Recherche de la qualité de l'éducation au Niger : Le ministre Daouda Marthé met le cadenas à plusieurs écoles primaires privées

Le ministère de l'éducation nationale vient de prendre une décision de fermeture de plusieurs écoles primaires sur l'ensemble du territoire nationale. Certains acteurs éducatifs parlent même de vingt-deux établissements scolaires privés qui sont concernés par cette décision du ministre Daouda Marthe. Il est reproché à ces établissements, le manque d'autorisation (agrément), ou encore, le non-respect des textes régissant le système éducatif nigérien. Même si, la période choisie par les autorités en charge de l'école nigérienne pour procéder à la fermeture de ces écoles ne suscite aucun commentaire, c'est-à-dire, pendant les vacances, on ne sait toujours pas, si les établissements concernés par cette lourde sanction, ont été avisés très tôt, afin que ces derniers, puissent à leur tour, informer les parents d'élèves Cette décision du ministre Marthé diversement appréciée par les acteurs éducatifs ainsi que les observateurs avertis dudit secteur, a des conséquences énormes, non seulement sur les élèves, mais également, sur le corps enseignant, poussé d'office au chômage.. " Vous savez quoi, les autorités veulent imposer simplement aux populations, la fréquentions unique des écoles publiques, dont la qualité de l'enseignement, reste à désirer. C'est vraiment ça leur ambition, sinon, comment comprendre cette sanction sur des établissements scolaires qui exercent depuis plus de 10 ans dans le pays? Pourquoi avoir attendu tout ce temps si réellement ils sont dans l'informel? Le second aspect, c'est qu'il y a des parents d'élèves qui ont déjà effectué le versement des scolarités de leurs enfants. A qui incombe le remboursement ? A notre avis, pas aux promoteurs des établissements, puisqu'ils ne sont pas responsables, mais plutôt au gouvernement. Pourtant, dans aucune des correspondances adressées aux responsables des établissements radiés du système éducatif, le ministre de l'éducation n'a fait cas de surplus d'élèves, notamment dans les écoles publiques. C'est à cette question de limitation du nombre d'enfants par classe, de la maternelle jusqu'au classes de CM, que le ministre devait s'y pencher ", a indiqué un des fondateurs concernés par la décision de sanction. " Honnêtement je salue la décision des autorités puisqu'il y a trop d'écoles privées au Niger, et chacune fait ce qu'elle veut. Alors, comment parler de la qualité de l'éducation avec des écoles construites n'importe comment sur des terrains de 100 à 200 mètres carrés ?

Des écoles qui ne respectent aucun critère de protection d'élèves et de leurs encadreurs ? Je vous assure j'ai vu une école primaire installée cote à cote d'une station d'essence, vous imaginez les risques auxquels le corps enseignant les élèves et leurs parents sont exposés ? Il faut que les gens cessent de nous divertir pour rien du tout. La question de la qualité de l'éducation, relève de la seule prérogative des autorités. Cette mesure à mon avis, doit s'étendre jusqu'au secondaire, puisque là également, le constat est amer. Il y a trop de laisser aller dans ce secteur ", devait par la suite marteler Abdoul Kader Laouali, acteur de la société civile qui oeuvre dans le secteur éducatif. Il est bien vrai que le secteur éducatif privé nigérien est confronté à un manque de rendement meilleur tout comme celui du public, mais la fermeture brutale de n'importe quel établissement scolaire, nécessite un accompagnement financier et moral. Ce qui permettra aux fondateurs concernés d'éponger certaines dettes et préparer l'avenir. Le soutien moral quant à lui, leur permettra de se sentir encore chez eux, malgré la situation qu'ils traversent. Par Salifou Hachimou 

08 septembre 2019
Publié le 26 août 2019
Source : L'Actualité

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