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Rentrée scolaire 2017-2018 à Agadez Les enfants nomades dans l’attentePlus de trois semaines après la rentrée scolaire 2017-2018, les enfants des nomades et maraichers des communes rurales de la Région d’Agadez sont privés d’un droit primordial qui est l’éducation. Les classes de toutes les écoles des différents villages restent encore fermées faute d’enseignants sur place. Une situation préoccupante pour certains parents et la société civile, quand on sait que déjà dans ce milieu rural, nombreux sont ceux qui restent encore réticents à l’école occidentale.  

Un retard inquiétant

Ce retard de la rentrée scolaire, au niveau de ces écoles nomades des communes rurales de la région d’Agadez, inquiète les parents d’élèves à l’exemple Attan AZORI qui explique : ‘’ Nous sommes inquiets car, ici en ville nos enfants ont repris le chemin de l’école, mais au village, chez moi dans la zone de d’Iferouāne, des proches m’appellent pour savoir pourquoi l’école n’a pas encore repris. Certains parents sont tentés même d’aller avec leurs enfants garçons dans la quête de l’or au niveau des sites de la commune de Tabelot et même Tchibarakatene’’. Ce parent d’élève a également noté que ‘’ dans les médias, on parle d’une rentrée effective. Pourtant, dans tous les villages de l’Aïr, aucune école n’est ouverte. Ces enfants, même si leurs parents sont des pauvres nomades et maraichers, ont quand même droit à l’école comme mes enfants qui sont ici en ville à Agadez. On ignore ce qui bloque cette rentrée’’.

HADIDJITA, un habitant d’un village sous le mont BAGZAN, a également réagit en indiquant ceci : ‘’ L’école est encore fermée. J’ai quitté il y’a deux jours. Les enseignants ne sont pas encore venus. Je veux profiter de mon séjour à Agadez pour essayer de rencontrer le directeur d’école. On nous a dit qu’il est à Agadez. Il attend son argent et les fournitures. Les gens sont intéressés par l’école maintenant. Ce n’est pas comme avant. Le seul problème est le fait qu’au moment où nous, gens de campagne, avons compris l’importance de l’école, on constate que les autorités l’ont abandonnée, surtout dans les villages. Les « Mouché » (enseignants) ne sont pas dans les conditions. Ils ont toujours un problème de salaire’’. Et faisant quelques signes du doigt sur la terre expliquant sa tristesse, elle ajoute : ‘’ Dans les années passés l’enseignant au village est un roi. Il joue un rôle important. De nos jours, même les autorités ne lui accordent aucune importance. Vraiment, ils sont courageux nos enseignants. J’espère qu’ils vont vite aller à l’école. Nos enfants attendent’’

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