Réunion annuelle des cadres de l’enseignement primaire : Faire de la qualité de l’enseignement une réalité au Niger !

 L’amphithéâtre de l’université Dan Dicko Dankoulodo de Maradi abrite depuis le 20 février 2018, ceci pour 48 heures, les travaux de la rencontre annuelle des responsables des structures centrales et déconcentrées du ministère de l’Enseignement Primaire, de l’Alphabétisation, de la Promotion des Langues Nationales et de l’Education Civique. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre des échanges réguliers entre les responsables de toutes ces structures et vise à dresser le bilan des actions menées et de faire des projections pour les années à venir. La cérémonie d’ouverture de cette rencontre annuelle dont le thème est : « quelle gouvernance après l’évaluation des enseignants contractuels ? » était placée sous la présidence du Ministre de l’enseignement primaire, Dr Daouda Mamadou Marthé, en présence des autorités administratives et coutumières de la région de Maradi. Plusieurs interventions ont marqué cette cérémonie.

Après la Fatiha d’ouverture, c’est d’abord le maire Ayouba Moussa, président du conseil de ville de Maradi, qui plantera le décor à travers son mot de bienvenue au ministre et à sa délégation, ainsi qu’à l’ensemble des participants à cette rencontre. Ayouba Moussa devait se féliciter surtout de ce que la présente rencontre se tienne dans un contexte marqué par le transfert effectif des compétences et des ressources au profit des collectivités territoriales. Celles-ci deviennent de fait des acteurs de premier plan dans l’atteinte de la qualité de l’éducation telle que prônée par le gouvernement de la République du Niger.

Le gouverneur de la région de Maradi, Zakari Oumarou, après avoir remercié le ministère de l’Enseignement Primaire pour le choix porté sur son entité administrative pour abriter les travaux de cette importante rencontre, a salué la volonté du ministre Daouda Mamadou Marthé de faire de la qualité de l’éducation une réalité comme le prouve sa décision courageuse d’organiser le test d’évaluation des enseignants contractuels, test dont les résultats ont du reste conforté le ministre dans sa décision. Cette volonté du ministre s’inscrit dans la vision clairement affirmée par les autorités de la 7è République de bâtir un pays de paix, de prospérité et de paix grâce à une formation efficiente du capital humain. Au regard notamment de la qualité des participants, le gouverneur Zakari Oumarou s’est dit très optimiste quant à l’atteinte des objectifs assignés à cette rencontre de Maradi.

Pour sa part, le ministre de l’enseignement primaire, de l’alphabétisation, de la promotion des langues nationales et de l’éducation civique, a salué l’hospitalité légendaire qui caractérise la population de Maradi, avant de rappeler que durant les deux jours de travaux, les participants à cette rencontre plancheront sur des thèmes pertinents comme l’analyse des résultats issus de l’évaluation des enseignements contractuels craie en main, la promotion de la bonne gouvernance scolaire, les réformes en matière de pilotage du système et la mise en œuvre de la feuille de route de la qualité. Tout en se félicitant de l’organisation du test d’évaluation, le ministre Daouda Mamadou Marthé a cependant déploré les résultats qui en sont issus. En effet, seuls 30% des contractuels évalués ont obtenu une moyenne supérieure ou égale à 10 sur 20. Aussi, devient-il urgent d’entreprendre des réformes courageuses qui permettront d’extirper du système éducatif tous ceux qui y sont entrés par effraction. C’est dire ainsi que les recrutements fantaisistes doivent impérativement cesser pour faire place au mérité. Désormais, dira-t-il, « ne doit plus être enseignant qui le veut, mais qui le peut ». Enfin, s’agissant de la juste répartition des enseignants sur toute l’étendue du territoire national, le ministre Daouda Mamadou Marthé a précisé qu’elle nécessite un reploiement des ressources. Si la majorité de la population nigérienne vit en zone rurale, cette des effectifs enseignants se trouve hélas dans les centres urbains. Or l’éducation est un droit pour tous les enfants du pays. Ainsi, à l’image de Niamey, les autres régions du pays devront procéder, sur des bases objectives, au redéploiement des effectifs.

Garba Boureyma  

21 février 2018
Source : La Nation

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