Idées et opinions

Sami Youssoufou Le classement de notre pays au dernier rang de l'indice de développement humain par le PNUD émeut profondément les nigériens et le Gouvernement quand bien même il est clair que dans certaines mesures il y’a eu des avancées significatives.

Aussi, les politiques s’en sont-ils emparés pour éreinter encore le document cardinal de la politique du gouvernement qu’est le PDES.

Nous adorons dans ce pays, les polémiques irrationnelles et des débats stériles. Il suffit pourtant de jeter un petit coup d’œil sur le site PNUD-Niger où quasiment tous les agrégats sont à jour pour savoir les raisons de cette place non confortable.

Alors pourquoi s’exciter sur un indicateur qui ne nous apprend qu’une chose : l’évaluation du niveau de développement humain d’un pays en se fondant sur trois critères à savoir l'espérance de vie à la naissance, le revenu national brut par tête d’habitant et le niveau d'éducation.

Bien évidemment, les nigériens qui aspirent à un mieux-être en sont encore abasourdis de se découvrir pauvres, dernier des plus démunis du monde. De Baba Tandja qui nous annonçâmes sans nuance que "le difficile est le chemin" avec le Programme Spécial, au Président Mahamadou Issoufou qui nous a planté trois grands échangeurs pour nous dire "tenez voilà le développement". Voilà le PNUD, à nouveau qui revient pour nous dire que nous sommes pauvres comme Job. L’impact de cette annonce sur le classement du Niger fait très mal. Cette note est terrible pour notre morale quand bien même qu’elle est techniquement acceptable.

En effet, si dans certains pays du sud-est asiatique (Malaisie, Singapour) et les pays du BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, South-Africa) la démographie rythme avec la croissance économique et que par ailleurs ici chez nous cette dernière rythme avec pauvreté, c’est que quelque chose ne va pas.

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