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L’école renaissante : par Ibricheick

Ecole Nigérienne A l’évidence les autorités actuelles de l’école, ont décidé de prendre le taureau par les cornes et de trouver une solution à la baisse constante du niveau scolaire constatée depuis de nombreuses années. La campagne d’évaluation au niveau national des enseignants devrait, dès la prochaine rentrée scolaire, donner des signes tangibles d’amélioration de l’apprentissage des enfants.
Le Niger est un des rares pays africains à avoir pris la dégradation de l’enseignement à bras le corps. A tout le moins, à avoir pris des mesures qui tout en étant draconiennes ne demeurent pas moins salutaires. Et tous ces démagogues populistes qui en son temps avaient crié au scandale de « licenciements abusifs et massifs », seront les premiers à s’attribuer demain les mérites d’un système scolaire revivifié.
Il était temps, vraiment temps qu’on en finisse avec les incessantes jérémiades qui n’avaient jusqu’là eu pour effet, que de mettre en exergue l’impuissance des responsables de l’école à affronter de face, un problème dont chacun appréhendait la mise en œuvre de la solution.


Maintenant qu’un début de solution a été trouvé, il va s’en dire que l’effort d’assainissement ne doit pas être relâché. Et que l’évaluation qui a ciblé l’enseignement de base devait se poursuivre progressivement à l’échelon supérieur. Car, ils sont également nombreux des titulaires de diplômes aux titres ronflants qui n’ont aucune crédibilité aux yeux de leur propres élèves ou étudiants. Les lycées, collèges et Universités devraient en ce sens concevoir un système d’évaluation propre qui permet de jauger la qualité du diplôme présenté au recrutement. Surtout, comme c’est souvent le cas dans l’enseignement supérieur, où le parchemin a été obtenu dans un pays étranger.
Mieux, un enseignant qui cesse d’apprendre aura tôt ou tard un problème de l’actualisation de son savoir. Autrement dit, lorsque l’on se destine à l’enseignement, il faut soi-même ajuster constamment son savoir, car les connaissances évoluent. Des insuffisances de ce genre sont souvent notées au niveau de l’enseignement supérieur ! D’où le caractère impérieux de faire des publications dans des revues scientifiques.
Car autant au Niger qu’à l’étranger les centres de formation ne s’équivalent pas. C’est dans ce sens qu’on parle de grandes écoles ou d’universités cotées. Si ce critère règle le problème de l’embauche en Occident, sous nos latitude, on a tendance à n’accorder de l’importance qu’aux titres et cela, quelque soient le lieu où les conditions d’obtention !
De ce fait, une véritable renaissance de l’enseignement passe par l’assainissement au niveau des différents échelons.
Ibricheick

13 septembre 2017
Source : La Nation

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