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Idées et opinions

images/Amere-verites-Canard-Furie.jpg Le 17 décembre 2018, au soir, le Président Issoufou a donné à ses compatriotes toute la mesure d’apprécier les rapports véritables qu’il entretient avec le processus électoral. Pas uniquement les rapports qu’il entretient avec le processus électoral, mais aussi le rôle dans lequel il a choisi de se vautrer et le jeu malsain auquel les Nigériens et les observateurs vont assister durant les mois à venir. Pour le plus grand malheur du peuple nigérien qui risque de s’entredéchirer, peutêtre de s’entretuer. De façon audible et sans aucune gêne, le Président Issoufou s’est pratiquement félicité de la manière dont le processus électoral est conduit, une façon de donner maître Souna et à ses collègues, tous triés sur le volet, une prime d’encouragement à continuer et à parachever ce qu’ils ont entamé. Laissons-le plutôt parler, en personne : « C’est le lieu d’encourager les acteurs de la majorité, de l’opposition et des non affiliés, à poursuivre les échanges qu’ils ont entamés, dans un esprit de dialogue constructif, dans le cadre du Conseil national de dialogue politique. Les premiers résultats issus de leurs discussions sur le Code électoral et le fonctionnement du CNDP sont encourageants. Je veux croire que ces discussions augurent d’un apaisement au sein de la classe politique ? J’invite alors tous les acteurs à poursuivre ce dialogue inclusif dans l’intérêt du peuple nigérien ».

Ecoutons-le davantage pour mieux cerner la subtilité du langage, teinté de démagogie. « J’engage la Commission Electorale Nationale Indépendante à mettre tout le dispositif nécessaire en place pour que les différentes échéances soient tenues à temps et que ces consultations soient faites en toute transparence ».N’est-ce pas clair comme de l’eau de roche que le Président Issoufou invite à la poursuite, sans désemparer, d’un processus électoral dont le fondement, le code électoral, est plus que bancal et qui est conduit par une commission électorale dont l’écrasante majorité des membres porte des stigmates politiques aussi roses que le cœur de Mahamadou Issoufou ? Mais, écoutons jusqu’au bout le président de la République, chef suprême des armées, garant de l’unité nationale et du respect de la Constitution, pour mieux appréhender sa position et ses desseins : « J’engage le gouvernement à mettre tous les moyens nécessaires à la disposition de la CENI, afin que la tradition d’organisation d’élections pluralistes et libres que le monde entier nous reconnait soit, cette foisencore, observée au Niger. La confection d’un fichier biométrique, actuellement en cours, y contribuera certainement. La CENI a déjà engagé les audiences foraines en vue de délivrer aux citoyens les documents juridiques nécessaires pour leur inscription sur les listes électorales ainsi que le processus de recrutement de l’opérateur technique pour l’élaboration dudit fichier ».

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