lundi, 06 janvier 2014 22:12

Fait divers : la femme est capable du pire

Évaluer cet élément
(2 Votes)

Le plus souvent, on entend dire que « ce que femme veut, Dieu le veut». Sans paraître par trop misogyne, je dirais que cette boutade mériterait qu’on la révise profondément, ou même qu’on la rejette. Car, figurezvous qu’à fouiller profondément dans la tête de certaines femmes, on y trouverait des choses qui pourraient provoquer la fin du monde. Surtout quand une femme est blessée dans son amour propre. Suivez plutôt l’histoire de Habiba, une femme pas comme les autres.

Toute sa vie durant, Habiba n’a connu qu’un seul amour : Garba, un jeune homme qu’elle a rencontré dans sa plus tendre enfance. Leurs maisons étaient voisines et entre eux, les choses avaient commencé de façon anodine : on les appelait mari et femme depuis qu’ils avaient 8 ans. Et, de simple blague lancée entre les deux familles, Dieu avait décidé de consacrer l’union entre deux jeunes gens qui avaient atteint la majorité sans s’éloigner l’un de l’autre.

Après 10 années de vie conjugale, le couple Garba-Habiba n’avait toujours pas d’enfant. Malgré moult consultations de médecins et même de charlatans de tous les bords, le couple restait infructueux par la faute de Habiba qui ne saurait entretenir une grossesse. C’était alors que le couple décida de prendre à l’unisson une décision des plus courageuses : le divorce. En effet, Garba et Habiba sont tous les deux chrétiens, ce qui leur interdit la polygamie. Alors, pour ne pas gâcher la vie de son mari, en le privant de la joie de voir trottiner dans sa cour un enfant, Habiba a décidé de divorcer d’avec son mari pour lui donner la chance d’en prendre une autre.

Garba épousa Angeline, une jeune expatriée d’origine ivoirienne. Quelques mois après, Angéline tomba enceinte au grand bonheur de Garba. Pendant ce temps, Habiba s’était remariée à un homme qui lui aussi avait eu la révélation auprès des médecins qu’il ne saurait concevoir un enfant et qui s’était séparé de sa femme pour la laisser elle aussi revivre une aventure beaucoup plus heureuse. La première réaction de Garba fut d’appeler son ex femme pour l’informer de la grossesse de sa femme. Au téléphone, Habiba pleura abondamment – de bonheur pour son ex mari – c’était ce qu’elle lui avait fait comprendre. Garba aussi pleura, regrettant cette décision de Dieu de ne lui avoir pas donné la possibilité d’avoir un enfant avec la femme qu’il a aimé plus que toute autre au monde. La vie de Garba a cependant changé avec cette femme Angéline qui se trouve être réellement un véritable ange. La joie d’attendre un enfant d’elle et les soins on ne peut plus méticuleux dont elle entoure son mari lui ont fait oublier définitivement le souvenir de Habiba. Angéline est ce genre de femme qui sait bien entretenir un mari. Quand naquit le petit Joseph dans la famille de Garba, une immense joie s’était installée dans la maison. Garba a même failli perdre son emploi pour ses retards devenus intempestifs à force de trop s’occuper à satisfaire les petits caprices de son enfant avant de se rendre au travail. Garba était réellement aux anges ; il avait fini par faire table rase sur son ancienne femme au profit d’Angéline et son enfant qui lui procuraient un immense bonheur.

Ce samedi matin, malgré les protestations de son mari, Angéline avait décidé de se rendre à une cérémonie de mariage. Garba avait voulu qu’elle restât avec lui pour que tous les deux passassent la journée à cajoler leur petit Joseph. Angéline s’en alla au Foyandi, laissant Garba devant la télévision en proie à de grands remords. Vers dix heures, il s’enferma dabs sa chambre et ne se réveilla que vers treize heures. Il s’étonna qu’Angéline ne fût toujours pas rentrer. Il appela à plusieurs reprises ; en vain, son téléphone ne répondait pas. Garba s’inquiétait de plus en plus. Sin inquiétude grandit quand Habiba, son ex femme l’appela pour lui signifier qu’elle avait rencontré Angéline son épouse. Elle l’informa qu’elle l’avait laissée à la cérémonie. Une heure plus tard, on appela Garba pour lui demander de descendre dare-dare au CSI ; sa femme y était, hospitalisée pour intoxication alimentaire. Toute la journée, on s’activa pour sauver Angéline. On y arriva en fin d’aprèsmidi, après un nettoyage du ventre pour dégager le poison qui avait servi à la tentative d’assassinat. Le coupable fut démasqué trois semaines après : Habiba qui avoua : je voulais la tuer et reprendre mon mari comme il a enfin un enfant. Sacrée femme.

BIZO 

07 janvier 2014
Pubié le 06 janvier 2014
Source : Le Canard Déchaîné

{module 583}