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Construction d'infrastructures universitaires : Une affaire sombre de 2 milliards de F FCA empochés

Construction d'infrastructures universitaires : Une affaire sombre de 2 milliards de F FCA empochés Image d'illustration L'affaire remonte au mois d'aout 2014 avec la pose de la première pierre du projet de construction d'infrastructures universitaires. Quatre Universités du pays sont concernées par ce gigantesque projet, notamment les Universités de Niamey, de Zinder, Maradi et Tahoua. Mais c'est sans connaitre les guristes spécialisés dans le pillage de deniers publics et leurs complices. Plus de trois ans aujourd'hui la réalisation ce projet s'avère un pur mirage. Ce projet de plus de 24 milliards n'a toujours pas pu voir le jour du fait de la gloutonnerie et l'engagement de certains thuriféraires du régime dans l'affairisme et le pillage systématique des ressources publiques. Alors, les milliers d'étudiants nigériens qui avaient fondé espoir sur ces infrastructures doivent se désillusionner. Car les infrastructures prévues dans le cadre de ce projet pour l'amélioration de leur cadre de vie et d'étude ne verront pas le jour Malheureusement pour eux, au Niger, depuis 2011 à aujourd'hui, c'est l'affairisme et le captage systématique des deniers publics qui constituent la constance du système actuel. Ce qui veut dire que les travaux sont restés lettre morte et les deux milliards qui constituent l'apport du Niger ont pris d'autres destinations. Au centre de cette douteuse affaire se trouve une entreprise burkinabé qui aurait pour partenaire une société londonienne du nom de Nathiva Capital. Ces deux sociétés devraient investir en partenariat public privé (PPP) 24 milliards de FCFA pour la réalisation de ces infrastructures et l'apport de l'Etat du Niger serait de 10% soit 2, 4 milliards de ce montant. Ce sont ces 2,4 milliards qui auraient été détournés et les deux sociétés ont disparu dans la nature. Une véritable arnaque qui risque d'éclabousser des princes de la Renaissance en complicité avec des sociétés étrangères.

Adamou
14 octobre 2017 
Source : Le Courrier 

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