vendredi, 17 janvier 2014 22:39

Fait divers : une ex-policière soupçonnée d’homicide volontaire

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Une ex-agent de police a été arrêtée le 8 janvier dernier au quartier Niamey 2000 par les services de la Police judiciaire pour meurtre suite à une plainte déposée par la famille de son concubin. L’ex-agent de police qui était déjà impliquée dans une affaire de drogue avait été incarcérée avant de bénéficier d’une liberté provisoire. Selon nos sources, un conseil de discipline était en instance de statuer sur son cas en vue de sa radiation du corps de la Police lorsque cette nouvelle affaire est survenue.

 
La même source précise que l’ex-policière vivait en concubinage avec son homme depuis qu’elle a bénéficié d’une liberté provisoire. Elle aurait tué son concubin avant de dissimuler le corps derrière la concession sous un amas de pneus usagés pour ne pas éveiller des soupçons. Pour expliquer l’absence du défunt, elle se pointa au domicile de ses parents, munie des clefs de son véhicule pour leur signifier qu’il serait parti en voyage et qu’il avait donné instruction de lui remettre son véhicule. En outre, elle aurait demandé à ce que le versement de la location de son camion de transport soit fait à sa mère.

Malencontreuse erreur, car l’ex-policière semble ignorer que le camion en question serait tombé en panne. Face à cette demande et la confusion ainsi créée, et au vu de l’absence prolongée du disparu, la famille alerta la police judiciaire qui n’a pas tardé à « cuisiner » l’ex-policière qui finira par avouer son entreprise macabre.

Cette affaire démontre si besoin est, les limites de la liberté provisoire qui est accordée assez souvent à des personnes ayant commis des forfaits pourtant très graves. C’est le cas de cette ex-policière qui était déjà impliquée dans une affaire de drogue, mais également de certaines personnalités ayant commis des crimes économiques qui se retrouvent en liberté provisoire, narguant les populations qu’ils ont spoliées.

 Le plus affligeant est que cette liberté provisoire se transforme le plus souvent en liberté définitive, ce qui procure un sentiment de puissance et d’impunité aux personnes libérées. Les autorités judiciaires sont donc interpellées afin que la liberté provisoire ne soit accordée pour des actes dont la gravité a été attestée comme crime économique et trafic de stupéfiants. L’histoire donne ainsi raison à la direction de la police nationale qui a réussi à dénicher certaines personnes à moralité douteuse qui, par des subterfuges, se sont faites recrutées dans le corps de la Police nationale pour s’adonner à leurs activités malsaines. Espérons que la loi sera appliquée dans toute sa rigueur pour cette ex-policière. Il y va de la crédibilité de la justice, et surtout qu’elle ne bénéficie pas d’une autre liberté provisoire et pouvoir commettre un autre drame.

17 janvier 2014
Pubié le 15 janvier 2014
Source : L'Evènement

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