Zinder : L’enseignement secondaire à Dungass

La direction départementale des Enseignements Secondaires de Dungass a été créée en 2015. Elle couvre 13 établissements d’enseignement secondaire dont 12 établissements publics et un Complexe secondaire privé. Au nombre de ces établissement, on compte deux CES, notamment un CES traditionnel et un franco-arabe, a souligné M. Abdourahamane Harou, directeur départemental des enseignements secondaire. La DDES de Dungass dispose de 16 agents titulaires dont une femme et 60 agents contractuels parmi lesquels 4 femmes.

D’après le DDES de Dungass, les classes de quatre établissements publics sur les douze que compte le département sont construites en paillottes. Il s’agit du CEG de Dan Bourdodo, Dan Bade, Takaye et Baraguina. Il a ajouté que le département comprend également 47 salles de classes construites en matériaux définitifs dont trois sont en mauvais état, 22 en paillottes, 30 latrines dont 9 en mauvais état. Le DDES a indiqué que le département manque d’enseignants dans les matières littéraires, notamment Histoire-Géographie, Français et Anglais.

A cela s’ajoute l’insuffisance des classes construites en matériaux définitifs, en tables-bancs. Toutefois, tous les établissements publics de l’ensemble du département ont bénéficié du soutien de PAEQ en documentation. Concernant les résultats enregistrés au cours des différents examens, le département a obtenu un taux de réussite de 60,9% au BEPC, 9,81% au Baccalauréat. « Le manque d’enseignants qualifiés dans les matières scientifiques a impacté le taux de réussite au baccalauréat », a martelé M. Abdourahamane Harou.

En termes de matériels roulants, la DDES dispose d’un véhicule et de cinq motos pour assurer ses missions. La DDES compte cinq conseillers pédagogiques dont un animateur pédagogique et un seul conseiller pour toutes les matières scientifiques. Le directeur départemental souligne que les entravent se posent à la scolarisation des jeunes filles sont, entre autres, le mariage précoce et l’abandon scolaire. Retenons que le taux de scolarisation des jeunes filles est de 6,68%. M. Abdourahamane Harou a confié avoir intervenu récemment pour décourager le mariage d’une jeune fille en classe de 6e. Il a, à cet effet, mis à contribution, les autorités pour que le mariage puisse être démotivé. Le DDES de Dungass a ajouté également avoir arrêté cinq mariages des jeunes filles qui sont admises à l’entrée en 6eme.

« Lorsque nous constatons l’absence de ces filles, nous envoyons des convocations aux chefs de villages à travers les chefs de canton » a confié le DDES qui précise que la précarité des ménages est due au faible rendement agricole. Ce qui conduit les parents à emmener, avec eux, les enfants en exode. Pour atténuer cette situation, l’Etat attribue des allocations aux enfants issus des couches défavorisées. Ce sont 299 enfants qui bénéficient des allocations. Il y a aussi des filles qui sont soutenues par le Projet Régional pour l’Autonomisation des Femmes pour un Développement Durable (SWEED). Précisons que le département de Dungass est doté de deux cantines scolaires à Gouchi et à Mallawa. D’autres structures se sont manifestées pour accompagner ce genre d’initiative.

Laouali Souleymane Envoyé Spécial(onep)

15 janvier 2019
Source : http://www.lesahel.org/

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