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Gouvernance Wasoso : de la criminelle renaissance

Gouvernance Wasoso : de la criminelle renaissance La Renaissance a tout tué au Niger. Elle a tué l’école, elle a tué l’économie nationale, elle a tué le commerce, elle tué nos rêves, elle a tué l’administration, elle a tué nos espoirs, elle a tué nos grands projets structuraux, elle a tué la Santé, elle a tué nos entreprises. Pour avoir tant tué, la Renaissance se rend coupable de grands crimes. Tout est au rouge au point où les Nigériens doutent de leur pays, du moins de sa gouvernance chaotique par des prétendus socialistes qui naviguent à vue depuis des années sans jamais trouver leur vitesse de croisière. Nous sommes entre de mauvaises mains… C’est connu.

Les Camarades nigériens ont mal gouverné ; ils ont mal géré et la conséquence de cet amateurisme se faire durement sentir dans la population. La misère est là, dans tout les foyers, dans tous les manages où la vie s’est ralentie : même quand hier, forts des fortunes amassées dans le « Wassosso », dans les détournements, les trafics de tous ordres, l’on voit aujourd’hui le train de vie des nouveaux bourgeois se dégrader. La vache hier grasse, démesurément traite n’a plus de lait à donner. C’est le temps des sécheresses. Et ce n’est pas les travailleurs de la fonction publique qui diront le contraire, eux à qui une certaine rumeur avait fait croire que les salaires seront payés avant la fête et qui ont dû passer l’événement dans la grande précarité, se contentant su système D.

Et l’on ne peut penser qu’à ce travailleur qui n’avait rien laissé chez lui ce matin de la veille de la fête et qui s’en va prendre faction à la devanture de la banque où est domicilié son salaire, attendant vaine- ment la bonne information du virement des salaires, et ne comprenant pas qu’on ne paie alors qu’une rumeur folle aurait fait croire que les banques ont payé, il se bagarra avec des agents avant de comprendre que son problème du jour ne pouvait pas se régler là. Il alla prier et dormir dans une mosquée, peut-être pour être plus prêt de Dieu qui donne, et oublier sa mésaventure de ce long après-midi. Au réveil douloureux, alors qu’il faut repartir à la maison, les mains et les poches vides, un malheureux lui avait pris ses chaussures laissées à la porte de la mosquée où il s’est réfugié le temps d’un répit trouvé dans un sommeil furtif. Mais il avait la chance, quand même il ne lui restait que quelques 100f dans la poche alors qu’il venait d’un quartier lointain du centre ville où il se trouve, de ne pas aller à la maison les pieds nus, quelques charitables personnes, touchées par son malheur, durent lui prêter de vielles chaussures communément appelées « tapettes ». Comme quoi, un malheur ne vient jamais seul. Ce sont des jours comme celui-là que beaucoup de Nigériens vivent ces derniers temps ; rognés par le désespoir extrême quand la renaissance n’a plus de solutions pour leurs problèmes. Comme un peuple maudit, nous voilà scotchés à la misère, et comme dirait Gohu Michel dans un de leurs films de « Ma Famille », ″Misère-là, on dirait que c’est notre nom de famille », tant la poisse est avec nous sur tous les chemins.

Pouvait-il en être autrement quand le pays aujourd’hui, entre des mains malhabiles, est tombé en faillite ; croulant sous le poids de ses dettes démesurées, souvent irréfléchies, sous le poids de la spoliation de l’Etat par le gangstérisme d’Etat, les vols, les détournements, les trafics, les crimes économiques ?

La Renaissance est comptable de crimes économiques immenses…
On n’avait jamais vu cela. On se rappelle de cette affaire concoctée de 100 millions du fonds de presse sur la- quelle une certaine presse et hommes des politiques s’étaient agrippés pour démolir un autre, de l’affaire MEBA aussi qui ne peuvent pas avoir la dimension de ce qui se fait sous la gouvernance des socialistes pour qui le pouvoir n’est pas moins qu’une caverne d’Ali Baba. Et ils s’y sont engouffrés pour amasser or et argent, immeubles et prestiges de nouveaux bourgeois arrogants. C’est ainsi qu’au niveau central, l’on avait saccagé les ressources de l’Etat, comme cela a été fait au niveau déconcentré notamment dans les régions et les départements où de petits commis s’étaient aussi engraissés avec une telle voracité, que l’Etat lui, est aujourd’hui sur les carreaux. Les inspections d’Etat en donnent toute la mesure de cette vaste prédation qui a gravement appauvri un Niger que le socialisme a sucé jusqu’à la dernière goutte de sang. Les vampires socialistes ont ainsi fini par tuer le Niger menacé d’existence en tant qu’Etat quand il ne peut plus faire face à ses obligations régaliennes. On se souvient qu’à Dosso, il était arrivé que les sapeurs pompiers tant de la ville que de Birni, ne puissent pas intervenir pour combattre un incendie du marché parce qu’ils n’avaient plus d’essence pour aller au secours. Cette grave défaillance, montre que nous ne sommes pas en sécurité dans le pays. Et si cela devait arriver à l’armée aussi, de manquer de carburant ? Dieu nous en préserve. Pauvres socialistes ! La Renaissance a donc commis des crimes immenses. C’est une sortie du procureur de la République qui avait permis d’en mesurer toute l’ampleur. Devant la pile de dossiers que des inspections ont permis dresser, il annonçait ce jour là qu’il y a trop de malfrats tapis dans l’administration et que s’il fallait tout traiter, on n’aurait pas de place dans les maisons d’arrêt du Niger pour les prisonniers qui attendent, ce qui commanderait de construire de nouvelles prisons. C’est donc le système même qui était venu dire aux Nigériens, presque indirectement qu’Issoufou n’avait pas été aidé par ses collaborateurs, tous s’étant permis de s’enrichir le plus vite possible, engagés dans ce qui pourrait être le rallye de l’embourgeoisement accéléré des camarades. Et tant pis pour le pays.

Au bout de cinq années de gestion, ils ont mis le pays à terre. Ils l’ont ″tué″.
C’est l’interview exclusive de Dany Chaccour, PDG d’Africard (en contentieux avec le Niger) dans le n°469 du journal Le Courrier qui permet de se donner une idée de l’immensité des dégâts de la gestion de ceux qui voulaient montrer aux Nigériens qu’il y avait une autre façon de gouverner. Et on aura compris que c’était juste pour qu’eux puissent renaitre de vingt années de misère, de galère, de dèche et d’opposition difficile, dans la grande précarité, toute chose que ne pouvait pas se permettre l’ex-bourgeois Seini Oumarou, perdu aujourd’hui dans la savane, mangeant silencieusement, pensif certes, quand sa bergerie s’éparpille alors qu’il était occupé de repas que la renaissance lui a servi pour payer son si- lence. Forcément, comme les autres « soutiens », il répondra face à l’histoire de complicité dans ce qui a conduit le pays à la faillite. C’est leur choix. Ils l’assument. En effet, pour revenir aux crimes énumérés par Chaccour, on retiendra les conditions de l’achat du Mont Greboun, le cas de l’or de Samira (qui serait selon ses insinuations un autre vaste complot contre le Niger), les biens immobiliers de responsables politiques du régime en Europe, en Amérique, en Afrique. On avait déjà appris par certaines presses que des personnalités clés du régime se seraient procuré des appartements dans certains pays africains dont le Maroc (Marrakech), en Europe et en Amérique. Il précise même que certaines maisons, notamment en France, seraient au nom de filles d’acteurs de premiers rangs du régime. Est-ce à dire que ces hommes, une fois la mission accomplie, quand ils auront fini de se servir du Niger, changeront de pays ? Tant il est vrai que depuis plus de cinquante années, jamais l’on avait accusé des gouvernants, d’investir leurs fortunes dans d’autres pays, en l’occurrence, pour s’acheter des maisons luxueuses. La justice française qui semble courir derrière des biens mal acquis, est bien informée pour s’en saisir, du moins pour ce qui se trouve sur son territoire. C’est d’autant plus compromettant que certains ne sont que des ingénieurs déflatés, du moins au chômage depuis des années, ou des enseignants du secondaire qui étaient pauvres comme tout enseignant nigérien qui se respecte.

On n’oubliera pas dans le lot de scandales que trainent rageusement la Renaissance, la scabreuse affaire de l’Uraniumgate qui continue à faire des vagues et qui est loin de s’estomper. C’est un vaste mouvement de transaction mafieuse de quelques deux cents milliards qui frise le blanchiment. La société civile poursuit le dossier avec quelques autres affaire, soient près de quarante dossiers de scandales qui ne sont pas moins qu’un complot du socialisme contre le Niger et ses intérêts. L’on est en droit de se demander dans la gravité des crimes, quel avenir laissent les socialistes pour la jeunesse nigérienne ? Ces scandales immenses qui ne laissent aucune perspective pour le pays, montrent aussi que c’est notre avenir commun que tue la Renaissance criminelle. Comment ne pas le croire quand on considère cet endettement inconsidéré qui a permis à des hommes de s’enrichir outrageusement, quand le pays lui s’appauvrit tristement chaque jour davantage au point de faire désespérer tout un peuple qui se sent aujourd’hui trahi et condamné. Et c’est d’autant plus grave que l’on a l’impression que les Camarades ont acheté tous les Nigériens : personne ne bronche, du moins à la dimension des crimes si ce n’est ces acteurs de la société civile, encore debout quand les syndicats ont abdiqués, quand les partis politiques affichent un profil bas, y compris l’opposition qui a choisi, on ne sait pour quelle stratégie, la lutte du silence. Est-il compréhensible que le Niger, pays pauvre, contracte, et l’on ne sait par quel mécanisme, quelques 150 mille milliards dans le cadre du projet pétrolier qui n’a pourtant aucun impact sur la vie des Nigériens, ne serait-ce qu’à acheter à un prix abordable leur pétrole raffiné chez eux. 150 mille milliards, on aurait cru qu’on est dans un conte de fée, où le Niger serait carrément vendu à la Chine ! Quel vaste ravage pour l’avenir de nos enfants ! C’est un crime odieux et il va sans dire, que tôt ou tard, des gens payeront. Et pourtant, dans le pays, on ne voit que ce Gorou Banda inutile, et ces deux échangeurs qui n’ont aucun impact sur la qualité de la vie des Nigériens. Puis il y a ces autres 20 milliards pour le renforcement des capacités d’eau de la ville de Zinder qui n’ont pourtant pas permis de régler définitivement le problème d’eau de cette grande ville du pays. Il ne faut pas oublier les autres deux mille milliards d’Eximbank China. Peut-on aujourd’hui justifier l’usage de ces sommes faramineuses que rien ne permet de voir dans le pays qui se trouve aujourd’hui sous cale ? C’est un vaste ravage. L’image est semblable à celle de ce berger indélicat qui laisse son troupeau paitre dans le champ d’autrui pour détruire ses espoirs. C’est le crime dont se rend coupable la Renaissance. Et les socialistes ravageurs ne se sont pas limités à ces seuls dégâts. Il y a aussi des scandales financiers, cette autre histoire rocambolesque de l’avion-lit, le scandale Hima Aboubakar dit Petit Boubé et l’Américain Ara Dolarian, Wallgate, Samuelgate avec la corruption présumée dans l’octroi de permis miniers. Dans ce dernier dossier, la justice américaine s’en est saisie et l’on se demande si elle pourrait être amenée à demander l’extradition de certains responsables nigériens ? Il y en a qui retiennent leur souffle.

Il ne faut pas oublier que dans le pays, à travers les villes et les campagnes, les nouveaux riches, n’ont pas été modestes et partout, rivalisant d’extravagance, ils font pousser de tous les côtés, de grands immeubles qui narguent la misère quotidienne des Nigériens. Ce qui se fait aujourd’hui, surtout dans la capitale, n’a rien de comparable avec ce qui s’était fait à une époque à Koira Kano que la conférence nationale avait surmédiatisé pour discréditer le régime de l’époque. A Koubia, route de Goudel, Francophonie, Niamey 2000, centre- ville, des immeubles insolents sont en train de pousser de terre et l’on ne peut pas croire que le Niger est un pays pauvre. Le parquet a de quoi se trouver du métier car il est proprement scandaleux que d’aussi vastes crimes restent impunis dans un Etat de droit.

La Renaissance a saccagé le Niger. Elle a tout pris, jusqu’à nos espoirs. Que reste-t-il de ce pays ? Rien. Rien que… nos douleurs que l’on peut encore entendre dans les récriminations de la société civile qui se bat. Niger, Renaissance.

Une autre histoire de recolonisation… De vaste trahison aussi.

DJANGO

1er juillet 2017
Source : L'Actualité

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