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Poursuite du dialogue dans le secteur de l’éducation : La FUSEN maintient le cap et engrange des points

Fusen Gouvernement dialogueEntamé depuis l’an dernier, le dialogue entre le Gouvernement et les syndicats du secteur de l’Education se poursuit. En fin de semaine dernière, la Fédération Unitaire des Syndicats de l’Education du Niger (FUSEN) et son partenaire étatique se sont, une fois de plus, retrouvés pour faire le point de leurs pourparlers. A l’heure des comptes, des grandes avancées.

Sur pratiquement tous les points, objets du protocole d’accord du 13 décembre 2016, et les nouvelles revendications qui sont venues se greffer, les lignes ont bougé. Jusque-là, deux grands engagements du Gouvernement sont restés en suspens. C’est la question de l’immatriculation et de la mise en solde des enseignants nouvellement recrutés à la Fonction Publique des promotions 2012, 2013 et 2014 et l’ouverture d’un nouveau recrutement.

Sur le premier point, il faut noter que l’immatriculation et la mise en solde des enseignants recrutés à la Fonction Publique des promotions 2012 et 2013 est en voie de finalisation. Il ne reste, il ne reste plus que les cas des réclamations à prendre en charge (par exemple 134 au niveau de l’Enseignement primaire sur 346).

S’agissant du gros lot du continent à savoir les 4220 enseignants de la promotion 2014 du niveau primaire, l’option envisagée est, au regard des contingences économiques, de différer leur mise en solde jusqu’en 2019, non sans leur octroyer un traitement pécuniaire avantageux tenant compte de de leur statut de fonctionnaire.

Au nombre des points d’achoppement, seul celui relatif à l’ouverture du nouveau recrutement semble n’avoir pas beaucoup bougé. Mais, même à ce niveau, on note une petite évolution, notamment le processus en cours de la révision des critères de recrutement à la Fonction Publique pour prendre en compte les contractuels atteints par la limite d’âge. A propos justement de ces cas figurant parmi les promotions déjà recrutées, la partie gouvernementale accepte de régulariser leur situation à travers un décret qui sera pris en conseil des ministres.

Concernant les arriérés et le paiement à terme échu pécules des contractuels et la question des incidences financières liés aux avancements et reclassements des agents de l’Etat, on note les évolutions suivantes : Il n’y a plus d’arriérés de pécules, les derniers, à savoir les 12 mois dus aux enseignants contractuels des Ecoles de Formation à l’Action Culturelle (EFAC) ont été épongés ; Le paiement à terme échu des pécules fait l’objet d’une réforme en cours, notamment la centralisation des démarches administratives y afférentes au niveau du Ministère des Finances ; Enfin le Gouvernement marque son accord de principe pour le payement des incidences financières.

Comme on peut le constater, de décembre 2016 à aujourd’hui, les lignes ont sérieusement bougé. « Au niveau de la FUSEN, on est conscient que la partie gouvernementale n’a pas respecté ses engagements souscrits le 13 décembre 2016, encore que le cadre de dialogue est là ; les pourparlers se poursuivent ; et nous sommes en train d’avancer vers la satisfaction des préoccupations de nos militants. La lutte syndicale est une lutte de longue haleine, faite de compromis et requiert beaucoup de maturité, surtout en cette période de pluralité syndicale ; de surcroit quand vous avez en face de vous un interlocuteur animé par des personnalités rompues sur les questions de stratégie syndicale » ; dixit un animateur de la FUSEN.

Pendant que les lignes bougent du côté justement de la FUSEN, que se passe-t-il dans l’autre dynamique des syndicats du secteur de l’éducation, à savoir la CAUSENiger/SYNACEB ? Ici, on semble camper sur sa position, celle de la rigidité syndicale. Autrement dit, les négociations sont au point mort avec la synergie CAUSE-Niger/ SYNACEB. Et, c’est le surplace.

Oumarou Kané

12 février 2018
Source : La Nation

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