité de l'éducation notre credo en accordant désormais un accent particulier à la formation initiale dispensée dans les Ecoles Normales et à la formation continue des enseignants de terrain» disait à l’occasion de la rentrée scolaire le ministre de l’Enseignement Primaire, de l’Alphabétisation et de la Promotion des Langues Nationales et de l’Education Civique, M. Daouda Mamadou Marthé.

Evoquant le processus de décentralisation engagé dans le secteur éducatif au courant de l’année 2016, il avait particulièrement relevé que cette politique se traduirait progressivement par le transfert concomitant des compétences et des ressources dans les domaines de la construction et l’entretien des jardins d'enfants, des jardins communautaires, des écoles primaires, des centres d'alphabétisation et d'éducation   non formelle ; l’équipement des infrastructures scolaires, des centres d'alphabétisation, des foyers d'éducation non formelle ; l’acquisition et la gestion des fournitures scolaires, des matériels pédagogiques et ludo-éducatifs ; l’élaboration de la carte scolaire ; le recrutement et la gestion des enseignants contractuels.

Pour ce qui est du secteur des Enseignements Secondaires, quelque 110 000 élèves répartis dans 515 Lycées et Complexes d’enseignement secondaire (C.E.S) étaient enregistrés à la fin de l’année 2016. 84 593 de ces élèves relèvent du secteur public. A ce niveau également des mesures ont permis d’équiper une cinquantaine de bibliothèques de collèges ruraux ; de revaloriser l’enseignement scientifique ; d’accentuer la formation continue des enseignants à travers un encadrement de proximité ; de poursuivre et d’intensifier la formation des professeurs de CEG polyvalents dans les institutions de formation et de mettre en application des programmes d’études révisés.

Là aussi, le Ministère des Enseignements Secondaires n’a cessé d’exhorter les différents syndicats d’enseignants de privilégier le dialogue dans la recherche des solutions à leurs revendications. En effet, un cadre de concertation a été créé à cet effet depuis 2014. Concernant les examens du BEPC, les résultats étaient relativement faibles et il y a eu moins de fuite qu’en 2015 où des épreuves s’étaient retrouvées sur les réseaux sociaux. La particularité est que malgré une situation difficile, les élèves de la région de Diffa ont enregistré les meilleurs résultats au BEPC 2016.

Le secteur de l'Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l'Innovation, a été ponctué par des grèves relatives au non-paiement des arriérés de salaires, des allocations et des bourses, en plus de la coupure des primes de recherche. A ce niveau, le ministre de l'Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l'Innovation, M. Mohamed Ben Omar a lors d’un point de presse saisi l’occasion pour tirer la sonnette d'alarme et, indiquer que notre pays ne peut pas continuer sur cet élan. En effet, hormis les frais de scolarité et les frais des œuvres universitaires, le budget alloué pour les bourses est actuellement de 16 milliards. Le cumul de toutes ces dépenses dépasse largement les 20 milliards sur la période d'une année. Tandis que la rubrique de l'aide sociale pour le budget 2016, s'élève à un (1) milliard cinq cent (500) millions. Et le nombre d'étudiants éligibles ne cesse de croitre avec 150.039 nouvelles demandes pour l’année 2016, ce qui gonfle le budget de l'aide sociale à quelque deux (2) milliards, sept cent quatre-vingt-dix (790) millions de Francs CFA.

Au cours des cinq ans à venir, le gouvernement entend, conformément au programme de Renaissance Acte II, et à la Déclaration de Politique Générale du Gouvernement et à travers le Programme Sectoriel de l'Education et de la Formation (PSEF), maintenir le cap en consolidant les acquis évoqués ci-dessus.

Samira Sabou(onep)

17 janvier 2017
Source : http://lesahel.org/

Dernière modification le mardi, 17 janvier 2017 04:22