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Université de Niamey : les enseignants chercheurs menacent de débrayer

Université de Niamey : les enseignants chercheurs menacent de débrayerLe lundi 8 janvier 2018, le bureau du Syndicat National des Enseignants et Chercheurs du Supérieur (SNECS) de l’Université Abdou Moumouni de Niamey a animé un point de presse. Au centre de celui-ci, les problèmes qui assaillent l’institution universitaire principalement le retard dans le paiement des salaires.

Le SNECS a-t-il mis sa menace de débrayer à exécution ? C’est en principe ce mercredi 10 janvier 2018 que les enseignants et chercheurs du supérieur entament leur grève de 72 heures si leurs revendications ne sont pas satisfaites. Celles-ci tournent autour du paiement à terme échu des salaires et du retard dans le règlement des fournisseurs de l’Université.

Selon un enseignant à l’UAM de Niamey, depuis l’instauration du compte unique du Trésor, on assiste au retard de paiement des salaires. Jusqu’à ce jour, le mois de décembre n’est pas encore réglé pour les enseignants et chercheurs. « Comment dans ces conditions assurer les enseignements et l’encadrement des étudiants » ; se plaint-on du côté du SNECS.

Si le SNECS joint l’acte à la parole, ce sera le premier débraye au cours de l’année 2018 et le énième de l’année académique en cours. En octobre dernier, les enseignants chercheurs des 8 universités publiques que compte le Niger avaient observé une grève de 72 heures pour exiger le paiement à terme échu de leurs salaires et primes de recherche. A l’époque, le Ministre de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Yahouza Sadissou, interpellé à l’Assemblée Nationale avait annoncé l’engagement de l’Etat à travers la prise de plusieurs mesures allant dans le sens de la résorption des multiples problèmes qui assaillent les étudiants et les enseignants et chercheurs notamment l’apurement des arriérés des salaires et des bourses et l’amélioration des conditions d’études dans les universités publiques.

Selon un membre du personnel administratif et technique, d’octobre à aujourd’hui, des efforts importants ont été déployés par le gouvernement pour résoudre les préoccupations universitaires, mais au regard des problèmes cumulés, il est difficile voire impossible des régler d’un seul coup.

Oumarou Kané

11 janvier 2018
Source :  La Nation

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