mercredi, 26 décembre 2012 20:22

Fait divers : elle tue sa mère dans un incendie

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incendie MaradiOn dit chez nous que le trou de la méchanceté, il faut le creuser court car on ne sait jamais. Hajo en a fait la malheureuse expérience. Hajo est mariée depuis 7 ans à Bouba. Après tout ce temps, ce couple n’a pas d’enfants. Les examens gynécologiques effectués ont montré que la cause incombe à Hajo qui est victime d’un rétrécissement des trompes qui ne permet pas le transport des spermatozoïdes comme il faut.

Malgré les efforts des médecins, cette anomalie n’a pu être corrigée. Un jour, Bouba revient du travail très affligé. Dans sa tête, cette cuisante idée de sa prochaine progéniture. Un collègue de son service a reçu la visite de deux de ses enfants. Bouba les a longuement observé et cela a fin d’attiser son désir de s’assurer une progéniture. Il se place au salon, touchant à peine le plat que Hajo lui a servi. Elle s’installe aux côtés de son mari dans le canapé pour s’enquérir du problème qui le mettait dans cet état. Très affligé, Bouba réussi quand même à lui dire sa préoccupation. Après plusieurs échanges, les deux s’entendent sur l’idée d’une seconde épouse. Hajo accueillit la nouvelle avec joie. Trois mois plus tard, Bouba est à nouveau jeune marié, marié à Habsatou, une jeune fille de 20 ans. Aujourd’hui, cinq ans plus tard, le jeune couple a trois enfants, deux garçons et une fille. Bouba ne jure désormais que par ces trois enfants. Même Habsatou se plaint souvent du fait que Bouba n’a d’yeux que pour les enfants, accordant très peu de temps à elles, ses femmes.

Sur la même lancée, Bouba a fait venir chez lui Fati, la mère de Habsatou pour s’occuper des enfants car, leur mère est inf irmière de son état. Quand Habsatou va au travail, Fati s’occupe des enfants. Cette situation finit par réveiller la jalousie de Hajo qui exige à son mari la présence de sa mère aussi. Ainsi, Dijé la mère de Hajo rejoint le foyer de sa f ille Habsatou. C’est parti pour les intrigues avec la présence de deux mégères dans la maison. Malgré tout, Bouba est resté imperturbable, ne prêtant guère l’oreille ni à l’une ni à l’autre. Sa principale et unique préoccupation restait ses enfants qu’il chérissait sans commune mesure. Et cela crevait les yeux de Hajo et de sa mégère.

Un jour, Hajo, sa mère et ses trois enfants entreprennent un voyage au village pour y passer deux semaines de vacances. Habsatou et sa mégère sont aux anges. Enfin une occasion de rester seules à la maison, d’avoir entièrement à leur disposition Bouba qu’elles mèneraient à leur guise. Surtout, Habsatou se mettait à imaginer plusieurs subterfuges pour que désormais Bouba n’ait plus de regard sur Hajo et sa marmaille à

Il faisait nuit. Après des années de mariage et sous les conseils éclairés de sa mégère, Habsatou a fini par cerner tous les points faibles d’un homme, de son homme Bouba. Sa mère lui a enseigné des choses, elle lui a conseillé des choses, des ingrédients, des aphrodisiaques pour davantage s’attacher l’attention de son homme. Et, en cette occasion, Habsatou a décidé de maximiser les choses.

Cette nuit, les choses se passaient absolument bien, très bien même. En témoignent les bruits des ébats qui émanaient de la chambre nuptiale de Habsatou. La vieille mégère était aux anges, se disant que sa fille finirait par ensorceler définitivement Bouba. Et, discrète, elle quitte la véranda qui lui servait de logis ; il ne faudrait pas qu’au réveil qu’elle soit témoin du regard complice que les deux amoureux allaient se partager en pareille circonstance. Ainsi, elle choisit de se réfugier chez Hajo qui lui a confié la clé de sa chambre en allant au village.

La nuit était profonde. Après avoir vidé Bouba de son énergie et de sa substance, Habsatou le laisse endormi et se dirige vers la chambre de sa coépouse, histoire de mettre à exécution la seconde partie de son plan. Après avoir répandu de l’essence tout autour de la chambre, elle gratte son allumette et lance les flammes. Elle revient se lover dans la poitrine de son mari qui dormait allégrement. Dix minutes plus tard, tout le quartier est alerté par les flammes. De partout les secours arrivent mais le feu ne fait que prendre de l’ampleur. Les sapeurs pompiers, comme à leur habitude, arrivent au moment où les gerbes des flammes commencent à faiblir. Entre temps, Habsatou a remarqué l’absence de sa mère dans la moustiquaire. Elle fait le tour de la maison, la mégère est introuvable. Elle commençait à imaginer le pire quand les sapeurs pompiers retirent du feu un corps tout calciné ; celui de sa propre mère.

Un ami m’a obligé à l’accompagner pour rendre visite à cette femme qui croupit en prison ; moi, je n’en avait aucune envie. Je m’y suis rendu juste pour témoigner de la véracité de ses dires afin de vous les faire partager. Jusqu’où iront les femmes dans leur jalousie ?

BIZO 
26  décembre 2012
publié le 24 décembre 2012
source : Canard Déchaîné