Cérémonie de remise des lettres d’assurance qualité aux institutions de l’Enseignement supérieur et de recherche : insuffler une nouvelle dynamique de performance à l’enseignement supérieur

Cérémonie de remise des lettres d’assurance qualité aux institutions de l’Enseignement supérieur et de recherche :  insuffler une nouvelle dynamique de performance à l’enseignement supérieurDans le but d’améliorer la qualité de l’enseignement supérieur au Niger, le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’innovation, M. Yahouza Sadissou, a procédé samedi dernier à l’EMiG, à la remise officielle des lettres d’assurance qualité à toutes les institutions de l’enseignement supérieur et de recherche du pays. tous les recteurs des universités publiques et responsables des institutions publiques et privées ont reçu leurs lettres d’assurance qualité des mains du ministre Yahouza Sadissou en présence de Pr. Nouhou Boureima, point focal assurance qualité et M. djibrin Malam Almadjiri, Secrétaire Exécutif de la Commission Nationale pour l’UNESCO et plusieurs invités.

Dans son allocution lors de la cérémonie consacrée à la remise officielle des lettres d’assurance qualité, le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation a rappelé que depuis les années 1990, l’enseignement supérieur est marqué, dans notre pays, par une expansion rapide des effectifs du sous-secteur et une diversification des formations. «Cette expansion est liée à l’élargissement de la carte universitaire avec la création des universités publiques dans les chefs-lieux des régions du pays », a-til expliqué. Dans un pays où le nombre d’étudiants ne cesse de croitre, le secteur de l’enseignement supérieur et de la recherche reste marqué par une réponse assez faible à la demande sociale. Selon M. Yahouza Sadissou, cette situation est la conséquence de multiples contraintes qui entravent le développement de ce secteur, notamment celui de l’enseignement supérieur et de la recherche.

« Il s’agit en particulier, de l’insuffisance de l’offre de formation liée à l’insuffisance qualitative et quantitative des personnels enseignants et du personnel d’appui ; de la faible capacité d’accueil des institutions de l’enseignement supérieur et de la recherche ; de l’inadéquation du programme de formation et de l’offre d’emploi ; du sous financement du soussecteur et de la faiblesse de la gestion de l’IESR », a déploré le ministre de l’Enseignement supérieur. Aussi M. Yahouza Sadissou a précisé avec l’augmentation des nombres des fournisseurs publics et privés pose avec acquitté le défi de la qualité de formation pour l’institution de l’enseignement supérieur. «L’expansion du sous-secteur intervient dans le contexte du système LMD dans lequel le Niger s’est engagé depuis 2010 en application de la directive de l’UEMOA » a-t-il ajouté.

La nouvelle stratégie éducative du Niger place l’amélioration du système éducatif au centre des préoccupations majeures de la politique nationale du développement économique et social du pays. « Cette vision est déclinée à travers les cadres nationaux et sectoriels de planification, notamment le Plan de Développement Economique et Social (PDES 2017-2021) et le Programme Sectoriel pour l’Education et de Formation (PSEF 2014-2024) et dans tous les plans de politique du développement du Niger », a-t-il dit. Pour sa part, le Professeur Nouhou Boureima, point focal assurance qualité, a salué l’initiative du Ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, quant à la mise en place d’un outil qui permet de bien gérer la qualité de l’enseignement supérieur et de la recherche au Niger. Le Secrétaire Exécutif de la Commission Nationale pour l’UNESCO, M. Djibrin Malam Almadjiri, a précisé quant à lui que dans le souci de rendre effective la qualité de l’enseignement supérieur au Niger, l’UNESCO en partenariat avec le CAMES et la Chine, principal partenaire financier du Niger dans la recherche de la qualité dans l’enseignement supérieur, ont convenu avec les autorités nigériennes de la nécessité de la création d’une structure nationale qui sera chargée entre autres de l’application des textes nationaux et internationaux en matière de l’assurance qualité dans le domaine de l’enseignement supérieur au Niger. « L’UNESCO pour sa part veillera d’une part, à l’accompagnement de cette agence dans ses activités et d’autre part au suivi et à l’évaluation périodique du niveau de mise en oeuvre des textes législatifs et réglementaires sur la qualité de l’enseignement supérieur au Niger», a-t-il conclu.

Abdoul-Aziz ibrahim Souley

12 mars 2018
Source : http://lesahel.org/

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