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Evaluation des contractuels de 3ème catégorie : 1214 candidats en lice au titre de la région de Maradi

Evaluation des contractuels de 3ème catégorie 1214 candidats en lice au titre de la région de MaradiC’est le dimanche 22 octobre que s’est tenu le second round du test d’évaluation des contractuels de l’éducation. Ce test concerne les enseignants dits de 3ème catégorie, c’est-à-dire ceux admis à subir une formation de 45 jours avant leur seconde évaluation.

A Maradi, ils sont au total 1214 candidats repartis dans deux centres, à savoir l’école normale Bawa Jangorzo et l’école primaire Noma Kaka. A noter que ce second centre compte une extension à l’école Dan Goulbi, pour permettre aux organisateurs de respecter le nombre de 30 candidats par salle d’examen. Cette disposition vise surtout à minimiser les contacts entre candidats au cours des épreuves, donc les risques de fraude.

14 absences ont été signalées, dont une des candidates qui est décédée. Les autres absents sont venus au centre sans aucune pièce d’identité et se sont vus empêcher l’accès aux salles d’examens, conformément au règlement dont lecture a été faite aux candidats au cours de la formation qu’ils ont reçue.

Il faut préciser que les candidats seront évalués en français et en mathématique. Quant aux épreuves, elles portent sur le contenu des modules dispensés lors de la formation. C’est dire que les candidats sont suffisamment outillés pour tirer leur épingle du jeu

Au sortir de la première épreuve, beaucoup de candidats affirment être confiants quant à l’issue de cette évaluation qui leur permettra de rejoindre leur poste, grandis de la formation dont ils ont bénéficié. C’est le cas de Magagi Ibrahim, un enseignant venu de Mayahi pour subir le test d’évaluation. Pour lui, la première épreuve a été très abordable, se rappelant au passage avoir été envoyé au tableau pour traiter un exercice similaire au cours de la formation. Pour lui, comme pour beaucoup d’autres, l’espoir est donc de mise quant aux chances de succès. Même son de cloche chez Hassia Aboubacar, venue de Sabon Machi dans le département de Dakoro. Tout en se réjouissant de ce que les épreuves soient abordables, elle déplore cependant les conditions dans lesquelles certaines de ses amis et elle-même ont dormi la veille, c’est-à-dire à l’air libre, dans la cour de l’école.

Du côté des encadreurs, on se félicite du bon déroulement de la formation, du test d’évaluation ainsi que des moyens que l’Etat a dû mobiliser pour prendre en charge les enseignants pendant toute la durée de la formation.

Mais depuis quelques jours, de plus en plus de voix s’élèvent pour dire que ce test n’est que de la poudre aux yeux. Pour certains, l’Etat voudrait se débarrasser de cette 3ème catégorie et que seuls 15 à 20% seront retenus au terme de cette seconde évaluation.

Saley Souley Illa est cadre du ministère de l’enseignement primaire. Il est l’un des deux superviseurs envoyés à Maradi pour suivre aussi bien le déroulement de la formation que celui de l’évaluation. Selon lui, ces rumeurs sont totalement infondées, car si le ministère n’avait pas besoin de ces enseignants, il n’allait pas les mettre en formation ni même organiser une seconde évaluation. Seulement, le ministère a décidé de faire de la qualité de l’enseignement une réalité, ce qui implique forcément un assainissement du secteur. C’est le sens véritable qu’il convient de donner à la démarche du ministère. C’est pour cette raison aussi que les nigériens qui se plaignent toujours de la baisse du niveau des enseignants se doivent de soutenir cette démarche dont l’aboutissement permettra d’assainir non seulement l’éducation, mais également tous les autres secteurs dont l’éducation forme les ressources humaines.

Boureyma Garba (Maradi)

23 octobre 2017
Source : La Nation

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