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Concours d’entrée à l’école normale de Maradi : 809 candidats aspirants à la carrière d’enseignant

Ils sont cette année au nombre de 809, le nombre de candidats au concours d’entrée à l’école normale d’instituteurs de Maradi.   84 bacheliers sont en lice pour la section des instituteurs et 725 titulaires du BEPC pour la section des instituteurs adjoints. Ces candidats sont repartis dans 19 salles, soit 2 salles pour la première catégorie et 17 salles pour la seconde catégorie. Sur les 84 candidats à la section des instituteurs, on dénombre 22 garçons et 62 filles. En ce qui concerne la section instituteurs adjoints, sur les 725 candidats, on compte 251 garçons et 474 filles. Il faut rappeler également que les filières de formation sont l’enseignement traditionnel et l’enseignement franco-arabe. Tous ces candidats vont concourir dans deux épreuves, à savoir le français et les mathématiques.

Pour le président du jury, M. Kasso Issoufou, tout se passe normalement. Aucun problème de nature à entacher le bon déroulement des épreuves n’a été signalé. Cependant, pour écarter toute possibilité de fraude les candidats qui se présentent sans pièce d’identité se sont vu refuser l’accès aux salles d’examen, ce qui est somme toute compréhensible car l’expérience a montré que beaucoup de candidats se font remplacer par leurs parents ou amis lors de certaines épreuves à différents concours de recrutement. C’est dire que la direction régionale des enseignements primaires de Maradi a voulu traduire dans les faits l’engagement du ministère de tutelle d’assainir le secteur de l’éducation miné par plusieurs décennies de complaisance et de laisser aller.

Quant aux candidats dont certains ne sont pas à leur première fois, les mesures prises cette année pour décourager les fraudeurs sont à saluer, car cela signifie seuls les méritants vont réussir cette fois-ci. Par rapport aux épreuves, les avis restent partagés. Laouali Mahaman Moussa sort juste de l’épreuve de français. Pour lui, l’épreuve a été très facile. Il prend d’ailleurs un certain plaisir à nous expliquer le sujet qu’il a traité. Son souhait est de réussir à ce concours pour subir la formation et aller servir sur le terrain. Avec toutes ces évaluations actuellement à l’épreuve, autant prendre le temps de se former pour éviter de se faire ridiculiser en pleine carrière. A ses côtés une dame du nom de Zahara reste prudente, malgré le caractère abordable des épreuves. Elle estime bien que bien souvent, des candidats échouent même si les épreuves sont jugées faciles. En plus, elle attend de voir l’épreuve de Mathématiques avant de donner un avis définitif. Sinon, dit-t-elle, on risque de mettre la charrue avant les bœufs.

Tous les observateurs s’accordent à relever la rigueur qui prévaut cette année dans l’organisation des examens et concours, d’où l’esprit de mettre un terme aux tricheries et fraudes qui ont jalonné l’histoire récente de notre pays. Pour une fois que les autorités, elles-mêmes, acceptent de s’engager sur cette voie, le devoir des citoyens est juste de leur emboiter le pas en vue d’assainir tous les secteurs et mettre notre pays sur les rails du développement social et économique.

Boureyma Garba (Maradi)

08 septembre 2017
Source : La Nation

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