Gravement malade le président de la CENI, Maître Issaka Sounna secrètement « exfiltré » du Niger

d« Ne laisse pas les comportements des autres détruire ta paix intérieure » disait le Dalaï-lama. Et, témoin oculaire d’un comportement qui impose à tout patriote épris de paix et de justice, de le rendre public, je n’aurai de paix intérieure que lorsque je porte à la connaissance de mes compatriotes ce que, mes états de service m’a permis découvrir.

Puisque l’opposition politique et l’Assemblée nationale ont démissionné de leur rôle de contre-pouvoir, la presse indépendante mise à mal par une pression fiscale qui la déstabilise et l’empêche de mener à bien sa mission, je me fais le porte-voix occasionnel d’un peuple désabusé.

l vous souviendra qu’à l’issue du conseil des ministres du 16 mars 2018, le gouvernement du Niger avait annoncé en grande pompe qu’avec la mise en service de l’hôpital général de référence, aucun officiel nigérien ne sera plus évacué pour raison sanitaire tant le complexe hospitalier est à la pointe de la technologie moderne capable de concurrencer les grands hôpitaux du monde. Cette annonce, n’est en réalité, que de la poudre aux yeux, car elle n’aura duré que quelques mois.

Dans la nuit du 23 au 24 juillet 2018, le Président de la CENI, Me SOUNNA dont l’état de santé semble davantage se dégrader, a été évacué dans le plus grand secret vers Paris pour y être soigné. Cette décision est en effet, salutaire dès lors qu’elle participe de l’assistance à une personnalité malade, afin qu’elle puisse recouvrir sa santé. Je lui souhaitons au passage un prompt rétablissement.

Néanmoins, ce qui est ici à dénoncer c’est l’attitude du gouvernement nigérien qui n’est même pas capable de respecter ses propres décisions. Comment peut-on attendre d’un tel gouvernement le respect des engagements politiques ou des lois internes? Dans la suite de son annonce du 16 mars 2918, le gouvernement a mis en place une commission d’expert qui devait, lorsque la situation l’exige, se prononcer sur la nécessité ou non d’évacuation. Cette commission a été simplement contournée comme cela est de coutume dans notre administration. Que valent finalement les décisions politiques au Niger? Que nenni!

Cette situation est aussi inquiétante puisqu’elle interpelle les autorités de ce pays sur leur intention d’organiser des élections libres, sincères et transparentes. Sinon pourquoi cacher cette situation à l’opinion? N’est-ce pas là une anguille sous roche? Certes, l’absence des partis politiques de l’opposition dont le refus de siéger dénote de leur incapacité à peser d’un poids et désormais à s’exclure d’office des confidences politiques. Il y’a fort à craindre que cette situation ne puisse susciter chez les plus dubitatifs, une surenchère qui si elle venait à se produire, ne sera que l’œuvre d’un gouvernement qui n’a des yeux que pour l’élection présidentielle de 2021. Cette situation produite et imagine PR le gouvernement n’a pour mérite que de renforcer les arguments de ceux qui ont toujours vu à ces années de gouvernance, d’obscures années de socialisme.

Les nigériens épris de paix et de justice doivent demeurer en état d’alerte maximum pour que le processus entamé ne soit entaché de fraudes et de manigances.

Au président de la CENI à qui je souhaite un prompt rétablissement, je le conjure, comme il a su le faire par le passé, de ne pas trahir les aspirations du peuple, et de communiquer directement, sans barrière, sans intermédiaire et sincèrement avec les nigériens.
Yahouza ADO,  Web contributeur

12 août 2018

 

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