mercredi, 11 septembre 2013 10:40

Prétendue tentative d’assassinat du Président de la République : encore un autre fait divers maquillé ?

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Depuis l’accession du Président Issoufou à la magistrature suprême, on dénombre pas moins de quatre rumeurs qui font état d’assassinat du Président Issoufou. Pourquoi de telles folies quand on sait que l’homme a été démocratiquement élu au suffrage universel. Issoufou n’a tué personne et n’a pas fait de coup d’Etat pour accéder au pouvoir. Pourquoi alors quelqu’un lui en voudrait-il au point de vouloir attenter à sa vie ?

La dernière information qui fait grand bruit aujourd’hui, c’est cette macabre et rocambolesque histoire rapportée par un journal de la place sur une tentative de ‘’wankage’’ (terme qui tire son origine de l’horrible assassinat du Président Mainassara Baré sur le tarmac de l’aéroport de Niamey du temps du président Daouda Mallam Wanké en avril 1999). Selon le journal, des individus auraient planifié l’assassinat du Président Issoufou à son retour de Paris (France) où il était en visite officielle. Tout le monde sait qu’avant son voyage pour la France la situation était des plus délétères suite au départ de la MRN et du retrait de ses ministres du nouveau gouvernement à peine formé du MODEN FA LUMANA, l’allié principal de la mouvance présidentielle et aussi la situation de division au sein du parti de l’opposition, le MND NASSARA. Pour donner une certaine vraisemblance à leur idée de complot, les fabricants de fausses nouvelles ont certainement faire le lien entre cette situation en voulant compromettre les chances du Niger de renouer avec l’instabilité politique.

 

Selon plusieurs analystes de la scène politique nigérienne, il n’y avait vraiment pas le feu. Il s’agirait d’une histoire de trafic d’armes à feu d’un réseau mafieux installé à Niamey avec des ramifications dans certains coins du pays. Le réseau ayant été démantelé, certains pyromanes en ont profité pour dramatiser au maximum l’affaire. Quelques noms de ce réseau circulent déjà et qui auraient été arrêtés et déférés à la prison civile de Niamey. Affaire à suivre …

11 septembre 2013
Publié le 09 septembre 2013
Source :Le Canard Déchaîné

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Dernière modification le mercredi, 11 septembre 2013 10:59