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Victime de sa propre mal gouvernance Affolé, le gouvernement d’Issoufou veut taxer les morts !

Victime de sa propre mal gouvernance Affolé, le gouvernement d’Issoufou veut taxer les morts !Deux pour cent (2%), c’est ce que le gouvernement compte empocher dans l’héritage des enfants qui perdront leurs parents à compter du 1er janvier 2018. C’est tout simplement extraordinaire dans ce Niger où la population croule sous le poids pesant de la pauvreté et oùl’héritage constitue souvent sources de conflits entre ayantsdroit. C’est dans cette situation que le gouvernement veut aussi s’insérer parmi les ayants-droit légitimes. C’est à croire que ce régime est vraiment tombé sur la tête pour envisager une telle mesure dans un pays musulman comme le Niger. Mais il doit bien se préparer car en plus de la société civile qui l’attend de pied ferme, les marabouts sont aussi rentrés dans la danse. Selon le prédicateur Ismael Mohamed interrogé par nos confrères de la télévision Labari, il est « in concevable qu’un musulman ose s’opposer à la loi d’Allah (Soubhanahouwataala) ».

Allah a dit : « tout celui qui touche au bien de l’orphelin, il ne mange que le feu » poursuit le prédicateur qui espère que cette loi sera rejetée par les « 98% de musulmans qui composent l’Assemblée nationale. »

Au sein de l’opinion publique nationale, l’on voit la loi de finances 2018 comme une provocation du régime du Président Issoufou à l’égard des populations nigériennes. Comment vouloir soutirer le maximum de sous aux pauvres contribuables alors même qu’il (le régime) mène un train de vie extravagant, s’étonne-t-on. De même que l’enrichissement illicite des tenants du pouvoir crève les yeux des citoyens qui se demandent s’ils vivent dans le même pays que les princes aux commandes de l’État. D’une part, Issoufou Mahamadou ne veut pas toucher à l’insultant train de vie de l’État et de l’autre il veut anéantir le pouvoir d’achat des contribuables pour entretenir la camarilla de la Renaissance. Le choix est pourtant inévitable pour lui : choisir son pouvoir ou le peuple. C’est ce dernier qui lui a donné le pouvoir et donc peut le retirer tandis que le second lui permet de croire qu’il peut aller contre la volonté populaire en tout lieu et en toute circonstance. 

L’Assemblée nationale peut sauver la Renaissance. 

On sait que le président de la République n’est pas du genre à vouloir reculer une fois qu’il prend une décision. C’est le même qui a observé les fonctionnaires de l’État faire une grève de 54 jours alors qu’il était Premier ministre, chef du gouvernement. Il ne faut donc, naturellement, rien espérer de lui pour retirer le projet de budget transmis au parlement. Mais les députés de la majorité peuvent sauver son égo en prenant en compte les aspirations du peuple. Ce qui passe par la soustraction dudit projet de toutes les mesures impopulaires avant son adoption. L’Assemblée nationale détient ce pouvoir et c’est même une de ses missions. Mais encore faudra-t-il que le Président Issoufou ne fasse pas pression sur les élus en vue d’adopter la loi de finances en l’état. Dans ce cas de figure, le parlement l’aura aidé à s’attirer le courroux du peuple et ce sera le quitte ou double.

Que Dieu fasse qu’une once de sagesse visite nos autorités et nos élus afin que tous œuvrent à la préservation de la stabilité sociale et du bien-être des populations nigériennes qui ne demandent que ça.

Ibrahim A

26 octobre 2017 
Source : Le Monde d'Aujourd'hui

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