dimanche, 23 décembre 2012 02:31

Fait divers : la fin du monde a débuté dans une classe de seconde au Niger

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Enseignants AfriqueLe monde aura bel et bien une fin. Pour le croyant, c'est là, une vérité évidente. Mais c'est loin d'un des scénarios catastrophes attribués aux Mayas. Aucun mortel ne peut connaitre ni quand et comment cette fin va arriver. Tout de même, il y a des signes qui ne tromperont pas comme ceux là auxquels ce professeur d'anglais a assisté dans une classe de seconde d'un CES de Niamey.

Nous sommes en décembre 2012 dans une classe de seconde dans un CES de Niamey. Pour ne pas salir l'image de cet établissement qui compte en son sein des milliers d'élèves qui ne cherchent qu'à tracer leur chemin dans la plus grande abnégation au travail et dans le respect de leur règlement intérieur, nous nous garderons de donner son nom. Notre professeur d'Anglais, témoin du " Armageddon ", nous l'appellerons Monsieur Garba. Mais sachez d'avance que ce n'est pas son vrai nom. Donc toute ressemblance à l'histoire qui va suivre n'est que pure coïncidence.

Jusqu'à ce matin du mardi 11 décembre 2012, pour Monsieur Garba, le monde est resté monde. Autrement dit pour lui, rien n'a véritablement changé dans ce Niamey qu'il habite depuis une quinzaine d'années. Pour lui c'est la même routine : l'école, la fada de belotte, ses cours privés, les mêmes assiettes, les mêmes visages, les mêmes beautés et les mêmes laideurs. La rumeur de la fin du monde le 21 décembre prochain, il en a entendu parler mais pour lui c'est du chachacha (du bidon). Pour luimême les signes décrits dans les saintes écritures n'y sont pas encore. Car en ce 2012 encore, les pantalons sont là à se déchirer derrière les jupes et non le contraire. Comme quoi, le germe de la moralité est encore là, plus ou moins intact.

En pénétrant après la recréation de 10 h dans sa classe de seconde pour son cours d'anglais, il ne pouvait imaginer que la fin du monde était si proche et qu'elle allait commencer sous ses yeux. A peine 30 mn de conversation avec ses élèves et c'est le coup de départ du nouvel " bing bang ", annonciateur du début de la désagrégation de la terre. Elles sont cinq (5), les " diablesses " qui ont déclenché le compte à rebours de la fin du monde ce mardi 11 décembre 2012. Comment cela s'est passé. Alors que Monsieur " Good morning " dispensait son cours, 5 filles de sa classe, se levèrent comme à l'unisson, soulevant leurs jupes pour enlever leur culotte. Monsieur Garba et les autres élèves ne verront plus que du feu. Sans dire mot, sans doute tétanisé par le spectacle auquel il vient d'assister, le prof d'anglais de suspendre son intervention, de prendre ses cliques et ses claques et de s'en aller. Il ne prend pas le chemin de la direction mais celui de la porte de l'établissement pour aller à la maison attendant la voix qui dira à l'humanité : " Mesdames et messieurs, rentrez ! L'heure de la fermeture du monde est arrivée ". Il a fallu deux jours pour qu'il se remette de ce à quoi il a assisté. Imaginez la suite : une fois ses esprits retrouvés, il conta sa mésaventure à l'administration, qui convoqua les 5 pucelles en question qui furent sanctionnées. Elles sont connues dans l'établissement sous le nom des " 5 diablesses ". Que Dieu sauve nos enfants !!!

Omar Kané 

23 décembre 2012
publié le 20 décembre 2012
source : Le Courrier

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