Idées et opinions

Gestion des incidents de sécurité et de sûreté : La nécessité des formations de masseUn message d’une ambassade occidentale à Niamey qui circule sur les réseaux sociaux dit qu’ « il n’est pas exclu que des groupes terroristes cherchent à profiter de cette période de fête pour commettre des actions violentes ». C’est le type normal de courrier qu’envoient les ambassades aux ressortissants de leurs pays et à leur groupe d’intérêt quand elles ont des renseignements à propos. Il est tout à fait normal de tenir informées et préparées les personnes dont on a la responsabilité dans un contexte aussi tendu que le nôtre actuellement. Si certaines localités du Sahel sont épargnées par les attaques des « terroristes », il demeure qu’aucun lieu n’est totalement à l’abri d’une tentative d’assaut. A cet effet, on est en droit de s’étonner du peu d’initiative des services publics compétents à former la population sur les comportements et attitudes appropriés en face d’événements violents comme ceux que des villes comme Bamako, Ouagadougou, Abidjan, Diffa, Ndjamena etc ont connu.

Il est devenu la norme que des ONG’s et autres institutions de coopération s’approprient des responsabilités de l’Etat, « aident » l’Etat (pour ne pas dire comblent le vide laissé par l’Etat), en délivrant (ou en contribuant à la délivrance) des services essentiels aux populations, avec satisfaction dans bien des cas ; au point où, certains services sont quasi totalement financés par des organisations et pays amis…le financement des points d’eau moderne, l’alphabétisation, la recherche, les infrastructures importantes, les secours d’urgence etc en sont des exemples. Ce n’est pas le cas pour la sécurité. La sécurité publique est une chasse gardée, un monopole de l’Etat, avec pour priorité la défense de l’intégrité de notre pays, la protection des personnes et des biens par les forces de défense et de sécurité. Ce ne sont pas des missions à déléguer, (sauf accord exceptionnel, normalement). Les Ministères publics en charge de la défense et en charge de la sécurité publique se concentrent donc essentiellement à protéger les frontières du Niger et des nigériens. Une immense mission qui mérite toutes les éloges et tous les honneurs. Il se trouve que la gestion de la sécurité a une autre dimension toute aussi essentielle : la réaction des civils avant, pendant et après l’incident. Malgré toutes les mesures de prévention, malgré les armes, les renseignements, les drones, etc, il arrive quand-même que l’incident arrive. Ce sont les exemples d’attaques de cibles civiles (en milieu rural surtout) comme militaires (en milieu urbain et semi-urbain surtout) que nous subissons de plus en plus. Dans la gestion de la sécurité, ce qui fait souvent la différence dans le bilan final, c’est le niveau de préparation de la population (réaction individuelle d’information d l’autorité, d’hibernation en cas de déclenchement des hostilités, d’adoption de profil bas, de mise à couvert, etc…) et des services de prise en charge (évacuation d’urgence, hôpitaux, personnel de santé, mobilisation de volontaires spécialisés etc).

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