vendredi, 17 janvier 2014 22:14

Fait divers : un mariage à l’arrachée

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Soumaila ne s’attendait pas à un tel événement. Pourtant il en est l’acteur principal. Comment est-on arrivé à cette situation ? Et comment a-t-il accueilli la chose ? Récit d’un mariage à l’arrachée dans les lignes qui vont suivre…

 

La voix du griot laudateur est tombée dans les oreilles de Soumaila comme une bombe. Il ne s’y attendait pas. De même que les témoins de l’événement. Hadjia Rabi et son entourage avaient gardé jalousement le secret. Bien évidemment, la fille en sait quelque chose. Elle a joué le jeu du début à la fin. Soudain, le brouhaha a envahi toute l’assistance avec cette question sur toutes les lèvres : pourquoi Soumaila n’a informé personne de son mariage ? Alors la cérémonie de mariage prit la tournure d’une scène de théâtre avec des conciliabules interminables. Finalement, il finit par accepter la jeune fille et le mariage fut célébré avec bonheur. L’acte posé par Hadjia Rabi a fini même par être salué par l’assistance. Au moment où nous écrivons ces lignes, Soumaila se la coule douce avec Mariama dans le quartier Nouveau Marché de Niamey.

Comment en est-on arrivé à cette situation ? Hadjia Rabi, la mère de Mariama avait surpris une conversation de ses voisins. Soumaila racontait alors l’histoire lamentable de son premier mariage. Il avait tout donné à son épouse et pour toute récompense, il en récoltera l’infidélité, d’où sa peur de se remarier. Et cela fait plus de 12 ans qu’il vit ce célibat. Enfin, le nom de Mariama, la voisine, est lâché dans la causerie amicale, comme quoi elle pourrait faire une bonne épouse. C’est de là qu’est partie l’idée de Hadjia Rabi de mettre Soumaila devant le fait accompli afin de briser la glace dans laquelle il est enfermé depuis fort longtemps. Tout naturellement, elle a pris la précaution de prendre conseils auprès d’un cercle restreint non sans avoir recueilli le consentement de sa fille.

Comme quoi, il faut savoir durer sur cette terre pour tout voir et tout entendre.

Oumarou Kané 

 

17 janvier 2014
Pubié le 15 janvier 2014
Source : Le Hérisson

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Dernière modification le dimanche, 19 janvier 2014 10:15