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Enseignement supérieur : Le SNECS lève son mot d’ordre de grève

Après quelques séries de grèves, enseignants et chercheurs du supérieur reviennent à des meilleurs sentiments. Les choses commencent donc à rentrer dans l’ordre dans les différentes universités du pays.

Dans un communiqué en date du mardi 24 octobre 2017, le Bureau exécutif du Syndicat National des Enseignants et Chercheurs du Supérieur (SNECS) a demandé à ses militants de reprendre le travail dès le lendemain, c’est-à-dire le mercredi 25 octobre 2017. Ce communiqué est la suite du protocole d’accord signé entre le SNECS et le Ministère de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation. Le SNECS dit s’être entendu avec son interlocuteur sur les points suivants : le paiement des salaires et autres droits statutaires dans toutes les universités publiques du Niger ; l’application des textes organiques des universités de Maradi, Tahoua et Zinder adoptés en conseil des ministres du 20 juillet 2017 ; et la sécurisation de tous les sites affectés aux universités publiques du Niger. Lors de son interpellation à l’Assemblée Nationale, il y a deux semaines de cela, le ministre de tutelle des universités, Yahouza Sadissou avait entretenu l’assistance de tous les efforts déployés et toutes les dispositions prises par le gouvernement pour ramener la sérénité dans le monde universitaire secoué par des grèves des enseignants et étudiants. Parlant des arriérés des salaires et des bourses, le Ministre Yahouza Sadissou qui avait reconnu les légitimes revendications de ses partenaires avait édifié l’Assemblée nationale de l’apurement en cours de celles-ci.

Avec la levée du mot d’ordre des enseignants et chercheurs du supérieur, les regards sont à présent tournés vers les étudiants, principalement en direction de l’Union des Etudiants Nigériens à l’Université de Niamey (UENUN). L’Exécutif des Etudiants de l’Université Abdou Moumouni va-t-il adoucir sa position très rigide, lui qui en septembre dernier avait posé sur la table du recteur la nécessité d’un calendrier académique pour mettre un terme aux chevauchements des années universitaires ? Dans sa déclaration en date du 23 octobre 2017, l’UENUN a dénoncé, entre autres, « le payement caméléonien de la bourse du troisième trimestre toujours en cours et le non payement de la bourse de vacances ». Ces propos présagent-ils d’un retour sur le sentier de la guerre ?

Le Niger, faut-il le rappeler, compte aujourd’hui huit (8) universités publiques, à raison d’une université dans chaque chef-lieu des 8 régions que compte le pays. Si l’université Abdou Moumouni de Niamey, la plus vieille dispose d’infrastructures plus ou moins adéquates, les autres sont obligés de squatter dans plusieurs bâtiments publics ou privés pour pouvoir fonctionner. Comme quoi la résolution de tous les problèmes n’est pas pour demain.

Oumarou Kané

26 octobre 2017
Source : La Nation

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